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Commentaires Aout 2007 : Archive jusqu’au 14/août/2007

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Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le lundi 13 août 2007 – 22h09:

Gunther Guillaume et le conte des deux Levy

Par Paul Leslie

Dimanche 12 août 2007 à 21:41

Il est impossible de savoir si les liens d’amitié entre Tony Blair et le Lord Michael Levy – qui se sont développés depuis leur première rencontre en 1994, au cours d’une soirée mondaine où ils ont été tous les deux les invités du diplomate israélien Gideon Meir – ont fini par souffrir de façon durable des répercussions du « scandale des pairies » qui a défrayé la chronique médiatique ces derniers temps.

Ce sont des « services électoraux » que ce collecteur de fonds expérimenté, bienfaiteur de nombre d’œuvres caritatives juives et israéliennes (y compris l’organisation « Jewish Care », dont il est président, ou l’école « Jewish Free School » – JFS-) a rendu au parti de Tony Blair. Des services qui auraient contribué à le faire élire en 1997 ou l’avoir rendu pour la première fois très visible dans les médias.

Depuis son admission dans les plus hautes sphères politiques, la couverture médiatique consacrée à cet ancien imprésario et promoteur de la musique populaire (depuis les années 1960, jusqu’à la fin des années 1980), qui a eu parmi ses clients Alvin Stardust et Chris Rea et qui a fondé les sociétés de distribution musicale Magnet Records et de M & G Records, ne s’expliquait plus uniquement par son rôle de grand collecteur de fonds.

Aux activités destinées à persuader plusieurs hommes d’affaires de prêter leur appui au parti travailliste réformé «New Labour» – tout en déployant tous ses efforts pour faire dissiper les réserves susceptibles de décourager certains qui craignaient la persistance de tendances anti-capitalistes au sein de celui-ci – se sont ajoutées celles d’un «haut conseiller», qui allait exercer les fonctions non seulement de trésorier du parti de Tony Blair, mais également d’émissaire britannique au Moyen-Orient. (1)

Au cours de l’ascension du Lord Levy, fait baron en 1997, les polémiques se sont multipliées et exacerbées à son endroit. Si, comme dans le cas d’autres hommes et femmes dans la vie publique dont l’appartenance juive est bien connue, certains de ses détracteurs s’inspirent sans doute de préjugés antisémites – y compris au sujet d’une «double allégeance» supposée – cela n’infirme pas forcément toutes les critiques formulées à son égard.

Le 20 juillet 2007, au motif qu’il manque des preuves suffisantes pour que les personnes inculpées soient condamnées, une décision a été prise en haut lieu de renoncer aux poursuites liées à l’enquête entreprise sur des allégations selon lesquelles des sièges à la Chambre des Lords ou d’autres distinctions honorifiques auraient été attribués par des hauts responsables travaillistes en échange de contributions financières versées au Parti travailliste.

La décision de renoncer aux poursuites qui permet au Lord Levy de se déclarer innocent au regard des dispositions pénales des lois Honours (Prevention of Abuses), Act 1925 et Political Parties, Elections and Referendums Act 2000, ne signifie cependant pas que ce dernier n’a pas été impliqué dans certains abus politiques – ni plus ni moins, du reste, que d’autres «copains» de Tony Blair et de son équipe. Qui plus est, la loi Life Peerages Act 1958 qui prévoit la création de pairies à vie, sur la proposition du premier ministre – lesquelles permettent à leurs titulaires de siéger et de voter à la Chambre – prête à des abus non négligeables.

Ces abus risquent de réduire sérieusement les possibilités de faire amender, ou de faire retirer, les propositions de loi nuisibles aux cas où il n’y a pas moyen de décourager un pouvoir exécutif aux tendances autoritaires, trop souvent en mesure de pouvoir compter sur une majorité de députés dociles, de chercher à les faire adopter. La reine anglaise se sentant, en pratique, toujours obligée par les usages «constitutionnels» d’accepter les propositions du Premier ministre, Tony Blair détiendrait le record du nombre de pairies créées à des fins partisanes.

En ce qui concerne les services d’émissaires britanniques au Moyen-Orient, réels ou supposés, rendus au gouvernement de Tony Blair par le baron Levy jusqu’à la fin du mandat de celui-ci, comment nier qu’une question de conflit d’intérêts réels se pose? Son fils Daniel, conseiller politique de Yossi Beilin, ne joue-t-il pas un rôle de premier plan comme négociateur aux pourparlers israélo-arabes qui se déroulent dans le cadre des accords d’Oslo – c’est-à-dire, ceux d’Oslo B et de Taba – ou bien comme un des artisans principaux des «accords de Genève»? En effet, cette situation renferme une contradiction ironique dont certains des adversaires du Lord Levy sont probablement loin de s’en douter.

Contrairement à ce que certains peuvent s’imaginer, au lieu de promouvoir les intérêts vitaux d’Israël au détriment de ceux de la Grande-Bretagne, Daniel Levy ne cesse de se livrer à des initiatives dont les conséquences logiques, en cas d’aboutissement de celles-ci, nuiraient sérieusement à la sécurité existentielle des Israéliens.

Il n’a pas suffi à cet imposteur du prétendu «camp de la paix» d’avoir consenti, en sa qualité de négociateur, de nombreuses concessions unilatérales au nom des citoyens de l’Etat hébreu – de concert avec ses collègues – tout en fermant les yeux sur les violations commises par les « partenaires de la paix» palestiniens, jusqu’à en devenir complice.

En sa qualité de conseiller politique de Yossi Beilin, il s’est assuré la collaboration de bon nombre des hommes et femmes politiques les moins pro-israéliens de l’Europe – y compris d’anciens ou actuels ministres d’Affaires étrangères Dominique de Villepin (France), Louis Michel (Belgique), Micheline Calmy-Rey (Suisse), Igor Ivanov (Russe) – pour préparer le terrain de l’éventuelle imposition d’accords, jusqu’ici non officiels, dont l’application des dispositions finirait par mettre tous les Israéliens en péril mortel.

Traitant d’agresseur l’État hébreu qui, sans cesse ciblé par des attaques meurtrières, continue d’assurer sa survie contre les tentatives d’une partie du monde musulman de le faire anéantir, les rédacteurs desdits «accords» lui imposent (Article 15) la libération inconditionnelle de «tous les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans le cadre du conflit israélo-palestinien» – quels que soient les crimes qu’ils ont commis.

Se gardant de mentionner tous les réfugiés juifs engendrés par le conflit israélo-arabe, tous les Juifs originaires des pays arabes obligés de se sauver, les «accords» exigent (Article 7) le paiement d’«indemnités» compensant uniquement les réfugiés et les descendants de réfugiés palestiniens, réels et supposés, «de leur état de réfugiés et de la perte de propriété», tout en reconnaissant «aux États qui ont accueilli les réfugiés palestiniens le droit à une rémunération».
Donnant une valeur légale au prétendu «droit au retour» – dont la réalisation est destinée à amener le suicide démographique d’Israël – tout en prétendant reconnaître la souveraineté de cet état en matière d’immigration, les rédacteurs desdits «accords» veulent contraindre Israël à procéder à la cession absolue et inconditionnelle de tous les territoires dits palestiniens, tout en liant les mains des soldats des forces de défense israéliennes. Selon les Articles 3 et 5, il sera interdit aux forces de Tsahal de pénétrer dans les territoires palestiniens pour contre-attaquer si des opérations terroristes sont lancées depuis ces territoires, quelle que soit la mesure dans laquelle elles menacent la survie des Israéliens.

Voyant ainsi s’imposer des limites à ses droits d’autodéfense que nulle autre nation ne serait tenue de supporter, Israël devra se soumettre à l’autorité du Groupe d’Application et de Vérification (GAV) – établi «en vue de faciliter, d’aider, de garantir et contrôler la mise en œuvre de cet Accord et de résoudre des conflits le concernant» et comprenant «les États-Unis, la Fédération de Russie, l’UE, l’ONU, et autres parties régionales et internationales à convenir par les Parties».

À l’heure actuelle, Daniel Levy est très actif à la fois comme un des «penseurs» de la « Century Foundation », groupe de réflexion établi en 1919 aux Etats-Unis, et comme membre d’un «lobby juif» soi-disant «progressiste», «en faveur de la paix». Certains amis de l’Etat hébreu craignent qu’avec l’appui financier de personnalités comme le milliardaire George Soros, le «lobby» de Levy et ses compagnons de route risque d’affaiblir les organisations pro-israéliennes soutenues par la plupart des Juifs américains.

Dans son travail de sape, le fils du Lord Levy n’hésite pas à se faire l’écho de certaines insinuations antisémites plus ou moins subtiles et, par exemple, à accuser le «lobby juif» officiel de se livrer à une intimidation systématique des «dissidents» et des critiques d’Israël.

Selon certaines sources, il est possible que le fils du Lord Levy prodigue ses conseils sur les affaires proche-orientales au successeur de Tony Blair. Et il convient ici de souligner par exemple que ce grand «spécialiste» juge nécessaire la fin de l’exclusion de représentants du Hamas.

L’histoire de l’ascension de Lord Levy n’est pas unique. Au sein du Parti social-démocrate de la République Démocratique d’Allemagne, Günter Guillaume (1927 – 1995), agent de la Stasi (Staatspolizei), police secrète de l’Allemagne orientale – dont il émigra en 1956 – parvint à se faire admettre dans le cercle intime qui entourait le chancelier Willy Brandt, chef d’État de 1969 à 1974 – dont il devint un des conseillers. Démasqué et condamné en 1974 pour des actes d’espionnage, il ne fut jamais en mesure de porter atteinte à la sécurité existentielle de son pays d’adoption, malgré les dégâts provoques par ses manipulations, à la différence de certains hauts fonctionnaires, députés et ministres israéliens, aveuglés ou fanatisés par leurs préjugés et/ou leurs haines idéologiques. Même si, autant qu’on sache, il n’y a pas de Günter Guillaume israélien, il est légitime de demander s’il existe suffisamment de mesures législatives pour mettre les ennemis intérieurs d’Israël hors d’état de nuire.

Les défenseurs de l’Etat hébreu devraient penser sérieusement à déployer tous leurs efforts pour faire adopter des mesures analogues à celle qu’évoque Michel Gurfinkiel dans son article excellent, «La falsification de Genève», paru le 8 décembre 2003 (voir http://www.desinfos.com/article.php?id_article=672)

« Faut-il rappeler à l’excellent M. Powell et à ses conseillers, que la loi de leur pays, les Etats-Unis d’Amérique, assimile depuis 1799 à la haute trahison toute négociation menée par une personne privée en lieu et place du gouvernement, ce qui est exactement, par rapport à Israël, le cas de Beilin» (2).

(1) Voir à ce propos l’article très lucide de Caroline Glick, «Le talon d’Achille du monde libre», paru dans le Jerusalem Post du 14 septembre et la Jewish World Review du16 septembre 2006: «Le Premier Ministre britannique Tony Blair est le meilleur ami d’Israël en Europe. Et ce n’est pas un très bon ami.» – http://www.desinfos.com/article.php?id_article=5719, adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l’IHC. (2) Pendant longtemps, en effet, Beilin a été un des salariés de l’Union Européenne, qui a accordé des fonds non négligeables à la Economic Cooperation Foundation, organisation fondée vers la fin de 1990 par lui et par le docteur Yair Hirschfeld. Pendant les «négociations» qui ont abouti aux «accords» de Genève, L’UE a couvert ses frais de voyage.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Bekhor (Bekhor) le lundi 13 août 2007 – 19h54:

email Kif a zapper l’HARISSA,
est ce qu’il a les hémorroïdes?

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Michka (Michka) le lundi 13 août 2007 – 17h10:

Je ne sais pas qui nous envoie tous ces « Kifs » mais je n’ai pas pu résister à lier le texte à l’image.
Quatre photos différentes furent utilisées pour permettre ce résultat.
Pas mal non?

Monsieur « Email-Kif », la prochaine fois mettez-nous vos images.

thon

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Victor (Victor) le lundi 13 août 2007 – 16h22:

La mémoire partisane du Président

Le refus de la repentance a pour objectif d’entraver le travail des historiens et de réunifier la droite.

Par Catherine Coquery-Vidrovitch, Gilles Manceron et Benjamin Stora, historiens.

QUOTIDIEN : lundi 13 août 2007

On a vu apparaître, lors de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, le thème du «refus de la repentance». Cette notion utilisée aussi sous la plume de quelques auteurs d’essais historiques polémiques, sans dire qui seraient précisément les «repentants» ni citer leurs écrits, renvoie principalement à la question de l’histoire coloniale, mais aussi à d’autres épisodes du passé, en particulier la période de Vichy et celle de l’Ancien Régime.

Etait visé d’abord le tournant qui s’est produit depuis le milieu des années 70 dans l’historiographie de la France sous l’Occupation depuis la France de Vichy de Robert Paxton et qui a abouti, vingt ans plus tard, à la déclaration du président Chirac de juillet 1995 sur les complicités de l’Etat français avec l’occupant. Nicolas Sarkozy l’a suggéré quand il s’est référé à cette période, dans sa manière de passer sous silence dans ses discours toute complicité de Français avec l’occupant : quand il a évoqué Guy Môquet sans aucune allusion au fait que ce sont des policiers français qui l’ont arrêté en octobre 1940 et des autorités tout aussi françaises qui l’ont livré comme otage à Châteaubriant au peloton d’exécution des nazis ; quand il a évoqué le sort de Léon Blum et de Georges Mandel en ne nommant que la Gestapo, sans parler des responsabilités de la milice et de Vichy.

Plus explicites encore ont été certains de ses soutiens. Tel Max Gallo, qui a été plus clair dans la critique du discours de Chirac en lui reprochant l’emploi des mots la «France a accompli l’irréparable» dans la phrase où il reconnaissait que des Français avaient, hélas, prêté main-forte aux déportations de Juifs depuis notre pays ; reproche injuste à un discours historique si on prête attention à la phrase suivante où Chirac rendait hommage à une autre France, celle de la Résistance. Ou telle Simone Veil, qui, au moment de l’hommage aux «justes» au Panthéon de janvier 2007, a revendiqué le fait de s’être toujours opposée à la diffusion du film le Chagrin et la Pitié à la télévision, présentant comme deux actes contradictoires le fait de rendre un tel hommage et celui de dire que des Français sous l’Occupation avaient sombré dans le déshonneur.

Etrange vision de ce passé que de penser qu’il n’y aurait que deux manières de le décrire : soit tout en noir, soit tout en blanc. Les historiens qui n’ont de cesse d’en analyser la complexité ne peuvent y souscrire, du moins ceux qui s’efforcent de se préserver des instrumentalisations politiques de l’histoire. Le choix du président de la République de ne faire aucune déclaration officielle lors de l’anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv qui a suivi son élection et d’en charger son Premier ministre – qui a, certes, rendu hommage au Chirac de 1995, mais aussi réduit l’antisémitisme de Vichy à sa soumission aux nazis -, ne constitue pas vraiment un démenti. D’autant que l’on voit Brice Hortefeux déplorer ( Libération du 27 juillet) que la «mémoire des morts pour la France passe aujourd’hui après la promotion de ceux qu’on présente comme morts à cause d’elle».

Un tel positionnement était d’évidence dicté par un objectif bien actuel, non-historien mais politique : celui de revenir sur la cassure profonde de la droite française entre pétainisme et gaullisme qui s’est produite alors et de chercher à dépasser les blessures qu’elle a laissées jusqu’à aujourd’hui. Pour faire l’union de ce que René Rémond appelait les «trois droites» et dont il discernait la permanence : la droite bonapartiste, la droite orléaniste et la droite légitimiste, dont les antagonismes ont été entretenus par les épisodes de Vichy et de la guerre d’Algérie.

C’est pourquoi le discours sur la «repentance» s’est aussi appliqué à ce moment plus ancien de notre histoire qu’est l’Ancien Régime. La droite la plus conservatrice avait naguère coutume d’exalter l’œuvre des «quarante rois qui ont fait la France» et de réduire la Révolution française à la guillotine et à la Terreur. Longtemps incarné par l’Action française, ce courant s’est maintenu dans le villiérisme et une partie du Front national. Mais, dès lors qu’il devient de plus en plus difficile de glorifier la monarchie absolue, il a fallu trouver un biais : accuser ceux qui font de la Révolution française un moment fondateur de notre modernité de nier une partie de l’histoire de France. Celle-ci est présentée comme une totalité insécable, ce qui permet d’assimiler implicitement les valeurs de l’Ancien Régime à celles qui ont fondé la République.

Ainsi, dans le discours de Nicolas Sarkozy à Poitiers, le 26 janvier : la «gauche qui proclame que l’Ancien Régime ce n’est pas la France, que les croisades ce n’est pas la France, que la chrétienté ce n’est pas la France, que la droite ce n’est pas la France, cette gauche-là je l’ai accusée, je l’accuse de nouveau de communautarisme historique». Personne n’est cité, car on chercherait en vain un illuminé pour lequel la France n’aurait commencé à exister qu’en 1789, ou pour qui le Moyen Age ne ferait pas partie de notre histoire. Difficile, par exemple, d’attribuer une telle ineptie au brillant biographe de Saint Louis Jacques Le Goff, qui, en l’occurrence, a personnellement argumenté pour soutenir Ségolène Royal. Mais qu’importe, la référence aux croisades et à la chrétienté permet un discret rappel du discours clérical d’antan dénonçant les républicains athées et leur «école sans Dieu» et prônant l’alliance du trône et de l’autel. On invente un ennemi imaginaire pour faire passer un message politique utilitaire pour le présent.

Surtout, le thème vise à refuser un quelconque regard critique sur la colonisation. Pour rallier la fraction de l’électorat la plus nostalgique de l’Empire, souvent proche de l’extrême droite, le futur président de la République a laissé poindre une relance de l’éloge de la «colonisation positive» que voulait imposer, avec les résultats que l’on sait, l’article 4 de la loi du 23 février 2005. A la question du passé colonial sont ainsi sans cesse associées celles de l’immigration et de la «haine de soi». La nation devient un bloc insécable à défendre globalement au lieu d’être une nation dotée d’une histoire, où certains ont joué un rôle dont on peut être légitimement fier, et où, comme dans toute autre nation, d’autres ont pu apparaître plus discutables. Mais le seul fait d’évoquer cette réalité devient la volonté de dénigrer la France elle-même, posée comme un tout indivisible.

C’est lors des discours prononcés dans le sud de la France, à Toulon et surtout à Nice, que le candidat président a été le plus loin dans le thème de la réhabilitation diffuse de la colonisation, associé aux propos les plus durs sur l’immigration. A Toulon, le 7 février, après être revenu sur ceux qui «répudient l’histoire de France» et «dénigrent la nation», il a développé une réhabilitation de la colonisation d’autant plus subtile que simultanément démentie, puisqu’elle «ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation». Certes, courage et bonnes intentions animaient incontestablement de nombreux colons. On avait forgé à l’époque soviétique le concept de culpabilité collective qui permettait de stigmatiser et de punir des peuples coupables en les associant à des idéologies ; il s’agit cette fois d’un concept de «générosité collective». Il permet de qualifier avec indulgence un processus historique, la colonisation, sur lequel les historiens n’ont pas à porter de jugement moral. C’est l’examen des faits qui les conduit à constater (et à expliquer) une contradiction certaine avec les principes de liberté, d’égalité et du droit des peuples à l’indépendance auxquels l’Europe du XIXe siècle eut pourtant tendance à adhérer par ailleurs. Nicolas Sarkozy a même annoncé, le 31 mars, une décision qui consacre le refus de la repentance : la «création rapide d’une Fondation pour la mémoire sur la guerre d’Algérie», dans laquelle les associations de rapatriés auraient «toute leur place». Ce qui reviendrait à mettre en œuvre une mesure qui faisait partie de la loi du 23 février 2005 (article 3), que le président Chirac avait eu la sagesse de «geler», qui créerait une fondation échappant aux historiens pour être placée sous l’influence de lobbies mémoriels «algérianistes». Or, une fondation vouée à «l’œuvre positive» de la colonisation et à «l’antirepentance» n’a rien à voir avec l’histoire. Pas davantage qu’un Mémorial de l’Algérie française tel que celui annoncé à Perpignan. Le rôle des historiens n’est ni de prôner une quelconque repentance ni d’emboucher les trompettes de l’antirepentance en faisant écho à la vision du passé de certains témoins. C’est de prendre en compte toutes les mémoires et les mettre à l’épreuve de la recherche pour travailler patiemment à l’écriture d’une histoire, qui est, par nature, transnationale.

A l’opposé du travail historique, le discours de l’antirepentance entretient les guerres de mémoires. Il répond à des objectifs politiques, non seulement pour faire l’union des droites mais aussi pour gêner une gauche française qui, depuis sa coupure lors de la guerre d’Algérie, n’a jamais vraiment clarifié son discours sur la question coloniale. Exposé de manière beaucoup plus subtile, il s’apparente au discours contre «l’anti-France» tel qu’il a pu prendre pour cible, durant la guerre d’Algérie, les adversaires de la torture pratiquée par l’armée française et les partisans de l’indépendance algérienne ; ou encore au discours actuel des nationalistes turcs qui accusent les partisans de la reconnaissance du génocide arménien de tenir un discours «antinational».

En définitive, les «repentants» sont, pour l’essentiel, une nébuleuse fantasmée, et l’antirepentance a pour objectif, en matière d’histoire coloniale d’entraver l’évolution de l’historiographie scientifique sur cette page de notre passé. Le mot repentance fait écran. La seule demande réelle exprimée fortement dans notre société ces dernières années, en particulier depuis l’affaire Aussaresses et les réactions à l’article de la loi du 23 février 2005 n’est pas la repentance, mais bien la reconnaissance. C’est affaire non de morale, mais de savoir. Telle est la condition d’un véritable apaisement, aussi bien pour la société française, qui ne cesse de se diversifier, que, comme l’ont montré les réactions critiques de la presse africaine aux propos tenus le 26 juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, pour les relations futures entre la France et les pays qui ont été autrefois ses colonies.

http://www.liberation.fr/rebonds/271965.FR.php
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Lustiger, le converti permanent

Le cardinal a porté l’idéal millénaire du christianisme : amener les juifs à reconnaître la Nouvelle Alliance.

Par Daniel Sibony, écrivain, psychanalyste.

QUOTIDIEN : lundi 13 août 2007

Le trait singulier du cardinal Lustiger, c’est qu’étant juif et s’étant converti au christianisme (deux choses banales ou sans éclat particulier), il a dû maintenir toute sa vie qu’il était juif alors que le passage au christianisme, en principe, est fait pour dépasser ou accomplir l’être juif. En tout cas pas pour le maintenir. Et lui a dû le maintenir parce que sa mère, gazée comme juive à Auschwitz, l’a comme rappelé à ses origines, d’un rappel radical mais voué à rester formel.

Car de fait, toute sa vie, toute l’énergie de son action fut orientée vers la foi catholique, à propager le plus possible. Pour le reste, il a fait son travail d’homme d’Eglise actif et militant pour sa religion. Apparemment c’est assez rare pour paraître exceptionnel.

En revanche, ce qui est exceptionnel, c’est cette conjonction des deux traits, juif et catholique qui lui fut imposé par l’événement ; imposé par le destin de sa mère et en un sens celui de son peuple ; indépendamment de sa volonté.

Conjonction certes bizarre : «être catholique», cela contredit radicalement «être juif». «Jésus notre Dieu» n’est pas recevable par un juif religieux pas plus que par un juif athée.

Mais cette conjonction bizarre, il a su s’en servir, l’incarner, car elle correspond à un montage théorique presque idéal : porter en soi un juif qu’on ne cesse de convertir au catholique qu’on est devenu, un juif qui ne demande qu’à passer chrétien et qui y passe toute sa vie, voilà ce qui ne pouvait que séduire le subtil Jean-Paul II. Il a bien vu en Lustiger un symbole vivant et prolongé de quelque chose où l’Eglise de tout temps a cherché sa validation : l’instant fatidique où le juif comprend enfin que sa religion, certes originelle, s’achève et s’accomplit dans la suivante. Ici, cet instant précieux a duré ici toute une vie. Il s’est incarné dans un homme vif et actif, qui a ainsi porté l’idéal millénaire du christianisme : ramener les juifs qui se cramponnent à la vieille Alliance, les amener à reconnaître la Nouvelle, la Bonne Nouvelle. Et prouver par là même la valeur de celle-ci, a fortiori.

Avec Lustiger, l’Eglise pouvait obtenir en douceur ce qu’elle a au cours des siècles recherché par la force ou la pression. Avoir en soi un juif qui n’est là que pour dire : «Je suis juif», un juif inerte comme tel, puisque rien de la transmission juive ne s’imposait dans le discours de Lustiger, mais un juif qui sert à doper le chrétien par une conversion permanente, et de ce fait même inachevée — voilà le trait unique.

C’est cela même qui est rappelé par le rite funéraire qu’a souhaité le cardinal : que l’on dise sur lui le kaddish, prière juive qu’on prononce entre autres pour les morts, mais qu’on la dise à l’entrée de l’Eglise, pas à l’intérieur. Dedans, ce sera le rite catholique, celui de l’accomplissement, de l’aboutissement. Il est vrai qu’à l’intérieur, le Notre-Père qui sera dit est un dérivé du kaddish, et les psaumes qui seront chantés furent écrits en hébreu. Mais c’est une longue histoire.

Il est vrai aussi que faire entendre le kaddish dans sa langue originale, devant Notre-Dame, sur la grande place, c’est très fort : ce kaddish qui ne dit rien de la mort, qui se contente de glorifier le Nom de l’être, de l’être non pas comme Etre suprême, mais comme fonction d’être. Qui fait exister ce-qui-existe.

C’est d’autant plus fort qu’en un sens, le cardinal ne pouvait faire autrement que de le demander, puisqu’il était… juif ; et que ce kaddish, sa mère gazée n’y a pas eu droit au moment de sa mort. Pas plus que la famille de son père et des millions d’autres.

Dernier ouvrage paru : Lectures bibliques, aux éditions Odile Jacob. A paraître en septembre : L’Enjeu d’exister. Analyse des thérapies, aux éditions du Seuil.

http://www.liberation.fr/rebonds/271963.FR.php
© Libération

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Bazooka (Bazooka) le lundi 13 août 2007 – 15h57:

A propos de La Cote:

Festival de Ramatuelle: Boujenah aux commandes

L’acteur et realisateur Michel Boujenah sera le nouveau directeur artistique du festival de Ramatuelle.

C’est ce qu’a annonce dimanche soir sa presidente, Jacqueline Franjou, lors de la soiree de cloture de la 23eme edition de cette manifestation theatrale.

Mme Franjou, qui a cofonde ce festival avec Jean-Claude Brialy recemment disparu, a précise qu’elle avait decide d’elargir le conseil d’administration du festival a de nouveaux partenaires.

Parmi eux, on citera Marie-France Mignal, Francis Perrin et Laurent Gerra.

France2.fr

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Moshébé (Moshébé) le lundi 13 août 2007 – 14h31:

Mon cher Braham,
Nice et la côte d’azur ont changé depuis vingt ans.
C’est réellement une région exceptionnelle et peut être reviendrez vous un jour prochain.
Je serai heureux de vous servir de guide et de passer un excellent moment avec vous.
Sinon, dans quelques semaines, je reviendrai en région parisienne, si D… veut et si c’est aussi votre cas, on pourrait se retrouver autour d’un bel apéro pour lier connaissance; si cette idée vous agrée.
A bientôt j’espère et merci encore.
Un bonjour à tous les amis.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le lundi 13 août 2007 – 11h49:

Hécatombe sur les routes
2007-08-12 17:40:00

Réunion d’urgence du département de police responsable de la sécurité routière dimanche suite à un nombre inquiétant d’accidents de la route ce week-end.

Les membres du département ont ainsi décidé d’augmenter le nombre de patrouilles de police pendant la nuit et les week-end.
La police augmentera particulièrement les contrôles des conducteurs de poids lourds et renforcera les vérifications des permis de conduire.
Les personnes dont les permis ont été révoqués seront arrêtées et resteront en détention provisoire jusqu’à la fin des procédures légales.

Au total, 14 personnes ont été tuées sur les routes ce week-end.

Le dernier accident, qui a poussé les membres du département de police routière à cette réunion d’urgence, s’est produit samedi.
Un conducteur de poids lourds a heurté un véhicule par l’arrière, tuant un homme de 45 ans et sa fille de 5 ans et blessant gravement sa femme (39 ans) et son fils (6 ans).

Le conducteur du camion, âgé de 55 ans, habitant de Jérusalem est, nie toute responsabilité dans l’accident, affirmant que la voiture n’a pas freiné à temps.

Il en était à sa 191 infraction du code de la route.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le lundi 13 août 2007 – 11h46:

Sderot proteste
2007-08-12 15:30:00

Les habitants de Sdérot reprochent au gouvernement d’employer des effectifs de police restreints, insuffisants pour palier aux attaques de roquettes Qassams qui s’abattent sans cesse sur le Negev occidental.

Il s’agit selon eux d’une véritable  »guerre de l’usure ».

Ce matin encore, trois roquettes Qassam tirées du nord de la Bande de Gaza se sont abattues sur Sdérot sans faire heureusement ni blessés ni dégâts.

Depuis plus de six ans les habitants de Sdérot subissent des pluies de roquettes et d’obus de mortiers.

Ils ont invité le gouvernement à renforcer la mobilisation des forces de défense dans le secteur, et à apporter une solution rapide aux tirs de roquettes.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le lundi 13 août 2007 – 00h19:

Le travail sans fin de Raul Hilberg

Par David Bronner

Jeudi 9 août 2007 à 12:10

L’historien et politologue américain Raul Hilberg est mort samedi 4 août, à l’âge de 81 ans. L’annonce de sa disparition a été faite quelques jours plus tard par l’Université du Vermont où le plus grand spécialiste de l’extermination des Juifs d’Europe a fait carrière de 1956 à 1991. L’auteur de la célèbre « Destruction des Juifs d’Europe » avait consacré sa vie à l’étude de la Shoah à laquelle il avait échappé en fuyant son Autriche natale en 1938, après l’annexion du pays par l’Allemagne nazie.

Après un bref séjour à Cuba, Raul Hilberg arrive seul aux Etats-Unis en 1939. Il a treize ans. En 1944, il est de retour en Europe, sous l’uniforme de l’armée américaine. Au procès de Nuremberg, Raul Hilberg assiste aux interrogatoires des Allemands arrêtés pour crime de guerre et crime contre l’humanité. En 1948, il entreprend des études de sciences politiques à l’université de Brooklyn et de droit à Columbia. Il entame alors des recherches sur le génocide des Juifs d’Europe. Il y consacrera sa vie. « Après la fin des procès de Nuremberg, et la désignation de quelques coupables, plus personne ne voulait en parler. Mais j’avais le désir de savoir ce qu’il s’était passé », racontait-il.

En 1952, il devient membre du «War Documentation Project» et de « l’United States Holocaust Memorial Council ». Ce poste lui donne accès aux archives du Troisième Reich saisies par l’armée américaine. En 1955, il soutient sa thèse, «La destruction des Juifs d’Europe», rédigée sous la direction de Franz Neumann. Il éprouve de grandes difficultés à la faire publier. L’arrestation d’Adolf Eichmann, en 1960, et l’ouverture de son procès suscitent un regain d’intérêt qui permet finalement la publication de l’ouvrage. Un ouvrage qu’il ne cessa de compléter jusqu’aux années 2000.

Professeur de relations internationales à l’Université de Burlington, dans le Vermont où il fera toute sa carrière, il y fonde notamment le « Programme d’études sur l’Holocauste ». La destruction des Juifs devient pour la première fois une matière à part entière dans le monde universitaire.

Raul Hilberg a décrit la destruction des Juifs, terme qu’il préfère à celui d’Holocauste (« sacrifice »), comme un processus de mise à mort rationalisé. Il est le premier historien à avoir observé et étudié la rationalisation de la mort et l’échelle industrielle et planifiée de l’entreprise nazie. Hilberg rompt donc avec l’historiographie dominante de la Shoah, qui insistait sur les témoignages des héros de la guerre et le souvenir de ses victimes mortes dans l’indifférence du monde.

L’œuvre de Hilberg est froide, elle restitue une authenticité troublante. Elle invite le lecteur à un voyage au cœur du mal. Ecrite avec un style remarquable, « La destruction des Juifs d’Europe » montre à la fois l’absurdité de la haine et son implacable transformation, grâce à des procédures administratives scrupuleusement respectées voire anticipées. La destruction des Juifs d’Europe n’aurait pu s’accomplir sans une bureaucratie de la mort typiquement allemande.

Hilberg dérange aussi parce qu’il montre la faiblesse des résistances au processus génocidaire ; il développe le concept de collaboration passive, qui existe dans la société allemande et dans l’ensemble des pays qui subissent le joug nazi, et souvent collaborateurs.

Les Allemands n’auraient pu «réussir» leur dessein sans la complicité des « témoins » dont il décrit et analyse le rôle et l’importance dans un autre ouvrage majeur qu’il publie en France en 1994, « Exécuteurs, victimes, témoins. La catastrophe juive ».

« Catastrophe » est la traduction du mot hébraïque Shoah, qui est aussi le titre du film de Claude Lanzmann. Le réalisateur montre l’importance et le rôle du « témoin » dans le processus de banalisation de la haine et d’isolement des Juifs, qui conduit à leur extermination. Les témoins par leur collaboration, passive et active, ont permis que se réalise le processus d’extermination des Juifs. Et c’est aussi en cela que leur disparition est une catastrophe.

S’il décrit les nombreux actes de résistance accomplis ou tentés par les Juifs condamnés à mort, il note également que la communauté juive a souvent été «paralysée» par le processus même d’élimination, la déportation massive ou la « ghettoïsation », voire l’extermination immédiate par les « Einzatsgrüppen ».

Sans surprise, le monde universitaire, israélien en particulier, ne réserve pas un accueil favorable à son œuvre. Les presses de Yad Vashem, à Jérusalem, refusèrent de le publier au motif que 1’ouvrage se fonde presque exclusivement sur l’autorité des sources allemandes ; des réserves sont également émises sur le traitement qu’il propose quant à l’évolution de la résistance juive pendant l’occupation nazie.

En 1963, « Eichmann à Jérusalem », le livre du procès d’un des « artisans » de la Solution Finale, fait scandale. L’auteur, Hannah Arendt, évoque la passivité ou de la non-résistance des Juifs face à leur propre extermination. La philosophe invoque pour se défendre les travaux de Raul Hilberg, qui dénonce pourtant les thèses d’Arendt sur la « banalité du mal ».

Hilberg poursuit ses recherches et ne cesse d’enrichir les débats et de susciter des vocations. Jonathan Littell, Prix Goncourt 2006 pour « Les Bienveillantes », une confession fictive d’un officier SS, reconnaît s’être beaucoup appuyé sur « La destruction des Juifs d’Europe » :

« C’est presque un dictionnaire. Il m’a été utile en permanence, je m’y référais tout le temps pour tout ce qui concerne les structures bureaucratiques, les tableaux d’organisations, quand je cherchais un détail sur le déroulement de certaines séquences. Hilberg est l’auteur incontournable sur la Shoah. Il a été le premier à la conceptualiser, à en avoir une approche presque structuraliste », confiait-il au quotidien français « Libération », mardi 7 août.

Hilberg est aussi un perfectionniste, il déclarait à l’occasion de son œuvre publiée en trois volumes chez « Folio » en 2006, dans un entretien au « Monde »: « C’est un travail sans fin, et je ne m’interdis pas quelques corrections de détail… »

Raul Hilberg avait en effet compris que l’étude de la Shoah est « un travail sans fin ». Parce que la mémoire s’entretient. Et parce que le nazisme avait prévu d’effacer le crime de l’histoire. Effacer les traces, voilà une autre obsession nazie qui portait les germes du révisionnisme et du négationnisme.

Dans un message publié mercredi 8 août par la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy rappelle l’importance de l’œuvre de Raul Hilberg sur l’événement le plus grave de tous les temps, la Shoah :

« Nous perdons aujourd’hui un historien incontournable, mais aussi un homme engagé pour que cela ne se reproduise plus : n’avait-il pas au fil des ans ajouté à son livre des chapitres sur l’extermination des tziganes par les nazis et sur celle des tutsis par les hutus au Rwanda ? Grâce à Raul Hilberg, la mémoire ne pourra jamais nous prendre en défaut : grâce lui en soit rendue ».

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le dimanche 12 août 2007 – 22h55:

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De retour, la direction du PTB , vous invite à suivre la suite de la nouvelle de l’étè ‘…YOSHUA OU PAS L’OMBRE D’UN DOUTE…!’

Yoshua Rochtenberg, 18ans, est issu d’une riche famille juive. Il n’a pas étè élevè dans les préceptes de la loi sacrèe.

Un jour, au détour d’une rue dans le quartier du Marais à Paris, il fait le connaissance de Myriam Ababou, une jeune fille de 17 ans, de parents tunes installès dans la capitale depuis longtemps…….

Le jeune homme va suivre les cours de torah à la ruer Cadet, avec l’aide de HAI COHEN VICTOR….

A suivre juste en bas.

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