Réparer les oublis de l’Histoire.
Par Sophie Castella et la rédaction pour Guysen International News.
Mercredi 22 août 2007 à 13:07
La Ligue anti-diffamation américaine a décidé de rompre avec une vielle politique en reconnaissant officiellement que le massacre perpétré par les turcs au début du siècle contre le peuple arménien, était un génocide.
« Suite à la controverse qui plane depuis quelques semaines sur la question arménienne, et parce que nous voulons que la communauté juive soit unie, l’ADL a décidé de reconsidérer ses positions concernant le massacre perpétré par les Turcs sur la population arménienne », a affirmé le président de la ligue anti-diffamation, Abe Foxman.
Dans une déclaration publiée par l’ADL mardi 21 août, ce dernier a pour la première fois reconnu que le massacre perpétré par les Turcs contre les Arméniens, était bien » un génocide ».
1,2 million arméniens furent assassinés par les Turcs entre 1915 et 1918.
»Nous ne l’avons jamais nié, mais jusque-là, nous avions toujours qualifié ces évènements comme des actes atroces ».
Cette décision intervient après de nombreuses critiques formulées par la communauté arménienne des États-Unis contre l’ADL.
Début août, le conseil de la ville de Watertown, dont 20 % de la population est arménienne, avait en effet décidé de se retirer du programme initié par l’ADL et intitulé : »Pas de place pour la haine ».
Cette absence voulait signifier le mécontentement de la communauté arménienne suite au refus de l’ADL de soutenir un projet de loi visant à contraindre le gouvernement américain à considérer ce massacre comme un »génocide ».
Le président de l’ADL, Abe Foxman, avait cependant justifié sa position en expliquant qu’il craignait que cette loi ne vienne compliquer les relations des USA et d’Israël avec la Turquie, et menacer ainsi (indirectement) la communauté juive en Turquie.
De nombreuses autres organisations juives se sont longtemps opposées à l’adoption d’une telle résolution.
Plus récemment, l’ADL mais aussi le Comité juif américain, l’Institut juif pour les affaires de sécurité nationale et la communauté juive de Turquie ont adressé des lettres aux membres du Congrès pour leur demander de retarder l’adoption d’une telle résolution.
Selon Foxman une telle loi » ne favoriserait pas la réconciliation entre Turcs et Arméniens, et pourrait représenter un danger pour la communauté juive turque ainsi que pour les relations entre la Turquie, Israël et les États-Unis ».
Selon des sources turques, la reconnaissance du génocide arménien par l’ADL risque en effet d’avoir »un impact négatif »sur ces relations, alors que, toujours selon les mêmes sources, »la communauté juive et les lobbies à Washington ont toujours soutenu la Turquie ».
Il semblerait cependant que Foxman soit désormais plus confiant concernant l’avenir de ces relations.
»J’espère que la Turquie comprendra que ce sont des amis à elle qui la pousse à se confronter au passé et à travailler à la réconciliation des Arméniens et des Turcs », a-t-il déclaré.
Dans une interview au Jérusalem Post, il s’est par ailleurs déclaré convaincu que la nouvelle position de l’ADL n’aurait pas d’impact sur les relations entre les États-Unis et la Turquie, dans la mesure où l’ADL considère toujours qu’une résolution du congrès à ce sujet serait »contre-productive ».
Selon lui en effet, le Congrès n’a pas à participer à l’écriture de l’histoire.
Avant de prendre la décision de reconnaître le génocide arménien, le président de l’ADL n’a pas pris soin d’en avertir la Turquie et Israël, qui ont été surpris d’apprendre la nouvelle.
À noter que le gouvernement turc a toujours refusé de considérer les massacres perpétrés en 1915-1918 comme un »génocide » et, selon des sources turques, Ankara n’aurait pas l’intention de reconsidérer ses positions.
Dernière minute :
Au lendemain de la déclaration de Abe Foxman, une réunion exceptionnelle s’est déroulée au ministère des Affaires Étrangères à Ankara, au cours de laquelle le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a décidé de renvoyer son ambassadeur turc en Israël, Namik Tan, parti récemment en vacances.
Namik Tan devrait en effet s’entretenir avec le gouvernement israélien pour discuter de la décision prise par l’ADL de reconnaître le génocide arménien.
Abdullah Gül a déclaré que cette décision prise par l’ADL était »malheureuse », et espère que celle-ci sera rectifiée.
Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères israélienne, n’a, quant à elle, fait aucun commentaire à ce sujet, craignant que les relations israélo-turques ne se détériorent.
En mars dernier, la Knesset avait d’ailleurs décidé de suspendre une proposition concernant une discussion parlementaire sur le génocide arménien.
Il est donc fort probable qu’Israël reste prudent dans cette affaire, en décidant de ne pas soutenir l’ADL, et ce pour des raisons économiques et sécuritaires.
Israël est en effet l’un des pays avec qui la Turquie a le plus intensifié ses échanges commerciaux depuis les années 1980.
Le volume de leurs échanges commerciaux est ainsi passé de cinquante millions de dollars en 1985 à 1,3 milliards en 2002.
La Turquie représente par ailleurs un fournisseur d’eau privilégié pour l’État hébreu.
Depuis août 2002, Ankara fournit ainsi 50 millions de m3 d’eau douce par an. Un accord qui devrait se prolonger jusqu’en 2022.
Enfin, les deux pays ont signé, en 1996, deux accords de coopération militaire et d’échanges de haute technologie, permettant à Israël d’utiliser l’espace aérien et maritime turc pour ses entraînements militaires.
Le ministre de la Santé, Ya’acov Ben-Yizri, a cependant tenu à préciser qu’Israël »n’avait jamais renié ces actes terribles » perpétrés par l’Empire ottoman contre les Arméniens de 1915 à 1918.
Jérusalem espère cependant que les deux parties, arménienne et turque, »parviendront à ouvrir un dialogue qui permettra de guérir les blessures ».
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, doit rencontrer le Premier ministre Ehoud Olmert dans les jours prochains, afin de discuter de ce sujet des plus délicats.
Les secrets dévoilés.
Par Hanna Mesguishe :
Mercredi 22 août 2007 à 14:46
Après plusieurs années de controverses, l’Allemagne a ouvert au public le fond d’archives de Bad Arolsen. Une partie de ces documents a été transférée lundi 20 août, dans la nuit, au mémorial de Yad Vashem.
En 1943, lorsque les forces alliées commencent à prendre le dessus sur l’Allemagne nazie, un Service International de Recherche (SIT) chargé de retrouver les traces des déportés dans les différents pays européens, se met en place.
Après la guerre, les Britanniques installent les documents récoltés à Bad Arolsen, dans une région de la Hesse, en Allemagne de l’Ouest, et constituent un fond d’archives important.
Pendant plus de 60 ans, celles-ci restent uniquement à la disposition des familles des déportés.
Berlin refuse de les rendre accessibles au public, affirmant que les informations qu’elles renferment sont trop personnelles, et charge donc le Comité International de la Croix Rouge, de les administrer.
Pourtant en avril 2006, la ministre allemande de la justice, Brigitte Zypries (SPD) annonce l’ouverture de cette inestimable source de renseignement.
Ce geste à une valeur « de portée historique et moral » déclare alors Sara Bloomfield, la directrice du musée de l’Holocauste à Washington.
L’ouverture des archives de Bad Arolsen implique dès lors une modification du traité de Bonn, signé en 1955 par 11 états (Allemagne, Belgique, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Grèce, France, Israël, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Pologne).
Ce texte organise en effet les conditions d’accès à ces documents, et notifie que seuls les proches des victimes peuvent y avoir accès.
Renfermant des informations sur plus de 17,5 millions de personnes enfermés dans des camps de concentration ou employés comme travailleurs forcés, les fichiers ne concernent cependant pas les victimes de la Shoah.
« Il s’agit de personnes détenues dans les camps pour les motifs les plus divers : crime, homosexualité, résistance… », explique Wolgang Benz, directeur du centre de recherches sur l’antisémitisme à Berlin.
En mai dernier, une nouvelle étape a été franchie puisqu’il a été décidé que plusieurs instituts, dont Yad Vashem, pourraient acquérir cette documentation, afin de la rendre accessible au public*.
Lundi 20 août, l’accord conclu entre Yad Vashem et le ‘SIT’ s’est concrétisé par la ‘livraison’ du matériel d’archive à Jérusalem.
Ce sont 12 millions de documents qui ont donc été transferes parmi lesquels 50 millions de mandats d’arrêt établis par la Gestapo, des fiches de renseignements sur l’origine et la nationalité, et des dossiers concernant l’état de santé ou les mœurs sexuels des détenus.
L’ensemble de ces pièces a été digitalisé, mais le Président du mémorial, Avner Shalev, a avoué que malgré l’accumulation d’expérience et de connaissance de l’Institut dans l’organisation des archives, « le matériel reçu est très vaste et très complexe. Il faudra beaucoup de temps pour organiser et cataloguer les informations ».
Des documents supplémentaires devraient arriver à Yad Vashem d’ici les deux prochaines années.
*Le mémorial disposait déjà, et ce depuis les années cinquante, de quelque 20 millions de pages issues des écrits répertoriés à Bad Arolsen.
Shavoua tov,
Pour memoire, la « petite phrase » qui pourrait servir d’epitaphe au defunt:
Evoquant l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980 – Raymond Barre avait declare a l’epoque:
» Cet attentat odieux qui voulait frapper des Israelites qui se rendaient a la synagogue et qui a frappe des Francais innocents qui traversaient la rue Copernic « .
Paix a son ame si tant est qu’il en ait jamais eu une.
Mort d’un Français innocent
innocence n. f. 1. État de l’être qui est incapable de faire le mal sciemment; pureté. THEOL État de l’homme avant le péché originel. 2. Naïveté, ignorance, crédulité. 3. Litt. État de ce qui est inoffensif. 4. Absence de culpabilité d’un accusé.
Le décès de Raymond Barre ne va pas manquer de susciter, jusqu’à ses obsèques, le flot de commentaires inhérent à sa qualité de « meilleur économiste de France ».
Pour Primo-Europe, Raymond Barre restera à jamais l’auteur d’une nouvelle définition de l’innocence.
Cette définition implique que le sujet ne soit pas juif lorsqu’une bombe antisémite explose à son passage et que donc, tout Juif visé par cette bombe se trouve automatiquement rangé dans la catégorie des coupables, surtout s’il y survit.
Primo-Europe présente à la famille et aux amis de ce révolutionnaire de la sémantique ses sincères condoléances. Dieu, s’il existe, a désormais l’éternité devant lui pour débattre de ce sujet avec le premier innocent de France.
Primo, le 25 août 2007
il doit barre botter parmis les barre atineurs qui se disent entre eux – ah , barre atteint.
Mr Barre a franchi la dérnière BARRE.
N’est pas BARREUR celui qui le prétend.
Chavouat tov.
‘..Kerchi mta brit Milah…’ de la synagogue de Sousse.

Mr Barre s’est barre pour de bon.
je l’avais rencontre a madras en 1987. aucun parti politique n’aura son ame.
sa place sera au paradis des nounours.
amen.
Raymond Barre vient de mourir à l’âge de 83 ans.
Encore un français « innocent » qui vient de mourir…Viviane
Chère Girelle,
Je n’attaque personne en particulier, ce n’est pas mon fort. Sur « notre site » il y a des articles extraordinaires, des interventions très intéressantes, des traductions et on en redemande! Mais quelquefois l’abus du couscous le vendredi soir, surtout en été, la boukha au prix ou elle est vendue et les pistaches « made in Iran » qui les accompagnent transforme ce « ralouidage » à l’arrivée (charabia N. du T.),en bouillie; même le bi-carbonate de nos grand-mères demeure impuissant à rendre plus légères certaines proses. Chavoua Tov, Viviane.
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