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Commentaires de Novembre 2002 : Commentaires du 28 Novembre 2002

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Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Admin (Admin) le vendredi 29 novembre 2002 – 02h50:
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Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Henri (Henri) le jeudi 28 novembre 2002 – 12h43:

Maleureusement les politiciens verreux comme chirac trouverons tous les pretextes pour dire que c’est une lutte de liberation, et que c’est la faute d’Israel alors que l’on se rend bien compte maintenant qu’il sagit de la lutte de l’islam contre tout ce qui ne se soumettra a ce dernier.
Je serais curieux de savoir ce qu’aurait dit chirac s’ils avaient fait sauter la cathedrale de Stasbourg comme ils l’avaient projete.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Axelle (Axelle) le jeudi 28 novembre 2002 – 11h55:

Pour le double attentats au KENYA et des morts qui en ont suivis (des enfants !) Je le dis, moi la grande pacifique, sous toutes rĂ©serves quand mĂŞme, ne serait-il pas temps de se dĂ©barrasser une bonne fois pour toute d’Arafat ! car processus de paix actuellement = attentats !
Puis de faire le grand mĂ©nage. Partout dans le monde, il est grand temps car l’escalade de la violence ne s’arrĂŞtera plus. Ils sont fous et le seul moyen de les arrĂŞter est de les abattre !
Nous n’avons plus le choix, car dans le monde, tous les juifs seront bientĂ´t atteints individuellement lĂ  oĂą ils se trouvent. La guerre sainte est largement commencĂ©e, il serait temps de rĂ©agir très vite. Qu’est-ce-que tous les gouvernants attendent ? Les pacifistes palestiniens ne pourront jamais faire entendre leurs voix, sous peine d’ĂŞtre tuĂ©s. Mais, y en a-t-il ? C’est comme pendant la dernière guerre, la seule solution a Ă©tĂ© le groupement de tous les alliĂ©s pour venir Ă  bout d’un fou fanatique qui Ă©tait Hitler ! aujoud’hui c’est Ben Laden et ses troupes. C’est mon avis et je n’en changerais pas.
De toute façon, le monde entier va devoir politiquement choisir : Israël ou le fanatisme musulman !!

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Henri (Henri) le jeudi 28 novembre 2002 – 09h35:

Mitsna a dit qu’il voulait suivre le chemin de rabin.
Malheureusement rabin et toute sa clique ont essaye et echoue.
Leur essai nous a coute des centaines de morts,sans que personne d’eux n’assume la responsabilite de ce terible et dramatique echec.
Ils faudrait etre fou pour recommencer de nouveau a « essayer » comme si rien ne c’etait passe.
Barak qui tenait le meme langage que tient Mitsna aujourdh’ui a lui meme compris que nous avions afaire avec des terroristes assoifes de sang avec a leurs tetes arafat le fourbe, et que pour faire la paix, il fallait tout d’abord les elliminer, ce que fait le chef de l’etat actuel Mr Aric Charon.
Pour cela il faut lui laisser le temps de continuer d’eliminer ces ennemis de la paix.
Ne tombez pas dans le piege de nouveau.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mena (Mena) le jeudi 28 novembre 2002 – 07h41:

Les confusions criminelles ! (info # 012411/2)

Par Sami El-Soudi à Jérusalem © Metula News Agency

A confondre l’existence d’une causalité de la violence avec sa justification, ma société est en voie de perdre la raison.

Si toute action procède forcément d’une causalité, c’est évident, les concepts ne se ressemblent pourtant pas. Certes, ici, le foisonnement de la désespérance n’est pas dû au hasard, mais plutôt à l’arrogance politique des Israéliens pendant des années et à leur naïveté, qui pensaient qu’ils pourraient compacter sans dommages toute notre population. Pour avoir connu les espoirs déçus du petit peuple palestinien, les entraves inutiles à la circulation des personnes, et partant, à leur survivance économique, et surtout la multiplication des colonies – témoins insupportables de l’usage de la force pour la dépossession de notre terre au profit de l’accomplissement mythique du dessein de l’occupant – je suis en mesure de témoigner de ce qu’il y a bien cause à effet de ces maltraitances, mais aussi, entre le dédain pour notre qualité d’êtres humains et ses espérances indissociables, et la faim de violence qui s’est emparée de nous.

Ceux qui s’arrogeraient le droit de penser que le caractère suicidaire est inhérent au peuple palestinien, qu’il nous est inné et qu’il n’a pas été excité par les attitudes insolentes de notre ennemi, oblitèreraient toutes leurs chances de saisir la réalité du déchirement israélo-palestinien. Non, nous ne sommes pas nés violents et désespérés, non, la prépondérance du choix intégriste et de notre sabordage n’ont pas constitué de constances dans la société qui est la mienne et qui réagit sans doute, à sa manière, aux injustices qu’elle a connues.

Ceci dit, la connaissance des causalitĂ©s demeure Ă  jamais confinĂ©e au domaine de la comprĂ©hension des Ă©vĂ©nements et ne justifiera jamais – mĂŞme au Moyen-Orient – le recours Ă  l’inhumanitĂ©. L’assassinat d’innocents du camp adverse m’anĂ©antit, d’abord parce que la constatation de cet Ă©change de mort-contre-mort lors des assassinats de juifs est terriblement dĂ©sespĂ©rant, Ă  plus forte raison lorsque qu’il est Ă  l’initiative de mes semblables, mais surtout, parce qu’il marque l’abandon de toute approche rationnelle par notre cĂ´tĂ© et parce qu’il entĂ©rine ainsi quasi dĂ©finitivement notre choix du suicide.

Qu’on me comprenne bien et qu’on ne m’attribue pas indĂ»ment d’empathie exceptionnelle pour le camp adverse, car ma comprĂ©hension n’appartient qu’au domaine du raisonnement. En thĂ©orie, je ne rejette mĂŞme pas l’idĂ©e de faire la guerre, comme moyen possiblement lĂ©gitime d’obtenir ou de rĂ©cupĂ©rer des avantages. Mais lĂ , ça n’est pas d’une guerre qu’il s’agit, c’est d’un choix dĂ©raisonnable – hors de toute raison – pour le sacrifice de deux gĂ©nos, qui est bien plus grave encore que la provocation systĂ©matique, l’invitation faite aux IsraĂ©liens de poursuivre leur rĂ©pression auxquelles nous assistons.

Car, au plan militaire, il faut être déraisonnable pour imaginer, ne serait-ce qu’une minute, que les Israéliens ne réagiront pas à l’attentat de Jérusalem, comme d’ailleurs à tous les meurtres de civils de la même nature. Ou il faudrait que les Israéliens croient eux-mêmes à la propagande, dont on abreuve les Palestiniens, et qui prétend que l’ennemi est en passe de se rendre et de quitter la Palestine grâce aux résultats de l’Intifada. Mais les Israéliens ne croient pas aux imprécations d’Arafat et de sa bande d’apprentis sorciers corrompus. Ils pénètrent dans nos villes, comme un fil d’acier dans du beurre, et retrouvent les responsables des actes de terrorisme et chacune de ces opérations, engloutit sa dose de sang palestinien.

Arafat et toutes nos organisations politiques, du FPLP au Hamas, sont d’ailleurs des magiciens. Ils ont réussi à transformer notre autodestruction en victoire. Nous ne nous réjouissons pas de la prise d’une position militaire de l’ennemi, de l’anéantissement de l’une de ses unités, mais nous fêtons l’exploit du type qui s’est tué en emportant avec lui la vie de simples juifs dans l’au-delà. Et que personne n’attende de compassion de la part des Palestiniens, qui pourrait arrêter ces massacres ! Si les forces de sécurité n’avaient pas menacé les gens de punitions sévères, vous les verriez danser de joie et tirer en l’air à l’annonce de chacun de ces attentats. Mieux encore, l’exaltation qui a remplacé la raison est telle, qu’on ne ressent plus chez nous de tristesse pour nos propres morts. La contrition se limite désormais à l’observance stricte du deuil musulman, à l’expression du désir de vengeance lors des processions funéraires, ainsi qu’aux signes extérieurs d’appréciation publique pour le martyre d’une famille, tels que les posters, les affiches et les images des héros. On a remplacé la souffrance par l’illusion de participer à une bataille décisive. Mais de quelle bataille s’agit-il ? Quels en sont ses objectifs ? Comment les atteindrons- nous ?

– En remplaçant la raison par l’exaltation, comme les Arabes savent si bien le faire ! Mais que cette illusion est coĂ»teuse, lorsqu’elle implique l’engloutissement du destin d’un peuple tout entier, ou plutĂ´t de deux peuples !

Et, enfermĂ©s dans leur monoculture, les Occidentaux – et beaucoup d’IsraĂ©liens – continuant Ă  vouloir appliquer de force leurs principes humanistes Ă  une dynamique qui ne l’est pas, ne saisissent pas encore l’ampleur de la tragĂ©die qui se tisse de ce cĂ´tĂ© de la terre. Et si j’écris cela, c’est parce que vous n’avez pas commencĂ© Ă  comprendre que le sacrifice global de notre communautĂ© ne poursuit aucun objectif raisonnable. Ainsi, nous allons perpĂ©tuer la violence indĂ©finiment, parce que nous avons fait de la violence elle-mĂŞme une dynamique, un choix, un bonheur et une finalitĂ©.

Cessez de vous tromper, le désespoir infini existe, même si l’admettre peut être insupportable. Mais insupportable est du domaine de l’émotion, alors que la dynamique du désespoir sans fin est une réalité. Alors, et plus prosaïquement, cessez de croire que les Palestiniens veulent la paix, parce qu’il s’agit aujourd’hui d’un wishful thinking ridicule. Hormis une poignée d’intellectuels qui s’accrochent à l’idée de « deux Etats pour deux nations », l’immense majorité de mes concitoyens a choisi la violence à outrance, jusqu’au départ du dernier juif de toute la Palestine ! Et c’est parce que cet objectif n’est pas réalisable, tout comme celui du Grand Israël dans le camp adverse (mais ça n’est pas de leur problème que je traite dans cet article), parce qu’aucun des deux camps ne parviendra ni à éliminer, ni à escamoter, ni même à compacter des millions d’individus, que la prédominance de cet objectif prend des allures d’option zéro.

Il ne faut surtout pas non plus négliger l’aspect politique d’un attentat du type de celui de Jérusalem, car il est prépondérant dans l’idée de ceux qui l’ont organisé : Comme tous les autres analystes de la Ména, je n’ai aucun doute de ce que Yasser Arafat, dans son délire suicidaire, a choisi Ariel Sharon (il voulait Netanyahu mais la manipulation a ses impondérables) durant les dernières élections israéliennes, bien plus que les électeurs israéliens, en faisant exploser Camp David et en instrumentant l’Intifada. Lors, c’est exactement dans la même optique qu’il faut considérer l’attentat de Jérusalem et ceux qui vont lui succéder. Il suffit qu’émerge un candidat comme Amiram (Amram Ndlr.) Mitzna, qui soutient fermement le concept des deux pays pour deux nations, mais aussi le « retrait immédiat de leur armée de Gaza » ainsi que l’ouverture inconditionnelle de négociations avec les représentants de l’Autorité Palestinienne, pour que les organisations palestiniennes (toujours) toutes tendances confondues, se mettent à favoriser, par l’assassinat de civils, l’idée de l’impossibilité de négocier avec nous et de la nécessité, favorisant ainsi la droite annexionniste israélienne, de perpétuer l’occupation de nos territoires.

La lecture stratégique de ces coups de pouces donnés par le Fath d’Arafat aux annexionnistes juifs, tout autant que par le Hamas, amène à la conclusion obligée, même si elle n’est raisonnablement pas compréhensible, que l’Establishment palestinien entend perpétuer l’occupation israélienne des territoires et des villes palestiniens selon le plan Clinton, de façon à justifier l’usage infini de la violence.

On marche ici à l’envers, tout dessein israélien de se retirer de nos villes est perçu comme une menace de nature à permettre la fin de l’Intifada et toute diminution de l’effusion d’hémoglobine palestinienne de même. Cela pousse l’Establishment à entretenir, par des attentats contre les civils israéliens, l’anéantissement de notre communauté, corps et biens, exactement comme on rajoute du bois dans le feu de crainte qu’il ne s’éteigne.

Et je vous invite à ne pas croire un mot des communiqués de sympathie de Yasser Arafat à l’issue de chaque attentat, lorsqu’il précise chaque fois, que ces atrocités dureront aussi longtemps que durera l’occupation israélienne. En fait, ces attentats existent afin que se perpétue l’occupation israélienne et que, par l’alchimie du mage Arafat, cette occupation qu’il génère justifie la poursuite de l’Intifada ad aeternam plutôt que d’en être la cause.

Si nous avions un leader raisonnable, à la place de se contenter de discours insignifiants, il annoncerait la suspension – même provisoire – de l’Intifada, afin d’encourager les Israéliens à élire Mitzna. Et qu’importerait alors, si certains éléments incontrôlables continuaient le terrorisme, au moins nos forces de sécurités et notre population sauraient que nous avons une option de paix ! Et croyez-moi bien, ce changement serait radical.

Car j’ai lu, tout comme Abou Ala, Hanan Ashrawi, Sari Nusseiba et d’autres Palestiniens, les propositions de monsieur Mitzna et nous sommes tous d’avis qu’elles mènent à une solution de compromis, autrement dit, à la raison et à la vie de notre peuple et pas à son auto éradication.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mailroom (Mailroom) le jeudi 28 novembre 2002 – 07h38:

TUNES CELEBRES

et pourquoi pas:

1) Smadja Joseph (Yoyo), Directeur général adjoint du Centre de Commerce International (ITC) à Genève.

2) Zarka-Martres Monique, Cheffe du Service de Politique Normative du l’Organisation Internationale du Travail (BIT) Ă  Genève.

Il s’agit de deux des plus hauts fonctionnaires internationaux juifs tunes.

Bravo pour Harissa.

Smarter

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mailroom (Mailroom) le jeudi 28 novembre 2002 – 07h12:

Bonjour,

J’ai un petit garçon de 10 mois, il a beaucoup de cheveux dĂ©ja et j’aimerais connaitre la raison pour laquelle il ne faut pas lui couper les cheveux avant l’age de trois ans.

J’ai horreur de faire quelque chose sans en connaitre la signification

Merci de me répondre
d.allouche@exposium.fr

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Emile_Tubiana (Emile_Tubiana) le jeudi 28 novembre 2002 – 01h59:

Les plans secrets d’Ariel Sharon?

A la veille des Ă©lections du Likud il me semble que c’est le moment opportun de faire l’analyse et d’Ă©clairer les Juifs comme les Arabes que la prĂ©sence de Sharon est selon mon impression, actuellement la seule option qui va solutionner le problème israĂ©lo-palestinien. La tendance arabe de la rue et des milieux politiques est de critiquer Sharon comme un homme dur et mauvais et mĂŞme certains le considèrent criminel. HĂ©las ceux qui expriment ces critiques ne se sont mĂŞme pas pris la peine de se rappeler que c’est l’attitude irrationelle et tendancieuse d’Arafat qui avait causĂ© la chute de Barak et a amenĂ© Sharon au pouvoir.

Sharon de sa part ne demandait pas mieux qu’après tant d’annĂ©es hors du pouvoir, de se voir demandĂ© par le peuple qui avait perdu confiance Ă  Arafat et son groupe et Ă  Barak. Les IsraĂ©liens de la gauche ne faisait que dire que Sharon n’avait aucun plan pour battre la terreur entamĂ©e par le PLO. Si la gauche considère qu’un plan doit ĂŞtre Ă©talĂ© sur tous les murs et toutes les presses du monde sur ce point, ils ont entièrement raison. En effet au moment oĂą tous attendaient un plan militaire pour aboutir Ă  la fin de la terreur, Sharon avait tirĂ© les leçons des annĂ©es oĂą il Ă©tait au gouvernement et au Liban. En ce temps-lĂ  il Ă©talait ouvertement Ă  la presse et mĂŞme invitait celle-ci Ă  voir l’attaque qu’il menait contre Arafat Ă  Beirut et s’est attirĂ© ainsi toutes les critiques du monde..

Il n’Ă©coutait pas la voix qui parvenait de Washington et mĂŞme celle du Premier Ministre Menahem Beguin. Le Sharon d’aujourd’hui est l’opposĂ© du Sharon d’alors. D’abord il avait invitĂ© tous les partis politiques Ă  se joindre Ă  son gouvernement, sachant bien qu’il devait d’abord et Ă  tout prix consolider son pouvoir et corriger sa mauvaise rĂ©putation Il avait rĂ©ussi Ă  user les bons auspices de Peretz et de Ben Eliezer tout en tirant les vraies ficelles. Au moment oĂą Arafat envoyait ses shahids s’exploser dans les rues israĂ©liennes, Sharon poursuivait silencieusement un plan politique et militaire dans le but d’affaiblir et de dĂ©truire les institutions et l’Ă©lite palestiniennes et de montrer au monde et tout particulièrement Ă  Washington que les leaders palestiniens actuels sont comme il le dit: « Irrelevant », donc on ne peut pas compter sur eux ni les considĂ©rer sĂ©rieusement comme interlocuteurs valables.

Parallèlement et contrairement Ă  ses anciennes habitudes il avait rĂ©ussi Ă  nouer d’excellentes relations avec le prĂ©sident amĂ©ricain et a coordiner minutieusement ses pas avec l’administration amĂ©ricaine. Celle-ci, Ă  cause de la guerre Ă©ventuelle contre l’Iraq, se voyait Ă  mon avis obligĂ©e de le suivre et de lui accorder sa confiance. .

Pourtant Sharon ne s’exprime pas ouvertement au sujet du règlement du conflit dans l’immĂ©diat, il trouve toute excuse pour repousser toute nĂ©gociation Ă  un temps indĂ©terminĂ© et Ă©loignĂ© le plus possible. Peut-ĂŞtre que Sharon, quoiqu’il dise qu’il soit d’accord pour un Ă©tat palestinien, ne croit pas lui-mĂŞme Ă  la crĂ©ation d’un tel Ă©tat, mais Ă©vite Ă  tout prix d’irriter l’administration amĂ©ricaine.

Quant à Arafat, trop imbu de lui-même et avec son jeux maladroit et primitif est tombé dans les mains et le piège de la ruse silencieuse de Sharon.

A mon avis s’il y aurait dans le futur un traitĂ© de paix entre IsraĂ©liens et Palestiniens ce sera bien un leader comme Sharon qui serait en mesure de le signer.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mexico (Mexico) le jeudi 28 novembre 2002 – 01h09:

Chere Axelle,
Il est difficile de comprendre l’amour comme il est en realite, parceque becaucoup de nous ne l’avons pas ressenti. Ce que nous percevons comme amour et amour veritable sont deux choses differentes.
Il y a des personnes qui, de forme naturelle, sont remplies de misericorde pour les autres. Ils ne peuvent pas voir quelqu’un encore souffir. Bien que ce soit une qualite admirable, la realite est que ce sentiment se situe autour du « moi ». En effet, cette personne se sent mieux quand elle a de la misericorde pour les autres. En d’autres mots, on peut dire qu’elle est misericodieuse envers elle meme.
La meme idee est vraie en ce qui concerne l’amour. En general, quand les gens se referrent a l’amour, cet amour a des racines dans l’amour de soi. Ceci peut s’eclairer avec une parabole: un homme rentre dans un restaurant. Le serveur lui demande ce qu’il desire. Il repond qu’il aime le poisson. Le poisson se coupe, se cuisine et ensuite il est consomme. C’est ca l’amour? C’est ca la facon de traiter ce qu’on aime? Cet homme n’aime pas le poisson, il s’aime a lui-meme, il aime assouvir son appetit avec du poisson.
Bien que l’histoire paraise un peu bete, elle revele une lecon tres importante. On utilise tous le mot amour. Dans cette histoire, il reste clair que bien souvent quand on utilise ce mot en relation avec les personnes, en realite, nous voulons dire amour pour nous memes. En effet, nous aimons ce que l’autre personne fait pour nous et la facon qu’elle nous fait sentir. Ce qu’en general nous sentons comme amour pour les autres n’est qu’une extension de notre amour pour nous memes.
Quand nous sommes separes de ce qui satisfait notre « moi », ca nous derange et ne pouvons attendre que la separation termine: un jour parait une annee. Le veritable amour spirituel va au-dela du temps. Il n’en est pas affecte.
Ca c’est l’amour que sentait Jacob pour Rachel. Un veritbale amour qui n’est pas soumis a l’influence du temps.
Jacob fut separe de Rachel 7 ans et la Thora nous dit: « mais a ses yeux, ces annees paruent quelques jours ». Jacob aimait veritablement Rachel, d’un amour qui ne se centrait pas sur lui meme.
Cette explication n’est pas facile a comprendre.
Si nous voulons VRAIMENT aimer les autres, nous devons suivre les pas suivants:
D’abord, nous devons prendre le temps de penser et nous rendre compte que notre idee d’amour des autres n’est qu’une extension de notre amour propre. Ensuite, nous devons essayer de nous concentrer d’aimer les autres pour se qu’ils sont et non pour ce qu’ils nous font physiquement et spirituellement.
Cette transformation de l’amour a soi-meme n’est pas facile. Elle prend du temps et des efforts, mais la recompense de ce processus est aimer les autres veritablement.
Quand nous arrivons a ce niveau d’amour, c’est la fin, parceque cet amour va au-dela du temps et de l’espace.
Que nous ayions tous le merite d’atteindre le VERITABLE AMOUR ETERNEL.
Bien amicalement a toi,
Yael

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Axelle (Axelle) le mercredi 27 novembre 2002 – 23h12:

Mr Bazooka,

Je veux bien jouer le rĂ´le du candide, car je ne sais pas tout et j’en apprends beaucoup par vous tous. Mais lorsque je parlais de cohabitation avec mon voisin marocain, je ne faisais pas allusion Ă  la cohabitation des palestiniens et des israĂ©liens. Je voulais dire Ă  Mr TUBIANA que je prĂ©fèrais cohabiter avec eux de manière intelligente plutĂ´t que de se faire la guerre.
Pour l’instant, tout ce passe bien, tant mieux, mais nous n’avons pas toujours Ă©tĂ© d’accord. Mon fils a eu une altercation assez vive une fois avec un des fils de ces voisins, au sujet du conflit en IsraĂ«l et bien qu’Ă©tant de bons copains, surtout pour jouer au foot, il n’a pas mâchĂ© ses mots. Il a su le remettre en place, il lui a dit : chacun chez soi et les cons dehors !!
Bon, c’est mon fils, il ne faut pas toucher Ă  IsraĂ«l ! On est comme cela dans la famille…
Je suis pour une cohabitation conviviale et intelligente, je sais que ce n’est pas le cas en IsraĂ«l. Si vous coupez la queue d’un cochon, il restera toujours un cochon (encore une phrase de mon fils, un jour…)

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Fellous_Roland (Fellous_Roland) le mercredi 27 novembre 2002 – 23h03:

Comme dit Nao ça chauffe sur Adra . Tous les soirs je lis vos commentaires . D’accord ou pas
d’accord, aprĂ©s on se rĂ©concilie . Je rĂ©pondrai globalement et très brièvement sur des sujets qui ont attirĂ©s mon attention . 1o)Ce chabbat dans toutes les synagogues nous avons lu l’histoire de Jacob de retour au Pays . Dans la Genèse au chapitre 15 la ville de Bet El est mentionnĂ© par cinq reprises . Un chabbat a Ă©tĂ© organisĂ© par cette ville pour ses 25 ans . Nous avons eu droit Ă  une visite, notre guide bible en main et fusil sur l’Ă©paule un jour de chabbat pour des Juifs pratiquants nous a montrĂ©s ou Abraham a offert les sacrifices, et nous avons Ă©tĂ© Ă  l’endroit meme ou Jacob a rĂ©vĂ© sa fameuse echelle, et la promesse qu’il lui a Ă©tĂ© faite . 2o) L’entente entre Juifs et Arabes en Tunisie particulièrement. N’en dĂ©plaise Ă  Mr Tubiana que je respecte beaucoup comme un maitre et j’approuve tout fait sa façon de prĂ©cher la tolĂ©rance et rapprocher les coeurs, nous avons assez d’ennemis ainsi pour en rajouter d’autres . Mais comme l’a Ă©crit maitre Charles Haddad l’histoire des Juifs de Tunisie est faite d’ombre et de lumière . La pĂ©riode de lumière que dĂ©crit maitre Emile Tubiana est bien rĂ©elle . Daviden a aussi raison pour la pĂ©riode sombre, l’histoire ne peut etre effacer . Citons quelques exemples ,Avant l’indĂ©pendance de Tunisie des Juifs ont Ă©tĂ© assassinĂ©s par les fellaghas . Pour un jeu de hasard dans un cafĂ© en 1952 une rixe Ă©clate entre Juifs et Arabes qui dĂ©gĂ©nère en Ă©meute un mort de chaque cotĂ© . En 1917, 1919,1922 il y a eu d’autres Ă©meutes . 1967 la guerre des six jours , 1971 l’assassinat du Rabbin Masliah Mazouz . 3o) Les territoires un obstacles Ă  la paix , avant 1967 pourquoi n’y a t-il pas eu d’etat Palestiniens dans ces territoires en question . Le problème, Barak a tout offert, tous les ministres ont dialoguĂ©s et suppliĂ©s Arafat ,on accuse ce gouvernement de ne pas discuter, qu’ils arretent le tĂ©rrorisme et viennent s’assoir Ă  la table de discussion . Il faudrait ne plus enseigner la haine du Juif dans les Ă©coles . Les accords seront ils respecter . Tous ces mouvements terroristes leur rĂ©actions .Les Pays Arabes qui financent le terrorisme . Oui je suis pret Ă  la discussion, pret pour que les Palestiniens aient un Etat Ă  la condition qu e chez moi je puisse circuler en toute sĂ©curitĂ© sur les routes, dans les autobus dans les trains, ne plus etre fouillĂ©s en allant faire mes achats Ă  cotĂ©, ou etre surveillĂ© dans un jardin public et j’en passe . Roland .

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Axelle (Axelle) le mercredi 27 novembre 2002 – 23h00:

Chère Nao,

Vous savez quand vous me dites qu’il y a eu une perte de temps avec le sĂ©minaire, car ils n’ont pas su m’expliquer les dĂ©mĂ©lĂ©s de JĂ©sus avec la rabbanout, je vous dis non, car dĂ©jĂ , je savais qu’ils seraient incapable de m’expliquer l’histoire en elle-mĂŞme. Par contre, j’ai pĂ» me rendre compte Ă  quel point, ils trainent leur ignorance depuis des siècles et qu’elle leur colle au derrière et qu’ils ne sont pas prĂŞt de la lâcher !
Pour ceux qui disent qu’IsraĂ«l occupe la terre des autres, je rĂ©ponds qu’elle leur a Ă©tĂ© promise par Dieu. Que grâce Ă  IsraĂ«l, ils ont du travail, car comme vous le dites, ce n’est pas Arafat qui va leur en donner !
Moi, j’ai vu un jour Ă  la tĂ©lĂ©vision, un mĂ©decin, israĂ©lien qui soignait des blessĂ©s palestinien, et cela sans animositĂ©. Ils Ă©taient bien contents de trouver quelqu’un pour les soigner …
J’aimerais vous poser une question Nao, vous qui connaissez très bien le problème :
Où commence Israël et où commence la Palestine ?
Si l’on reprend l’histoire, expliquez-moi, les deux pays doivent bien exister, mais alors comment ? de quelle manière les dĂ©partager ?
Ensuite, pourquoi y a-t-il des implantations de colons ? qui a dĂ©cidĂ© cela et pourquoi ? J’aimerais comprendre tout cela pour cerner le problème d’une manière logique et sensĂ©e.
Et n’oublions pas que les chercheurs israĂ©liens ont fait deux grandes dĂ©couverte :
La première : cette fameuse gĂ©lule que l’on met dans son corps et qui Ă©vite toutes les radios.
Et dernièrement ce logitiel combinĂ© avec un portable pour permettre au sourd d’entendre !
Alors, le jour oĂą les palestiniens auront rĂ©ussi Ă  faire sortir du dĂ©sert un pays comme IsraĂ«l et auront leur intelligence et leur technologie, alors ils pourront peut-ĂŞtre commencer Ă  Ă©ventuellement les critiquer, je dis Ă©ventuellement…
Qu’il y est des conflits internes politiques en IsraĂ«l, c’est comme dans tous les pays, mais, c’est un pays fort et qui restera toujours soudĂ©.
C’est pourquoi ils ont gagnĂ© la guerre des 6 jours ! De toute manière, j’ai confiance dans l’avenir d’IsraĂ«l, il y aura des hauts et des bas, mais jamais IsraĂ«l ne baissera les bras et sortira vainqueur de ce conflit. De toute manière, la plupart des grands scientifiques sont juifs, regardez nos grands chanteurs et comĂ©diens, et j’en passe. Alors VIVE ISRAEL.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le mercredi 27 novembre 2002 – 21h57:

LE PETIT COIN DU CANARD DECHAINE..

LU DANS LE FIGARO DE CE JOUR..

 » Pour dĂ©velopper la bosse des maths, lâchez une bombe…! ‘ Sur qui sur un chameau ou un dromadaire !

-‘ Le nouvel opium des intellectuels ‘ ….. Quel kif…ce Hachich.

-‘ SurcroĂ®t d’aide amĂ©ricaine Ă  IsraĂ«l.(‘ Plusieurs milliards de dollars…’) C’est pas une BUCHE de noel, ni un bretzel…
Merci au tandem NAO/EMILE qui oeuvre pour nous auprès du congrès.

-‘ France TĂ©lĂ©com: l’Ă©tat avancera 9 milliards’ …Pour mieux prendre du recul..

Par Albert le Relent Bagri.:) :)

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le mercredi 27 novembre 2002 – 21h36:

Cher ami Ferid , je crois que nous nous sommes rencontrès Ă  Paris et je profite de ta visite ici pour le petit mot que tu as mis dans le gĂ©nèrique de ton film ‘ Un Ă©tè Ă  la Goulette’ juste mon nom et c’est beaucoup.
Mais si tu nous parlais d’aujourd’hui????
On attend notre petite plaque de commèmoration de l’ancien cimetière de l’Avenue de Londres.
Nous sommes prĂŞt Ă  lancer une grande souscription pour cette plaque qui coute au bas mot mĂŞme pas 50 Dinars…Quelques euros en français.
Merci de ton intervention et de tes souvenirs que nous connaissions dĂ©jĂ  dans nos livres d’histoire mais que le futur tune ne connaitra pas.
ALBERT LE VOYOU.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le mercredi 27 novembre 2002 – 21h28:

La Turquie d’ Erdogan, en tournĂ©e europĂ©enne, se veut rassurante d’après les occidentaux alors qu’ IS LAM ENTE PAS pour la Tour qui…..?

-Les fesses nues au Nigeria ont coĂ»tĂ© quelques âmes dans ce pays pĂ©trolier. L ‘idĂ©e, pour ‘ORIGINELLE’ qu’elle fĂ»t, n’a pas manquĂ©e de soulever une marĂ©e de protestation islamiste, des fondamentalistes Ă  l’affĂ»t de la moindre dĂ©viation. Ce dĂ©filĂ© avortĂ© de miss en culotte courte et jambes en l’air a soudain sorti de l’ombre ce magnifique pays et rĂ©vĂ©lĂ© Ă  nos regards d’europĂ©ens blasĂ©s ces petits postèrieurs Ă©triquĂ©s, bien moulĂ©s. Qu’on n’ a pas vu d’ailleurs, faute de trop de combattants.

Pour sur que l’idĂ©e fera son chemin dans quelques dĂ©cennies Ă  la seule condition que les nouvelles recrues seront voilĂ©es. On Ă©lira Ă  la dĂ©marche et non plus au CANON mais Ă  l’ombre des baĂŻonnettes.
Je suis dans les tons, cette fois çi. J’ai des idĂ©es mais pas de pĂ©trole mon cher WEB….STON.

ALBERT LE VOYOU

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Pinacolada (Pinacolada) le mercredi 27 novembre 2002 – 21h03:

La communauté juive dans le cinéma tunisien

Férid Boughedir

Dans son film autobiographique Les jasmins de la VĂ©randa, Serge Moati a fixĂ©, Ă  l’occasion de son retour dans son pays natal, les rĂ©miniscences de sa mĂ©moire d’enfant, lorsqu’il vivait encore Ă  Tunis. Dans L’Homme de cendres de Nouri Bouzid, une longue sĂ©quence chargĂ©e d’Ă©motion traduit la relation privilĂ©giĂ©e qu’entretenait un jeune Tunisien avec son vieil ami et maĂ®tre artisan de confession juive. Le commentaire que le cinĂ©aste FĂ©rid Boughedir a dĂ©veloppĂ© Ă  la suite de la projection de ces deux films a Ă©tĂ© l’occasion d’exprimer ce qu’a reprĂ©sentĂ©, pour de nombreux Tunisiens musulmans, la perte de cette dimension d’eux-mĂŞmes qu’Ă©tait la communautĂ© juive de Tunisie.

Pour aborder le sujet de la place de la communautĂ© juive dans la sociĂ©tĂ© tunisienne, laissons la complaisance de cĂ´tĂ© et prĂ©fĂ©rons lui le franc parler, car c’est en Ă©voquant les dĂ©chirures, les cloisonnements, tout ce qui est arrivĂ© entre les deux communautĂ©s tunisiennes, juive et musulmane, que nous arriverons Ă  les dĂ©passer. Exil, sĂ©paration, nostalgie, autant de blessures qui demeurent vives — Ă  juste raison — pour beaucoup de juifs tunisiens qui ont quittĂ© la Tunisie voici une vingtaine ou une trentaine d’annĂ©es et qui sont devenus aujourd’hui Ă  moitiĂ© français. Mais ces blessures, ils ne sont pas les seuls Ă  en ĂŞtre affectĂ©s. Beaucoup parmi les Tunisiens musulmans, dont des intellectuels et hommes de culture, mĂŞme s’ils ne le disent qu’Ă  moitiĂ©, se sentent aussi orphelins depuis cette sĂ©paration.
Je suis moi-mĂŞme orphelin de cette Tunisie plurielle, et ce n’est pas seulement parce que je suis un enfant du LycĂ©e Carnot de Tunis dont le centenaire est cĂ©lĂ©brĂ© cette annĂ©e et oĂą ce sont mĂŞlĂ©s les enfants des communautĂ©s et des religions les plus diverses au sein de larges « minoritĂ©s ». C’est parce que durant cette pĂ©riode, celle des annĂ©es soixante, tous les nationalismes dans tous les pays arabes ont laissĂ© partir leurs minoritĂ©s et ont pratiquĂ© l’exclusion. Ce qui s’est passĂ© en Tunisie, c’est ce que l’Ă©crivain tunisienne HĂ©lĂ© BĂ©ji(1) appelle « le nationalitaire » c’est-Ă -dire lorsque le nationalisme se met Ă  se nourrir d’exclusion, qu’il se met Ă  rejeter tout ce qui n’est pas strictement et orthodoxiquement national selon des paramètres Ă©troits d’appartenance Ă  la nation. Face au phĂ©nomène nationalitaire, l’intellectuel tunisien — de quelque confession qu’il soit — voit cette exclusion; il voit aussi qu’elle peut virer Ă  l’antisĂ©mitisme, comme elle virerait Ă  l’anti-gauchisme, Ă  l’anti-marxisme, Ă  l’anti-tout ce qui n’appartient pas au majoritaire.
Je suis fier en tant que Tunisien de cette volontĂ© aujourd’hui clairement et officiellement exprimĂ©e de panser ces blessures et de marcher Ă  nouveau les uns vers les autres. Je trouve que c’est très beau que cela se fasse si vite, 25 ans Ă  peine après la fracture de juin 1967 avec tous les problèmes de « lĂ -bas » qui se sont rĂ©percutĂ©s chez nous. C’est rĂ©confortant de savoir que le contact est renouĂ© avec cette dimension de nous mĂŞmes, avant qu’il y ait une gĂ©nĂ©ration future de juifs tunisiens nĂ©s Ă  l’Ă©tranger et qui ignorent tout de la Tunisie. Ce moment que nous vivons est très important car nous sommes en train de réécrire une partie de notre histoire, de la vĂ©ritable histoire de la Tunisie — le drame dans les pays Ă  parti unique Ă©tant que l’histoire est trop souvent réécrite d’une certaine façon, avec des exclusions, pas seulement Ă  l’encontre de la communautĂ© juive, d’ailleurs, mais plutĂ´t selon les disgrâces de l’heure. Il s’agit d’ĂŞtre capable, Ă  un moment ou Ă  un autre, de rĂ©tablir la vĂ©ritĂ©. Je sens que c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

A propos du sujet plus spĂ©cifique du Juif dans le cinĂ©ma tunisien, je commencerai par Ă©voquer le personnage de Albert Samama, dit Samama Chikly, qui fut le premier cinĂ©aste tunisien. Certains disent que ce surnom lui vient d’une joyeuse confrĂ©rie qui s’appelait Les Pompiers de l’Ile de Chikly, cette petite Ă®le situĂ©e sur le lac de Tunis oĂą Albert Samama organisait des fĂŞtes. Ce personnage extraordinaire Ă©tait d’une curiositĂ© telle qu’il a Ă©tĂ© le premier Ă  introduire une multitude de nouveautĂ©s en Tunisie, dont d’ailleurs, le cinĂ©ma. Avant d’amener le cinĂ©ma, il a Ă©tĂ© le premier Ă  introduire la bicyclette, le tĂ©lĂ©graphique sans fil, le premier appareil Ă  rayons X dans un hĂ´pital de Tunis… Comme il Ă©tait passionnĂ© de photographie, il s’est tournĂ© tout naturellement vers le cinĂ©ma, en 1895, lorsque le cinĂ©ma a Ă©tĂ© inventĂ©. Deux ans après, Albert Samama Chikly organisait des projections de films en Tunisie. Non content de filmer sur terre, cet inventeur curieux et touche-Ă -tout, a effectuĂ© la première prise de vue en ballon entre Hammam-lif et Grombalia puis les premières prises de vue sous-marines. Il filme ensuite le tremblement de terre de Messine, une pĂŞche au thon pour le Prince de Monaco, et pendant la Guerre 14-18, les tranchĂ©s de Verdun. Après toutes ces rĂ©alisations expĂ©rimentales, il dĂ©cide de faire son premier court mĂ©trage. C’Ă©tait en 1922. Il tourne Zohra, l’histoire d’une jeune fille française qui tombe d’un avion et qui est recueillie par une tribu bĂ©douine tunisienne. Le film dĂ©crit la vie de cette tribu dans tous ses dĂ©tails. Il en avait confiĂ© le rĂ´le principal Ă  sa fille HaydĂ©e (elle vit toujours en Tunisie, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  la rue de Marseille Ă  Tunis). Je donnerai cher pour retrouver ces films que je cherche depuis longtemps. Un grand rĂ©alisateur de Hollywood, Rex Ingram, auteur notamment de Ben Hur, avait demandĂ© Ă  HaydĂ©e Chikly de jouer dans un de ses films. Son père s’y Ă©tait opposĂ© et c’est ainsi qu’au lieu de laisser sa fille aller Ă  Hollywood, Samama Chikly a dĂ©cidĂ© de ramener Hollywood jusqu’Ă  sa fille. Il rĂ©alise donc AĂŻn el Ghazal ou La Fille de Carthage, premier long mĂ©trage de Tunisie rĂ©alisĂ© par un Tunisien.
Après ce long mĂ©trage de Samama Chikly, de nombreux films coloniaux sont tournĂ©s en Tunisie et on n’entend plus parler de celui qui fut le père du cinĂ©ma tunisien. Sur la tombe de Samama Chikly, on peut lire cet Ă©pitaphe: « Inlassable dans la curiositĂ©, tĂ©mĂ©raire dans le courage, audacieux dans l’entreprise, obstinĂ© dans l’Ă©preuve, rĂ©signĂ© dans le malheur, il laisse des amis ».
A l’indĂ©pendance, il y avait en activitĂ© deux cinĂ©astes tunisiens professionnels, l’un juif et l’autre musulman. Le juif c’est AndrĂ© Bessis qui rĂ©alise les premières actualitĂ©s tunisiennes filmĂ©es sous le titre Al-Aahd al-Jadid (la nouvelle ère); l’autre est M’hamed Kouidi, qui rĂ©alise son premier film en 1956 sur l’AssemblĂ©e nationale constituante tunisienne. Puis, la première gĂ©nĂ©ration de cinĂ©astes formĂ©s Ă  l’IDHEC de Paris intègrent la SociĂ©tĂ© tunisienne de production et d’exploitation cinĂ©matographique (SATPEC) ou la Radio TĂ©lĂ©vision Tunisienne (RTT). C’est seulement dix ans après que Omar KhĂ©lifi passe du cinĂ©ma amateur au cinĂ©ma professionnel en tournant en 1966 le premier long mĂ©trage de fiction rĂ©alisĂ© par un Tunisien après l’indĂ©pendance Al-Fajr (L’aube).
En 1986, après une longue pĂ©riode oĂą il ne se passe rien de vraiment marquant, il se produit un coup de tonnerre avec L’Homme de cendres rĂ©alisĂ© par Nouri Bouzid. Jusque-lĂ , si on cherche l’image du juif tunisien dans le cinĂ©ma tunisien, on ne la trouve guère. Le personnage du juif tunisien est certes prĂ©sent, quoique rarement, dans des sketches radiophoniques, dont certains ont Ă©tĂ© Ă©crits par le professeur Albert Hayoun ex-professeur d’anglais, et d’autres par Mongi Ben YaĂŻche; on la trouve aussi dans certaines pièces de théâtre tĂ©lĂ©visĂ©es. Je citerai en particulier une pièce du genre comique intitulĂ©e Ech-chĂ©faa mil KhĂ©laa (J’en ai marre de la villĂ©giature); on y voit une famille de Tunisois musulmans qui, pour prĂ©parer ses vacances, part Ă  la recherche d’une maison Ă  louer Ă  la banlieue nord de Tunis, du cĂ´tĂ© de La Goulette et de KhrĂ©reddine. La nĂ©gociation avec DĂ©dĂ©, un Tunisien juif, pour le prix de la location est assez ardue, mais ils finissent par se mettre d’accord.

L’Homme de cendres fut un Ă©vĂ©nement capital dans le cinĂ©ma tunisien. Ce film raconte le drame personnel d’un jeune Tunisien graveur sur bois de profession (naccache) qui a Ă©tĂ© formĂ© par un maĂ®tre-menuisier juif qui s’appelle LĂ©vy; le film aborde beaucoup de sujets tabous dans la sociĂ©tĂ© tunisienne, dont l’un particulièrement grave: celui du viol des jeunes garçons qui rĂ©sulte, entre autres, de la sĂ©paration stricte entre les deux sexes. Dans ce film, le jeune garçon qui a subi un viol dans son enfance, se prĂ©pare Ă  se marier. Il s’agit d’un mariage arrangĂ© entre les parents des futurs Ă©poux. Au moment du mariage, le jeune homme est saisi d’une grande angoisse car il se demande s’il est encore viril après ce qui lui est arrivĂ© et s’il peut encore se marier. Comme il n’ose pas en parler avec son père, il va revoir son maĂ®tre le vieux LĂ©vy, celui qui lui a appris son mĂ©tier, pour lui confesser son lourd secret. Lorsque ce film est passĂ© au festival de Cannes en 1986, et dans le climat de cette Ă©poque, beaucoup de critiques notamment proche-orientaux ont taxĂ© le film de sioniste parce qu’il y avait le personnage du Juif LĂ©vy. Si bien que lorsque le film a Ă©tĂ© programmĂ© aux JournĂ©es cinĂ©matographiques de Carthage(2), des jeunes ont distribuĂ© des tracts devant la salle de cinĂ©ma Le ColisĂ©e oĂą le film Ă©tait programmĂ© le qualifiant de sioniste et appelant Ă  le boycotter. Le film est nĂ©anmoins programmĂ© et au cours du dĂ©bat, certains appellent Ă  l’interdire. Nouri Bouzid rĂ©pond: « Vous voulez effacer une partie de ma mĂ©moire! Je ne vous permettrai pas d’amputer une partie de ma culture ». Il ajoute que « ceux qui veulent Ă  tout prix confondre « juif » et « sioniste » ont le mĂŞme raisonnement que ceux qui en Europe, veulent confondre « arabe » et « terroriste » ou « musulman » et « fanatique ». Tout ce dĂ©bat reste dans le cadre de la joute idĂ©ologique qu’on a connu dans les cinĂ©-clubs Ă  l’Ă©poque de la culture sur-politisĂ©e des annĂ©es 70. Une comĂ©dienne Ă©gyptienne, Ferdaous Abdelhamid, qui jouait dans un film en compĂ©tition et qui voulait Ă  tout prix le Prix d’interprĂ©tation fĂ©minine, cherchant Ă  tirer profit de la situation, n’a rien trouvĂ© de mieux que de se rĂ©pandre en interviews venimeuses demandant le retrait de L’Homme de cendres de la compĂ©tition officielle le qualifiant de « pro-israĂ©lien », « anti-arabe », etc. Vaine campagne, car le jury dĂ©cide d’attribuer le Tanit d’Or Ă  ce film. L’actrice ulcĂ©rĂ©e, monte sur scène et dĂ©clare: « Le jury de ce festival n’a pas cru devoir me dĂ©cerner de prix; mais le vrai jury reste le public tunisien qui raffole des feuilletons Ă©gyptiens ». L’Ă©preuve de vĂ©ritĂ© ne tardera pas Ă  arriver pour dĂ©mentir ce jugement. En effet, lorsque L’Homme de cendres sort dans le circuit commercial en Tunisie, on s’aperçoit que non seulement toute cette campagne hostile ne laisse aucune trace; mais il se passe le contraire. Le film s’affirme comme un triomphe populaire et rĂ©alise le record de recettes absolu en Tunisie depuis l’existence du cinĂ©ma, battant des films comme Rambo et Rocky. Il sera par la suite rattrapĂ© et dĂ©passĂ© par de nouveaux films tunisiens. Avec l’accueil rĂ©servĂ© par le public Ă  L’Homme de cendres, il y a lieu d’ĂŞtre rassuré… malgrĂ© tout ce qui a pu se passer, sur la modĂ©ration et la tolĂ©rance qui continuent Ă  caractĂ©riser les Tunisiens.
Il y d’autres films en relation avec ce sujet: Les Jasmins de la vĂ©randa de Serge Moati, qui a fixĂ© le moment chargĂ© d’Ă©motion oĂą le cinĂ©aste retourne en Tunisie, son pays d’origine, après de nombreuses annĂ©es d’absence; Le Nombril du monde de Ariel Zeitoun, tournĂ© en Tunisie en 1993, un film autobiographique — l’histoire de son propre père — dont le rĂ´le principal est interprĂ©tĂ© par Michel Boujenah; le documentaire de Mounir Baaziz sur le pĂ©lerinage de la Ghriba rĂ©alisĂ© Ă©galement en 1993.

Le dialogue intercommunautaire et interconfessionnel en Tunisie semble bouger de manière significative grâce au cinĂ©ma. D’autres projets de films existent: celui de Selma Baccar sur Habiba M’sika, la grande chanteuse juive tunisienne. Je traiterai moi-mĂŞme dans mon prochain film qui s’appellera TGM ou Un Ă©tĂ© Ă  la Goulette — dont l’idĂ©e existe depuis quatre ans — de la communautĂ© juive tunisienne. Je n’ai pas attendu qu’il y ait un feu vert pour m’intĂ©resser Ă  cette dimension capitale de notre identitĂ© tunisienne. Je n’ai pas attendu non plus que le sujet soit dans l’air du temps.
Sans faire de complaisance et sans nier les vrais cloisonnements ni les vraies discriminations, je crois que la Tunisie a un gĂ©nie spĂ©cifique qui appartient Ă  tous ses enfants et auquel ils ont tous contribuĂ©. C’est pour cela que les amputations de la mĂ©moire ou de la structure socio-culturelle, mĂŞme temporaires, sont toujours regrettables.
Puisque nous sommes, aujourd’hui, en train de recoudre ces morceaux de mĂ©moire, je suis très fier de dire qu’avec l’expĂ©rience, entre autres, de L’homme de cendres, on a vu une fois de plus qu' »en Tunisie, c’est possible ». Alors faisons ensemble, Ă  partir d’aujourd’hui toujours davantage, pour que ce soit tous les jours de plus en plus possible.

Férid Boughedir

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Pinacolada (Pinacolada) le mercredi 27 novembre 2002 – 20h22:

Cher Emilie, merci de me rassurer. Il n’y a pas que des Haineux sur ce forum et merci pour ta tolĂ©rance et votre sens de la mesure ca rassure !!

« En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur. » Gandhi.

« La règle d’or de la conduite est la tolĂ©rance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la mĂŞme façon, nous ne verrons qu’une partie de la vĂ©ritĂ© et sous des angles diffĂ©rents ». Gandhi.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mexico (Mexico) le mercredi 27 novembre 2002 – 20h16:

Chere Axelle,
Existe t-il une sacree musique qui puisse susciter la joie de danser?
Chacun de nous est unique. Ce qui provoque a l’un de la joie, peut causer a l’autre de la tristesse, de l’aversion, voire de l’indifference.
A mon avis, un ingredient est indispensable: savoir ou pouvoir s’exterioriser.
Il s’agit la encore d’un autre vaste sujet.
Nous avons tous besoin de decharger d’une facon ou d’une autre notre energie et nos sentiments.
La danse est un moyen de les defouler.
J’ai la musique et le rythme a fleur de peau et je suis capable de danser de la meme facon en public, accompagnee ou toute seule.
Tu as vu ce vieux film avec Anthony Qinn: « Zorba le Grec »?
Je m’identifie avec ce personnage.
Bien amicalement,
Yael

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Davideden (Davideden) le mercredi 27 novembre 2002 – 19h45:

La question du jour (annee? siecle?):
quand arabes et juifs pourront cohabiter ensemble?
La reponse a cette question est simple.

Quand les Arabes n’ont pas le pouvoir.

Cette reponse est argumentees par cela:

1. Des que les pays Arabes ont recus leur independance la « cohabitation » a cesser d’exister en faveur de la fuite des Juifs.
2. En Israel les Arabes vivent et cohabitent car la pouvoir est dans dans la main des Juifs.
3. En Europe et aux USA, ils cohabitent car ni l’un ni l’autre controllent le pouvoir.
Je voudrais tout de meme signaler que la croissance rapide de la minorite Arabe en Europe va sans aucuns doutes rendre la presence de Juifs de plus en plus dificile en Europe.

Conclusion:

La cohabitation n’est possible que quand les Arabes n’ont pas le controle de leur destine. Des arrive au pouvoir les Arabes ne croient plus en la democratie et aux droits des minorites.

Democratie est pour l’Islam un outil de propagation chez l’ennemi. L’outil devient « caduc » quand la terre devient « d’Islam ».

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Bazooka (Bazooka) le mercredi 27 novembre 2002 – 18h05:

Mieux que le Prophete Jeremie, la Torah du Saint-Beni-soit-Il, lui-meme.

Loi de Moise, donnee par J..h sur le mont Sinai, formule complete :

« Si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brulure pour brulure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure ».

Exode, livre 21, verset 24 ; Levitique, livre 24, verset 20 ; Deuteronome, livre 19, verset 21.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Charlotte (Charlotte) le mercredi 27 novembre 2002 – 16h15:

qui a dit : tendre la joue a la main qui ( vous ) frappe ?
vous avez tous j’en suis sur la reference sur le bout de la langue.
Vous le saviez tous c’est….. Jeremie:Les Lamentations chapitre 3, verset 30

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Admin (Admin) le jeudi 28 novembre 2002 – 06h57:
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