TEVETH, dont la néoménie est incluse dans les lumières de ‘Hanoukka, est un mois difficile pour Israël : trois jeûnes y marquent, en effet, des événements néfastes dans l’histoire du peuple juif : deux jeûnes que n’observent que des personnes particulièrement pieuses (les 8 et 9 Téveth), et un jeûne que tout juif doit observer, car il a été fixé par les Prophètes d’Israël ; il s’agit du 10 Téveth.
Il commémore l’établissement du siège sur Jérusalem par Nabuchodonosor, siège qui a duré trois ans et qui s’est achevé par le premier exil dit » Exil de Babylone « .
En dehors de la contrition qu’implique le jeûne sur le plan physique, il s’agit surtout de faire un retour sur nos fautes passées -nous sommes solidaires de nos ancêtres-, fautes qui ont provoqué la colère divine contre Israël, et de prendre de fermes résolutions pour essayer de marcher dans les voies de l’Eternel. Nous devons avoir toujours présent à l’esprit le verset du prophète Michée [ch. VI, 8] : » Homme, on t’a dit[…] ce que le Seigneur exige de toi : rien que de pratiquer la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton D.eu « .
Si progressivement les Bné Israël s’engagent dans cette direction, nous pouvons être assurés que » rapidement et dans un temps proche » nous verrons la rédemption d’Israël et que » nul ne convoitera [notre] territoire » (Exode XXXIV, 24).
LEON MASLIAH