Voici la photo de mon grand-père au travail à TUNIS. L’hiver, il confectionnait des breiks que ma mère n’a
jamais réussi à fabriquer comme lui.
Il ne savait pas encore qu’il allait émigrer en France, vivre en banlieue d’un HLM à l’autre, revêtir malgré lui l’identité « d’immigrant », loin de tous ceux qui l’avaient entouré toute sa vie, loin du soleil et la mer qui ne le bercerait plus sur ses flots, souvent assis sur une terrasse de café l’après midi, ou au bas de l’immeuble, à regarder les enfants jouer, en attendant le soir. Amitiés. Colette LELLOUCHE MOULY

Le marchand de beignets