C’était un dimanche de fin d’hiver , un dimanche comme les autres , il n’y a pas si longtemps .Je t’assure qu’il faisait beau ce jour-là ; le temps était clair , presque ; presque lumineux .
J’attendais quelqu’un qui me demandait un petit service , au coin d’une rue d’un village très retiré de la Beauce , en pleine France .
J’attendais , seul , au volant de ma voiture ; la rue en question menait vers le cimetière du village . Soudain le paysage s’est assombri , imperceptiblement ; et puis j’ai vu un pan de manteau noir qui couvrait le ciel : aussitôt je me suis dit que je ne le lâcherai pas ; pourtant je n’avais pas entendu la moindre pétarade de moto et pourtant c’était bien lui , le mollah omar ; j’en suis sûr .
La suite c’est toujours la même : des crayons , des couleurs , une fébrile agitation : il marchait vite pourtant , sans voir qu’il était observé , comme si je n’existais pas ; il tenait une sorte de poteau télégraphique dans sa main droite : je n’ai jamais compris pourquoi
Et puis je préfère ne pas trop en dire : va savoir , avec les élections qui approchent !



