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Poème d’exil, par M Sebag

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Bravo pour Harissa.
J’ai retrouvé ce poème que j’ai écrit à l’âge de 16 ans (en 1962) dans la
grisaille de Bécon les Bruyères (banlieue parisienne)

 


Tunis! J’appelle Tunis!
Arc en ciel voilé, femmes en floches,
Les souks ont cette odeur d’amour sans artifice,
on y marchande tout, les tapis, l’espoir, les épices.
J’avais à peine douze ans, des amis pleins les poches.
Place Jeanne d’Arc, ma mouquère,
tes palmes ruissellent sous le soleil,
c’est le matin qui s’éveille
et les palmiers rieurs.
Mes mots n’étaient que solitude, j’en veux faire couleurs,
casquettes, turbans et chéchias,
pantalons, robes et djellabas
J’en veux faire, j’en veux faire ….
Ma tête est pleine de Belvédère.
Peut-être est-ce une onde qui s’étale,
peut-être un cri, peut-être un râle,
dans mes oreilles chante une cigale,
j’ai de la fièvre, je fais escale,
ma tête est pleine de Belvédère.
J’ai mal, je pleure,
Les jours passent et tu demeures
Tunis! J’appelle Tunis…

« sebag » <mpsebag@almanet.fr> 


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