SIDRA » BECHALLA’H » – CHABBATH » CHIRA »
UN HYMNE POUR L’ETERNITE
Plusieurs thèmes sont exposés dans cette Sidra :
– L’Exode d’Egypte
– La traversée de la Mer des Joncs (Mer Rouge)
– La MANNE tombée du ciel dans le désert
– Le puits dans le désert
– Le combat contre Amalek.
Cependant, c’est la » CHIRA » qui a donné son nom à ce Chabbath. Pourquoi ?
Parce que ce chant est récité -QUOTIDIENNEMENT- par toutes les générations
d’Israël, comme s’il venait d’être composé. Nos Sages ajoutent que toutes les paroles de la Thora l’Eternel les a dites et les enfants d’Israël lels ont écoutées ; mais ce chant, c’est Israël qui l’a entonné et l’Eternel qui l’a écouté. Il faut imaginer qu’après le prodige unique dans l’Histoire de l’humanité – l’ouverture de la mer, le passage d’Israël à pied sec, et l’engloutissement de Pharaon, ses chars et ses armées – le moral d’Israël se trouvait à un tel niveau d’élévation, que le cœur de tous ceux qui en ont été
les témoins débordait de foi, tandis que le chœur de leurs voix paraissait véritablement méta-physique !
Le souffle de ce chant était à ce point exaltant qu’il s’est implanté comme une sensation de joie éternelle dans le cœur de toutes les générations d’Israël, et ce jusqu’à la fin des temps. Aussi, ce chant est-il précédé de l’expression: » ils dirent POUR DIRE « , en d’autres termes » les libérés ont déclamé un chant pour qu’il soit à jamais répété « .
Ce chant, élevé sur la mer quand » elle reprit son niveau » [Exode XIV, 27], Israël sut quel était le moment précis pour l’exprimer, celui où toutes les Hordes Célestes furent remplies d’exultation pour leur Roi, et toutes les créatures terrestres ont rendu grâce à l’Eternel et s’exclamèrent » l’Eternel est plus grand que tous les dieux » [Exode XVIII, 11].
Quand la Gloire du Seigneur enveloppa tout l’Univers » alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent cet hymne à l’Eternel » [Exode XV, 1], qui s’achevait ainsi : « L’Eternel régnera à tout jamais ! « .
Mais les merveilles n’excluent pas le quotidien : il fallait de quoi manger et boire DANS LE DESERT.
Aussi, le peuple se mit-il à » murmurer » contre Moïse. Puis, il se mit à regretter carrément l’Egypte où il était » assis près des marmites de viande, mangeant du pain à satiété » [Exode XVI, 3].
C’est là que de nouveaux prodiges se produisirent : l’eau amère s’adoucit et « du pain tomba des cieux, la manne « . Cette nourriture fut l’occasion de la prescription du seul commandement – » MITZVA « – de cette sidra : ne pas quitter la cité où l’on réside au-delà de 2000 coudées, afin de ne pas transgresser le Chabbath.
Après tous les miracles dont ils ont été lé témoins, les enfants d’Israël se sont à nouveau interrogés » l’Eternel est-il au milieu de nous ou n’y est-il pas? » Quand Israël commence à douter, cela se sait dans la région. C’est le moment que choisit Amalek -vous vous souvenez- pour l’attaquer. Et il fallut les prières de Moïse et le courage des hommes de foi pour en venir à bout : « Josué affaiblit Amalek et son peuple à la pointe de l’épée [Exode XVII, 13]
» Refroidir l’enthousiasme d’un peuple rendu à la liberté et gratifié de prodiges inouis, voilà la vocation d’Amalek à travers les âges.
Aussi, Rachi commente-t-il ainsi cette attaque perverse d’Amalek : » Le Saint-Béni Soit-Il a juré que Son Nom ne sera complet et que Son Trône ne sera parfait avant qu’Il ait effacé le nom d’Amalek de dessous les cieux « .
CHABBATH CHALOM ET TOU-BICHVATH SAMEA’H !
Leon Masliah