Voici un poème que j’ai adressé à un Internaute qui est revenu d’un des camps de la mort complètement démoralisé, il m’a ensuite adressé un message de remerciements. S’il peut contribuer à apporter un quelconque soulagement à d’autres qui sont en doute de notre devenir.
Il me semble aujourd’hui avoir été perçue
Par le peuple d’église comme fantôme vivant,
Survivant de la haîne, condamné à l’errance.
Devons-nous accepter ce triple châtiment
Et comme fugitifs chargés du sentiment
Honteux de tuer Dieu, s’enfuir puisque coupables ?
L’héritage de mon peuple est-il ma dette d’être ?
A qui dois-je de vivre ? A qui devrais-je mendier
Le droit de reproduire ou le droit d’exister ?
Devrions-nous enfin continuer comédie
De l’humain bafoué qui peut tout accepter ?
Ou renvoyer miroir aux consciences tourmentées !
Car cet être indomptable, indigne de foi,
Coupable désigné, malgré secrète estime,
C’est un peu de son âme qu’en livrant on piétine.
Colette LELLOUCHE MOULY
moulycolette@hotmail.com



