Ne dis pas que tu es juif, me confie un ami -musulman- tunisien. Ainsi, y aurait-il également au pays d’Hannibal, avenue de la Liberté, à Tunis, un climat anti-juif?
Je suis née en Tunisie , j’y ai grandi , j’ai eu une enfance protégèe ,comme la plupart des enfants là- bas ,du moins je le crois , et cela , bien que je sois venue au monde à un moment très particlier de l’histoire , juste avant la guerre de 40.
La coutume veut qu'on consacre la journée, qui précède les réjouissances pour l'anniversaire de l'indépendance d'Israël, à la Mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la réalisation de la plus grande Révolution Juive.
Lorsqu’on lui demandait : Où est ton oreille, Djeha ? il passait son bras droit par-dessus la tête et, touchant son oreille gauche, disait : - la voilà !
OY (cri de guerre des tunes) La pizza Memmi, la chantilly de Paparone, les kakis du Belvédère, le casse-croûte de chez Azar ou rien n'était laissé au hasard, les grillades de chez Fneyen ...
‘…Chouf ye ouldi, Eh’né cadin e’kè ouél béb dac… ! EchkouuuuN… ??
‘…Regarde mon fils, alors que nous étions assis toute la famille dans le salon, on entend frapper à la porte….QUI C’ESSSSSSSST…. ?’)
‘…E’ne MOUCHI ould MRIDEKH….Hel…. !
( C’est moi Moise le fils de Mridekh…Ouvre… !’)
Tous les matins à l’heure où les ftaïri alimentent leur feu, où les étoiles s’éteignent doucement, laissant à la lune et au soleil un tout petit instant pour une tendre et furtive étreinte, un petit train reconnaissant lève les yeux vers le ciel. Il remercia le mektoub pour cette si jolie vie.
Au plus loin de ses souvenirs, ses parents allaient souvent en visite chez des amis entre La Marsa et Tunis, les après-midi d'été. La petite fille s'ennuyait, silencieuse, elle promenait son regard alentour mais rien ne la divertissait. Un jour, au coeur de Sidi-Bou-Saïd, dans une maison magnifique, -elle devait avoir 6ans-, son ennui disparut à tout jamais lorsqu'elle aperçut ces tableaux.
Le PALMARIUM, que j’ai connu en ruines, étant enfant, était une salle de cinéma et de spectacles très renommée. Il a été bombardé en 1942, d’après le récit de mes parents, par les avions alliés en pour mettre hors de combats les soldats ennemis qui se réunissaient souvent en ce lieu
Etre un enfant qui a grandi pas loin de la mer c'est comme un marin qui a passé toute sa vie à naviguer sur les flots. Les flots ont cette musique douce et rugissante, une symphonie que seul les 'plagistes' savent reconnaître. Ma plage était belle autrefois. Plus maintenant.
Les relations mère/enfants, père/fils ont été souvent marquées par des conflits. Des conflits qui reposent pour la plupart du temps sur des quiproquos, des incompréhensions, des malentendus, des mots blessants, des remarques insupportables à un age ou une maman se doit d’être sage et compréhensible.
Parler de l’Alliance et de mon passage là-bas entre février 48 et décembre 50, ne peut être entièrement objectif, vue l’importance de ces années dans l’évolution de ma vie. Je venais d’arriver du Sud (Gabès) vers la Capitale, et tout était nouveau pour moi, même l’accent et une partie du langage.
La Goulette est dans un état fébrile... Les jeunes s'agitent entre le Café Vert, le chalet et le Casino... Que se passe-t-il? Comment, vous ne savez pas? Henri Tibi chante ce soir au Lido...
Mon père était musulman intégral et surtout pas intégriste. Il tenait une modeste librairie arabe à la Kutubia. Il m’avait un jour, quand j’avais l’âge de l’école primaire, acheté des lunettes de vue. Je m’en souviens comme si c’était maintenant. Juste en face de la Porte de France, un certain Lumbroso, opticien de son métier, juif de son obédience, tunisien de sa souche nationale.
Le Takrouri de mon temps années 30-40-50 et plus, était en vente libre dans tous les bureaux de Tabac en Tunisie en petit paquets de 2cm sur 3cm environ, a l'état naturel, trop gros pour etre fumé directement du paquet, il fallait pour cela le hacher plus petit que le tabac des cigarettes.
Bâtisseur prolifique et homme d'affaires avisé, Olivier Clément Cacoub, décédé le 27 avril à Paris à l'âge de 88 ans, aura marqué de son empreinte l'Afrique des palais présidentiels et des grands bâtiments publics, dont il fut longtemps l'un des réalisateurs favoris.
Dans une pièce sombre, faiblement éclairée par un puits de lumière, des hommes, assis à même le sol, fondent de l'argent et le versent dans des moules en argile. Sur sa carte de visite bariolée, Douini Barzouk, patron de la boutique, indique "fabrication de bijoux" et "anciens objets d'art".
DISCOURS PRONONCE LE 11 DECEMBRE 2011 A L’OCCASION DE LA CEREMONIE ORGANISEE PAR LA SOCIETE D’HISTOIRE DES JUIFS DE TUNISIE AU MEMORIAL DE LA SHOAH A LA MEMOIRE DES JUIFS DE TUNISIE VICTIMES DES NAZIS.
"J’ai assisté ce 7 décembre à la 69eme commémoration des victimes juives sous l’occupation allemande de la Tunisie qui s'est tenue à "Yad Vashem" . Durant cette émouvante cérémonie, furent entendus de nombreux témoignages de rescapés de cette période tragique qu’a connue le Judaïsme tunisien.
Du coté de la PICCOLA SICILIA, les italiens et les maltais adorateurs de la bière et du vin, de la bonne chaire fraiche du poisson en tout genre sentaient la bonne marée de notre pays de cocagne. Ils avaient le monopole du poisson sur les quais de la Goulette.
Le 20 novembre 1949, deux avions « Dakota » d’une compagnie hollandaise décollent de l’aéroport de Tunis, à leur bord, des enfants juifs entre 10 et 15 ans et leurs accompagnatrices dont la destination prévue est la Norvège. La communauté juive et l’Agence juive se sont entendues avec les autorités norvégiennes pour accueillir, pour quelques mois, ces enfants de santé fragile dans des sanatoriums se refaire une santé en vue de leur alya.
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