RÉFLEXION.
L’âge d’or ou l’âge des lumières. … !
Quoi penser de ces années là, où nous avons échappé aux bruits sourds du canon à la Goulette… ? Je parle de notre génération celle d’après 45 au sortir de la guerre celle qui n’a pas épargné la Goulette puisqu’elle a reçu son dû.
Elle fut bombardée selon bcp de témoignages et remise en état qqs mois plus tard. Mais pour nous, jeunes goulettois, nous avons connu que le soleil, la lumière bien loin des poussières nocives, des hurlements de peur, des cris d’angoisse et des morts.
Lorsqu’une génération, comme la notre a échappé à cette misère, je peux dire sans me tromper que nous avons vécu un âge d’or. Nous avons vécu l’âge des lumières sans que rien ne vienne troubler cette flamme qui nous réchauffait bien que notre situation n’était pas au sommet. Mais qu’importe…Nous étions libres de fêter nos fêtes.
Nous étions libres de circuler, libres de fréquenter selon nos envies.
Libres d’aimer, de s’accoupler sans que personne n’y trouve à redire.
Libres de blasphémer, de boire, de vomir, de se quereller, mais pas libre de parler politique en public. Cela ne nous intéressait pas d’ailleurs.
Je n’ignore pas que beaucoup sont partis sous cet âge d’or et de lumière avec ou sans regrets mais la plupart d’entre eux sont partis marqués par cette jeunesse d’or et de lumière.
Pièces jointes:
'...Je vous donne le LA...Jeune homme ..!' MR STIL.
‘.. La Goulette a des enfants et la mer a des oiseaux §§§§§§§
;L’ oiseau s'appelle moineau §§§§§§;
l'enfant s'appelle le gamin. De la Goulette….§§§§§§§
‘…J’suis né à la Goulette,
C'pas la faute à Haya,
Et cancre à la semaine,
C'pas la faute à Emma.
J’ ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
J’tais un petit oiseau,
Qui s’habillait en trousseau..
Joie est mon caractère,
C'est la faute à mon père
J’cherchais mon trousseau,
C'est pas la faute à Mado.
J’ suis bien tombé par terre,
C'est la faute à Jojo,ooHHHHH
Les mains sales par la terre,
C'est la faute à.......//// ViganoOOOO !’§§§§§§
A ma connaissance, à la Goulette, il n’y avait pas de cour des miracles.
Un lieu de rassemblement où éclopés, miséreux, orphelins et orphelines mendiaient le jour et la nuit pour voler des bourses dans des ruelles sombres, là, où le guet-apens était leur survie.
‘…J’chuis tombé…le nez dans le ruisseau c’est la faute à Voltaire… ! Chantait Gavroche.
Nous, MMMmmm///§§§§§
Enfants de la Goulette, nous pataugions bien dans les caniveaux, les pieds nus dans l’eau, les jours de pluie pour nous distraire, mais jamais le nez dans le ruisseau.
Là bas, mmmMMM..§§§§
Il y avait ce qu’on appelait le quartier de L’Oukalla, un grand pâté de chambres toutes accolées les unes aux autres. Y’avait même une syna pas loin, celle du Brattel, là
D ieu, de là, entendait monter les cantiques des juifs du soir au matin.
Là bas…MMMmmmm///§§§§
C’était aussi la grande cour, où les poules, les oiseaux, les lapins, les coqs, les rats et souris s’en donnaient à cœur joie….
Sans oublier les moustiques que je cite sur ce grand champ d’honneur, je vous laisse aussi imaginer toutes ces bandes ces punaises qui se gavaient d’un sang pur goulettois.
Les gamins de ce petit village posaient leurs pièges à oiseaux sans se rendre compte qu’une patte de poule pouvait en souffrir.
Là bas…MMMmmm…§§§§
Les ‘bratelliens’ et ‘oukaliens’,
ils étaient des enfants de cœur parmi eux des enfants de choeur...
n’étaient pas tous riches mais pour la plupart honnêtes, bons vivants,
Aimants surtout poser leur table par grand soleil, dehors, devant le seuil de leur modeste demeure.
Que restent t’ils de ses murs qui ont vécu les cris des bébés, les prières, l’odeur des bougies....
L’arome des pets, et surtout vivre en paix…..Il ne reste plus rien, rien que du plat, tout est parti, tout est fini, tout est mort depuis.
Honneur aux enfants de l’OUKALLA ET DU BRATTEL.
Pièces jointes:
C’est pas commode….
Je me souviens de la commode. Celle de Meiha. Dans ses tiroirs, il y avait un peu de tout, surtout son peigne fin dit peigne poux ‘fele’yé….Elle collectionnait ses petites mèches mises dans un papier journal et surtout, il ne fallait pas y toucher. Il y avait aussi, ses petits bandeaux,genre serre tête, une petite boite de poudre rose, un rouge à lèvres qui ne s’usait presque jamais et aussi, ses petites boites de médicaments en tout genre. Lorsqu’elle est partie, maman tout jeté.
Dans sa chambre, maman avait sa commode, elle collectionnait les boites de médicaments, à tel point qu’elle savait tout de la médecine, elle allait même jusqu’à contredire son médecin personnel lui rappelant que certains symptômes pouvaient s’apparenter à ceci ou cela.
A Paris, elle avait sa ‘commoudinou’ et son armoire à pharmacie. Une vraie pharmacopée.
Lorsqu’elle décède, mon frère dut remplir plus de trois sacs de tubes, de boites de comprimés Etc….
Merde, j’ai aussi maintenant ma commode au chevet de ma tronche, prés de mon lit…
Mais pourquoi les commodes à pharmacie nous accompagnent t’elles…. ???
Chez les BRTOHERS MEBEL….Boutique magie et sorcellerie….
Rentre un monsieur de type nord africain…
‘…Albert, si Allah qui m’envoie, on si conné dipuis au moins 20 ans ( je le vois pour la première fois, c’est moi qui tient le bar au bout de la rue( je connais un bar à putes où tous les ivrognes se donnent rendez vous à la nuit tombée) i bien dipuis ke la garce s’est mise en face ji ni travaille plis, elle mi casse mon boulo et ji crois qu’elle m’a fit qq chose, tous mi clients
Sont partis chi zelle….Alors donne moi qq qui chose pour lui apporti la poisse…. !’
‘…Et bien c’est facile bara boul ââla yeddék…. !’( Va faire pipi dans tes mains… !’)
‘….Ah merci, combien di fois par jour…. ?’
‘…Une semaine…. !’
Il sort et deux minutes plus tard…
‘…Albert, ti sais je comprends pas l’arabe des tunisiens, ji suis kabile, ti pé me traduire…. !’
‘…Fais pipi durant une semaine dans tes mains et ca va marcher.. !’
‘…Ah, ji savais, ci li meilleur consil ki jé entendu, vous les jifs vous êtes li meilleurs, dans ci domaine… !
‘…Un consil gratis en plis…. !’
A la dame de 70 ans
Qui craint de mourir…
Avant son réveil. SUR FB.
Que craignez-vous MADAME … ???
Avez-vous pensé au jour de votre naissance…
Qui a mit votre père et votre mère dans la joie… ?
Et tous vos proches qui ont youyouté au jour de votre naissance… ?
Avez-vous pensé de combien d’amour, ils vous ont entouré, cajolé
Embrassé, ceint, adoré, aimé, gâté, choyé, instruit, suivi … ?
J’ai senti vos larmes à travers l’écran et cette tristesse du lendemain
Qui vous angoisse… ! Qui vous envahie en fermant les yeux… !
Ne craignez rien madame, la vie appartient à celui qui l’a donné en gages…
Sans rien vous demander sauf que de la rendre heureuse…
Eloignez de vous ces appréhensions, si tous les papillons du monde
Pensaient comme vous, ils seraient morts avant d’avoir vu le soleil…
Si la nuit vous perturbe vivez là comme si c’était le jour….
En pensant à ceux qui n’ont rien vus et qui marchent dans le noir…
Chez Les BROTHERS MEBEL….Connus pour vendre de la MAGIE….
Me voilà face à une dame noire qui m’entretient de son problème.
Elle est célibataire, vit seule dans son studio au premier étage.
Elle entend tous les soirs, des bruits qui viennent d’en haut comme des petits coups de canne assez répétitifs et réguliers….Elle répond à ces coups par des coups de bâton, son balai….Autant de fois que les coups se répètent…Donc si elle entend trois coups, elle répond
Par trois coups….
‘…Que dois-je faire Albert… ?’
‘..Sans doute du mors, votre voisin vous envoie des signes, il est célibataire… ?
‘…La concierge me dit oui, mais je n’ai pas voulu approfondir la chose… !’
‘…L’avez-vous croisé entre deux étages…. ?’
‘…Non… !’
‘…Sans doute qu’il n’ose pas vous aborder et qu’il essaye de vous faire la cour à sa façon, il a l’air d’être timide…. ! Établissez un code avec lui du genre Trois coups '... peut-on se voir… '? Quatre
Coups ‘…Si on peut prendre un café demain etc… !' Écrivez-lui un petit mot et expliquez-lui la marche à suivre… !’
‘…Ah ok, bonne idée… !’
Elle suit mon conseil et qqs jours plus tard…
‘…Mr Albert, j’ai fais comme vous m’avez dit, et nous avons discuté par coups interposés… !’
‘…Ah parfait et alors…. ?’
‘…Alors, une semaine plus tard, j’entends des coups sur ma porte et je vois quoi….Mon voisin est aveugle, alors je lui ai dis qu’il s’est trompé de porte… !’
Yââ’tic ââme ye bimé….
Les enfants du paradis..
Avaient les pieds dans l’eau…
Et la tête dans les nuages.
Quand ils marchaient
Sur les cailloux, ils en riaient…
Sur le sable chaud, ils en riaient
Et quand ils réfléchissaient
Ils pensaient à Blek le ROC.
A Pépito, pas à Gustave Flaubert….
Les enfants du Paradis,
Aimaient à courir d’entre les ronces….
Les horics, les bris de verre….
Ils étaient nous…
Tous…
Nous les enfants du PARADIS.
Bonsoir, ici la voix de Breitou. RADIO NOSTALGIE.
Les albums de famille.
Notre modeste bibliothèque constituée de photos avec souvent au verso
Des dates, des noms et prénoms, souvenirs de tantes, cousins, cousines, oncles, frères, amis, grands mères et papis, réunions familiales et par delà l’écho de ces images figées, ces voix qui nous parviennent après des années et des années. Le papa, la maman en bonne place pour mémoire viennent nous dire combien leur présence était indispensable. Combien la chaleur de se retrouver était grande.
Combien le partage était sacré du temps où chacun habitait à qqs lieux. Un simple aller retour en train, en voiture, ou à pieds et nous voilà chez l’un chez l’autre sans pour autant se fatiguer et cavaler dur.
On avait l’impression que nos maisons étaient collées et qu’il nous suffisait de pousser la porte pour s’allonger sur le divan et voilà la tante ou l’oncle offrir un encas. La cousine, le cousin venir s’asseoir au bord de ce sofa souvent maculé d’une tache grasse. Lol.
Il fut un temps, je dirais une ère où tout nous était facile…
Aujourd’hui l’oncle vit en Amérique, la tante en Israël, l’autre à Marseille, éparpillés comme une semence sous le vent qui s’enracine d’entre des sillons lointains.
Il nous reste plus que le coup de fil, le dialogue virtuel, un écran pour parler avec un portrait à des milliers de milles.
L’album s’ouvre de temps en temps pour les amoureux de la nostalgie pour rappeler l’existence que fut la notre au pays de l’huile et de l’harissa.
D’autres temps d’autres lieux…..
Les rues de Tunis que nous avons connues figurent tjs dans nos albums.
Chaque rue, ruelles, avenues nous rappellent une vie où tout était ‘dar el khlé tby El left… !’ Du décor, rien de luxueux, nous nous sommes habitués aux murs délabrés, aux trous dans les murs, à la souris furtive qui traversait le salon, à la mémé en difficulté qui appelait son petit fils pour un verre d’eau… Aux terrasses inondées de soleil ; le seul
Endroit où le pantalon mouillé parlait avec une culote…Où le moineau distrait se faisait piéger par une ‘houceila… !’
A LA Goulette une ampoule sur deux était éteinte et pour cause, certains petits rusés, pour flirter à l'abri des voyeurs, passait à la nuit tombée, pour la faire passer de vie à trépas.
Nous sommes bien loin de Paris où le flirt se fait au grand jour et en public.
Nous sommes bien loin de Paris avec ses rues ordonnées, son luxe, ces murs remis à neuf ou alors démolies…Chez nous, une maison ne se mourrait qu’après 200 ans…Pas avant.
A croire que les ruines font partie du décor. Oui, nous aimions nos vieux murs, la crasse qui entachait nos façades. ….LA SOURIS grise qui traversait en urgence notre salon….Drapeau en berne…
Nous nous sommes même accommodés à prier sur une tombe qui n’est plus.
Rien n’est facile..
Rien n’est aisé…
Il suffit d’assumer…
Tel est le prix de la vie..
La valeur qui se dit…
Car …..rien n’est facile..
Rien n’est aisé…
Dans la vie…
Il suffit d’assumer..
Le bien et le mauvais…
Car l’un ne va sans l’autre…
Assumer tous les jours.
Les imprévus, les aléas..
Les mauvaises fortunes
Et les joies qu’on souhaite
Durer le plus longtemps
Dans la…VIE…
Rien n’est facile..
Rien n’est aisé…
Il suffit ….
D’assumer…
|