Netanya fête la naissance du Mouvement Francophone Israélien.
Par Stephanie Zenati et Marie Meyer pour Guysen International News.
Jeudi 23 août 2007 à 11:24
Mercredi 22 août, plus de 5000 personnes se sont réunies à Netanya, pour fêter la création du Mouvement Francophone Israélien.
La soirée a été ponctuée par l’intervention de Richard Prasquier, Président du CRIF, et par les chanteurs Sharit Haddad et Guy Mardel, très appréciés du public.
»Il s’agit de joindre l’utile à l’agréable », nous a confié Francky Pérez, l’animateur de la soirée.
Même si de nombreuses personnes, touristes et Israéliens, sont venues principalement pour assister aux concerts, la plupart d’entre eux ont exprimé un vif intérêt pour ce mouvement.
»Les francophones ont besoin de se regrouper en Israël », ont déclaré plusieurs spectateurs.
Richard Prasquier, lors de son discours, a insisté sur le nombre de juifs français vivant en Israël.
» Il y a aujourd’hui 600 000 juifs francophones en Israël, et pratiquement le même nombre en France ».
Selon lui, le Mouvement Francophone Israélien. permettra à la communauté francophone d’avoir un réel moyen d’expression et »de réaliser une alyah de conviction et non de fuite ».
Celui-ci sera fédérateur, apolitique et ouvert à tous.
»C’est ce qui manquait en Israël : un mouvement de cohésion. », a déclaré l’ancien chanteur Guy Mardel.
»Quand les Français arrivent pour s’installer en Israël, ils sont perdus. Ils ont besoin d’être davantage pris en compte ».
Yossi Taieb, fondateur de ce projet, envisage également de créer un véritable lobby francophone en Israël.
Cette idée est plutôt mal accueillie par les Israéliens francophones.
»Le lobby est un mot qui fait peur », nous confie l’un d’entre eux.
» Il faut être tous unis : c’est bien le slogan de ce mouvement, non ? »
Malgré son absence, la maire de Netanya Mme Fierberg-Ikar, a fait part de son soutien.
Pour elle, cette soirée était également un moyen de remercier les Français qui viennent de plus en plus nombreux en Israël.
» Nous espérons que ce mouvement permettra de resserrer les liens entre Israël et la France », ont déclaré les organisateurs de la soirée.
Cependant ils ont tenu à exprimer leur incompréhension devant le rejet d’Israël par la Francophonie.
Quoiqu’il en soit, cette soirée a été une réussite, et a permis à ce mouvement novateur de prendre un bon départ.
La bombe atomique suisse, Historique :
Chronologiquement, la Suisse s’est d’abord intéressée à l’énergie nucléaire pour son usage militaire et ensuite seulement pour son usage civil comme nouvelle source d’approvisionnement énergétique.
A la fin de la seconde Guerre mondiale, une commission fut instituée par le Département militaire fédéral pour étudier la question de l’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires. Elle travailla sous l’égide du physicien Paul Scherrer. A l’époque, le gouvernement était favorable à ce que la Suisse se dote d’un armement atomique. En 1959, des contacts étroits ont même été établis avec l’état-major des armées françaises en vue de l’acquisition par la Suisse de l’arme atomique.
L’opposition politique contre l’arme atomique s’est manifestée au début des années 60 au travers de deux initiatives successivement votées en 1962 et 1963. Elles furent toutes les deux refusées par la population, mais eurent le mérite de provoquer une prise de conscience. Dans le cadre de l’ouverture de négociations internationales sur la non-prolifération des armes nucléaires, le Conseil fédéral a abandonné sa stratégie atomique au milieu de la décennie.
C’est à peu près au même moment qu’on a commencé à planifier le futur approvisionnement nucléaire civil de la Suisse. Suite à une grave avarie à la centrale expérimentale construite à Lucens (VD), le rêve d’un réacteur entièrement produit en Suisse a toutefois dû être abandonné. La première centrale nucléaire, de facture américaine, a été mise en fonction à Beznau (AG) en 1969.
Le mouvement antinucléaire a commencé à se constituer à la fin des années 60. La première grande mobilisation a eu lieu en 1973, contre la construction d’une centrale à Kaiseraugst. Des dizaines de milliers d’antinucléaires manifestaient régulièrement dans toute la Suisse contre la politique atomique du Conseil fédéral.
La catastrophe de Tchernobyl en 1986 a profondément changé l’optique de l’opinion sur la question du nucléaire. Le projet de Kaiseraugst a été abandonné en 1988 et deux plus tard, le peuple suisse acceptait un moratoire de dix ans sur la construction de nouvelles centrales. Parallèlement, le problème du stockage des déchets radioactifs a fait son apparition et s’est heurté à l’opposition féroce des communes choisies pour leur entreposage.
Aujourd’hui, l’opinion semble hésitante sur l’avenir du nucléaire en Suisse. C’est moins le spectre d’une catastrophe atomique que le problème épineux de l’entreposage des déchets à long terme qui continue de faire peur. Un problème qui n’a d’ailleurs toujours pas trouvé de solution définitive. A moyen terme, les centrales nucléaires existantes devront être fermées. Se pose alors la question de leur remplacement, soit par d’autres sources d’énergie dites «renouvelables», soit par la construction de nouvelles centrales. Le débat n’est pas clos.
Pour plus d’info, consulter le site :
http://www.solami.com/ach2.pdf
http://www.youtube.com/watch?v=hXg6d0BQxik
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Au PTB.
La suite du récit de l’été.
Irak: Maliki demande des excuses à la France après des critiques de Kouchner
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a demandé dimanche des excuses à la France après des propos très critiques du ministre français des Affaires Etrangères Bernard Kouchner appelant à sa démission dans un entretien à un hebdomadaire américain.
« Récemment nous avons reçu le ministre français. Nous étions heureux de sa venue et nous étions optimistes sur le fait que cette visite marque le début d’une nouvelle relation », a déclaré Nouri al-Maliki devant la presse.
« D’un coup, nous avons été surpris que le ministre fasse une déclaration qui en aucune manière ne peut être qualifiée de diplomatie, quand il a appelé au remplacement du gouvernement » irakien », a-t-il ajouté.
Dans un entretien publié par la version en ligne de l’hebdomadaire Newsweek, M. Kouchner a estimé que « beaucoup de gens pensent que le Premier ministre devrait être changé ».
« Mais je ne sais pas si cela va se produire, parce qu’il semble que le président (George W.) Bush soit attaché à M. Maliki. Mais le gouvernement ne fonctionne pas », a assuré M. Kouchner.
Interrogé sur l’existence d’un « fort sentiment » en Irak en faveur d’un départ de M. Maliki, il a ajouté: « Oui. Je viens d’avoir (la secrétaire d’Etat) Condoleezza (Rice) au téléphone il y a dix ou quinze minutes et je lui ai dit: +écoutez, il doit être remplacé+ ».
M. Kouchner a passé trois jours en Irak la semaine dernière où il a rencontré les différents responsables politiques, dont M. Maliki et le président Jalal Talabani.
Il avait expliqué que cette première visite d’un ministre français en Irak depuis l’invasion américaine de mars 2003 avait comme premier objectif de se mettre à l’écoute des différents protagonistes de la crise irakienne.
M. Kouchner avait conclu son voyage en se prononçant pour le respect de la souveraineté de l’Irak, le maintien de son intégrité territoriale et la poursuite de la démocratisation. Il avait également appelé à un role accru de l’ONU.
Devant la presse, le Premier ministre irakien s’est lancé dimanche dans une critique générale de la politique de la France en Irak, l’accusant de se ranger du côté des partisans de l’ancien dictateur Saddam Hussein.
« Par le passé, vous avez soutenu l’ancien régime (de Saddam Hussein, ndlr). Aujourd’hui, nous étions satisfaits et c’est le moment que vous choisissez pour apporter votre soutien aux partisans de l’ancien régime. Nous exigeons des excuses du gouvernement français », a-t-il clamé.
M. Kouchner dans l’entretien avec Newsweek a ajouté, avec une franchise rare pour un haut responsable après une visite officielle : « Il y a un fort soutien pour Adel Abdel Mahdi (un des deux vice-présidents irakiens) qui est quelqu’un de remarquable. Et pas seulement parce qu’il a étudié en France. Il est solide. De tous les gens disponibles, il est celui qui devrait être désigné comme Premier ministre ».
Dans la même conférence de presse M. Maliki a également critiqué le sénatrice Hillary Clinton, canditate à l’investiture du parti démocrate pour la présidentielle de novembre 2008, ainsi qu’un autre sénateur américain, Carl Levin, qui ont réclamé son remplacement.
« Hillary Clinton et Carl Levin sont des démocrates et devraient respecter la démocratie. Ils parlent de l’Irak comme s’il s’agissait de leur propre bien », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les deux sénateurs « n’avaient pas vécu dans leur propre vie des divergences comme celles que nous connaissons en Irak. Quand ils font part de leur jugement, ils ne savent pas ce que réconciliation signifie », a-t-il ajouté.
M. Maliki, un chiite, a été critiqué à Washington pour ne pas avoir su réconcilier les différents groupes confessionnels et politiques du pays, condition sine qua non d’une réduction de la violence.
Les partis sunnites ont quitté son gouvernement, ainsi que les plus radicaux des chiites. Dix-sept ministres sur 40 ont démissionné ou boycottent les réunions du gouvernement.
Pauline le mariage du rabin et de la Pasteur meme d’origine juive ne me gene pas .Pourquoi??
Notre Histoire monotheiste est l’elaboration d’une evolution partant des evolutions depuis Sumer passant par Babylone La Perse l’Egypte .
Ne fixons pas l’Histoire . La Philosophie Grecque a influence Jerusalem et la transmission
vers les Nations de la Thora par sa traduction des Septantes a Alexandrie et les Juifs ont participe a cet Universalisme Humaniste et Civilisateur Etre Juif c’est etre le gardien de la Thora le 1° Testament La transmission aux peuples du joyau d’Israel est inscrit dans la bible puis qu’il est prevu que les peuples seront autour d’Israel .Pour cela il leur faut une transmission meme avec leurs mythes fondateurs propres a leur Histoire.C’est comme la Croix presentee par un Rabin a un mourrant Chretien pendant la guerre de 14-18 Soyons coherent Je suis « pour « de participer aux regles
de transmission pour lutter contre une Humanité ne prenant pas en compte tous les progres Civilisateurs et aidons l’oeuvre fraternel
Kfir,
1000 mercis pour cette interview.
Il etait enfin temps que qqu’un remette les pendules a l’heure a l’ADFI et a sa representante omnipotente.
Ironie du sort, il aura fallu que ce soit justement qq’un du meme camp qui se mette a table !
Assez d’accord avec le paysage politique decrit, a part que voter HaAvoda, et de surcroit Amir Peretz, pour obtenir des changements sociaux, c’est encore une fois se mettre le doigt dans l’oeil jusqu’a la clavicule !
Peretz n’a rien fait pendant toutes les annees de son mandat de Secretaire General de la Histadrout (seul syndicat existant en Israel), alors ce n’est surement pas en tant qu’elu du gouvernement qu’il va faire qqchose pour les classes proletaires.
Son leitmotiv depuis qu’il a des responsabilites syndicales ou gouvernementales c’est: « plus j’occupe le siege, moins j’en fais et mieux je me porte » (re: son mandat de Ministre de la Defense et la fameuse photo avec les jumelles a l’envers).
Parti Socialiste en (re) construction
Par Caroll Azoulay pour Guysen International News.
Jeudi 23 août 2007 à 14:18
L’éclatante victoire remportée par Nicolas Sarkozy en Israël n’a pas empêché la création, en juillet dernier, d’une nouvelle section socialiste à Tel Aviv. Dirigée par Olivier Smadja, la section Yitzhak Rabin a pour vocation de « dynamiser la communauté socialiste en Israël, et de servir les intérêts des individus et non des personnes ». Rencontre.
Qu’est ce qui vous a motivé à créer la section Yitzhak Rabin ?
Nous avons constaté qu’il n’y avait aucune existence, de gauche socialiste en Israël. Elle existe sur le papier, mais dans la réalité des faits, c’est un désert.
Il existe une section du parti socialiste à Haïfa, à Jérusalem à Bersheva et à Tel Aviv mais ce ne sont pas des sections dynamiques, qui se réunissent, qui interviennent sur le terrain et, surtout ce ne sont pas des sections qui ont fait campagne pour Ségolègne Royal lors de la campagne électorale.
Pire que ça, il y a même eu une volonté de ne pas faire campagne.
Pourquoi ?
Je ne veux pas rentrer dans des considérations politicardes, mais on peut dire qu’à partir du moment où des personnes sont en place, elles ne veulent plus mouiller leur chemise.
Vous sous-entendez que c’était mal vu de faire campagne en Israël pour Ségolène Royal dans la mesure où la grande majorité de l’opinion francophone israélienne était favorable à Nicolas Sarkozy ?
Oui c’est exactement ça. J’ai entendu un responsable de section me dire : « cela ne sert à rien de faire campagne car c’est déjà joué ».
Il s’agit d’une attitude anti démocratique…
C’est une politique qui vise plutôt à servir l’intérêt des personnes au détriment de l’intérêt général.
Pensez-vous que cette démobilisation du parti socialiste en Israël puisse expliquer la victoire locale de Nicolas Sarkozy ?
Lorsque l’on atteint un tel score (près de 90 % en Israël et 97 % à Natanya) on n’est plus en mesure d’analyser ces chiffres comme on le ferait pour un résultat électoral classique qui se situerait aux alentour de 45 % / 55 %.
Ce que l’on peut dire, c’est que naturellement, et jusqu’à ces dernières années, les électeurs qui s’exprimaient aux élections nationales en Israël étaient de tendance de gauche.
Les scores réalisés par François Mitterrand le prouvent.
Depuis quelques années, il s’est produit une désertion du terrain par les militants socialistes, laquelle a permis à la droite traditionnelle de se rapprocher des francophones d’Israël.
D’autres épiphénomènes sont venus renforcer cette amorce de changement, parmi lesquels les visites de nombreux ténors UMP, et notamment celle de Nicolas Sarkozy en 2005.
Comment expliquez-vous que la visite en Israël de Ségolène Royale en pleine campagne électorale n’ait pas davantage mobilisé le camp de la gauche francophone en Israël ?
Certes elle est venue, mais elle a bénéficié d’une tribune si ridicule que la rencontre n’a même pas été signalée.
Vous pouvez être plus précis ?
Une des responsables de section du parti socialiste, Daphna Poznansky, pour ne pas la nommer, a réuni 19 personnes pour la rencontre, dont des amis à elle et des gens qui ne votent absolument pas à gauche.
Depuis qu’elle a pris ses fonctions à l’AFE, et depuis qu’elle est donc représentante des Français à l’étranger par l’intermédiaire de l’ADFI, qui n’a rien à voir avec le PS, mais qui est, on le sait, une association purement de gauche — Daphna Pozansky, tend à faire disparaître l’étiquette de gauche à la fois de l’ADFI, et de sa propre image afin de ratisser large.
De nombreux juifs de France, qui se disaient de gauche, votent à droite depuis qu’ils vivent en Israël car ils ne se reconnaissent pas dans les valeurs geo politiques défendues par Avoda. Qu’en est-il pour vous ?
Lorsque je vote ‘Avoda’ c’est dans l’espoir d’obtenir un changement social, et d’avoir Amir Peretz, non pas à la tête du ministère de la Défense, mais de celui des minisAffaires Sociales.
De même que je suis en faveur des idées qui prônent une paix négociée et sécurisante pour les deux parties.
Quoi qu’il en soit, la politique israélienne n’est plus une politique du blanc ou du noir.
C’est bien Ariel Sharon, de droite, qui s’est retiré de la Bande de Gaza.
Nous ne sommes donc plus dans une bipolarisation totale, au même titre qu’en France d’ailleurs.
On tend d’un côté à aller vers une sociale démocratie et d’un autre vers un capitalisme socialisant.
Quelles sont vos limites sur la question israélo palestinienne ?
Nous ne sommes pas prêts à aller sacrifier une partie de nous-mêmes. Il y a des valeurs sur lesquelles on ne pourra pas négocier.
Lesquelles par exemple ?
Tant que le Hamas conservera sa charte et ses convictions, il sera impossible de parler avec ses gens là. De même pour le Hezbollah.
Vos positions sont-elles partagées à Paris ?
Paris a ses positions officielles. Lorsqu’il y a de cela quelques années, le Pape interdisait le port du préservatif, les cardinaux et les évêques ont adopté des positions beaucoup plus souples sur le sujet car ils se trouvaient sur le terrain.
Quoi qu’il en soit, actuellement le PS ne pense pas qu’il est souhaitable de discuter ouvertement avec le Hamas et le Hezbollah car il y a des interlocuteurs plus fiables pour l’instant.
Quels sont vos objectifs, dans le cadre de la section Yitzhak Rabin ?
De nombreux francophones sont politisés mais n’ont pas accès à la vie politique soit, parce qu’ils n’ont pas la nationalité israélienne, soit, tout simplement, parce qu’ils ne parlent pas suffisamment la langue.
Il n’empêche que cette communauté à le droit à la parole, ce d’autant que les résidents à l’étranger ont des droits à défendre.
Voilà pour l’aspect social du travail de notre section.
Sur le plan de la relation franco israélienne, nous voulons développer des relations privilégiées avec les mouvements de gauche israéliens afin d’aborder la question de la résolution du conflit israélo palestinienne.
N’est ce pas un objectif un peu trop ambitieux pour un parti qui ne compte que très peu d’adhérents ?
Le nombre de militant importe peu, c’est surtout la qualité des militants qui permet ou non d’avancer sur le terrain.
Ce n’est pas en tenant des conférences au sommet qu’on parvient à instaurer un dialogue entre les gens.
Les petites rencontres, les initiatives humaines, et les échanges culturels ou scolaires sont parfois plus efficaces que quelques serrements de mains entre des personnalités pressées.
L’échec des dernières présidentielles a plongé le parti socialiste dans une sorte de déprime généralisée. Le vieux militant que vous êtes a-t-il été touché par ce vent de désillusion ?
Il existe effectivement un besoin de refonte et de changement au sein du PS.
Des tabous doivent tomber et d’autres valeurs doivent émerger.
Mais cette ‘crise’ avait également touché le RPR il y a de cela quelques années.
Tous les partis politiques ont vécu des moments où ils devaient se mettre en cause.
Nous avons eu la chance en France, au PS, d’avoir eu un homme de conviction qui s’est battu pendant des années.
Je pense évidemment à François Mitterrand.
Une fois parti, il faut désormais que tout se réorganise.
L’idée n’est pas d’aller cherche un nouveau Mitterrand, et d’ailleurs que l’on soit clair, Nicolas Sarkozy n’est pas un De Gaulle.
Quel regard portez-vous sur l’attitude du PS vis-à-vis d’Israël ?
Je me méfie des déclarations de bonne intention faites par Nicolas Sarkozy pendant la campagne.
Il a cherché à plaire à tout le monde, que ce soit les Arméniens, les juifs, ou d’autres communautés.
Il faut par ailleurs se poser la question de savoir si la France a encore une influence sur la politique étrangère, et si oui, quels sont ses moyens de pression.
Enfin, les déclarations de politique étrangères de la France sont imposées par le Quai d’Orsays et donc, ce n’est pas parce qu’on va changer de président que la politique va subitement changer.
On travaille sur des plans quinquennaux qui impliquent des notions politiques économiques et culturelles.
La France a-t-elle aujourd’hui les moyens de dire : je me fiche du pétrole des pays arabe, de nos gazoducs, et des quelques millions de votants arabes, au profit d’une politique pro israélienne ? Non, il faut être réaliste.
La section Yitzhak Rabin a reçu l’approbation du bureau du PS parisien.
Netanya, bilan d’un Eté ( Première partie )
Par Marc Haviv pour Guysen International News
Jeudi 23 août 2007 à 21:50
C’est une discussion devant un café avec le directeur de la chaine hôtelière Zyvotel Marco ZIBI qui m’a donné l’idée de faire un bilan touristique de notre magnifique ville de Netanya.
J’irais donc interviewer quelques responsables et vous livrerais bientôt leur sentiment.
J’ai profité de la présence de Marco ZIBI et de sa disponibilité providentielle pour lui poser quelques questions et prendre le pouls de l’activité touristique passée, présente et future. Mr Marco Zibi a de plus été le président du syndicat des hôteliers durant de nombreuses années.
Guysen : Marco Zibi bonjour. Après le rush du mois d’août, vous allez assister, dans les 5 jours à venir au départ des vacanciers.
Marco Zibi : En effet, nous allons libérer plusieurs dizaines de chambres chaque jour d’ici à dimanche prochain.
G : Est-ce que vous pouvez établir un bilan?
M.Z : Il est bien évidemment bon, pour le mois d’Août, car les juifs de France répondent toujours présents, mais il ne faut pas oublier que nous avons souffert des conséquences de la seconde guerre du Liban entre le mois de Septembre 2006 et le mois de Mars 2007, dates entre lesquelles l’ensemble des réservations étaient gelées. La saison ne fût donc pas bonne et nous avons tout de même perdu une bonne partie de l’année à cause de la guerre.
G : Quel est le profil touristique de Netanya 2007.
M.Z : A vrai dire et au risque de vous faire bondir, Netanya n’est pas une ville touristique, pas plus qu’Israël n’est une véritable destination touristique.
En fait, ce sont les juifs de France qui font le tourisme de la ville, tourisme qui se réduit donc à l’été et dans une moindre mesure à la période des fêtes juives et des congés scolaires.
Pour le reste, il n’y a quasiment pas de tourisme au cours de l’année excepté des pèlerins qui ont un programme bien précis.
G : Au risque de vous froisser, même si parmi vos hôtels vous compter deux « Trois étoiles » et un « Quatre étoiles » Il n’y a pas d’hôtels luxueux à Netanya qui pourraient alors assurer l’arrière et l’avant saison.
M.Z : Le raisonnement est inverse, c’est par le fait qu’il n’y a pas de potentiel touristique global qu’à aujourd’hui aucun investisseur a cru bon d’investir des dizaines de millions de dollars sur ce créneau. Tant qu’Israël ne connaitra pas une paix véritable pour devenir une destination touristique tout au long de l’année, comme la Grèce ou la Turquie, la situation risque de ne pas changer.
G : Et Eilat, Tel Aviv, Jérusalem. Ils ont pourtant des touristes toute l’année?
M.Z : Vous avez raison mais chaque cas est différent. Le cas d’Eilat est à part car d’abord on peut y séjourner toute l’année et de plus c’est une enclave sur la Mer Rouge un peu comme une île au milieu des Caraïbes. Mais surtout le tourisme d’Eilat est constitué à 80% de tourisme intérieur, à savoir des israéliens. Les comités d’entreprise se sont accaparé la cité balnéaire et sont à l’origine de ce tourisme continu tout au long de l’année.
En ce qui concerne Tel-Aviv, cette métropole est une des plus vivantes parmi les villes occidentales.
La ville ne s’endort jamais et correspond bien au tourisme des hommes d’affaires extrêmement nombreux à venir dans notre pays. En effet, le tourisme d’affaire ne peut éviter Israël qui caracole en tête des résultats de la croissance économique pour le monde occidental.
Quant à Jérusalem, elle reste le berceau des trois religions monothéistes et entre les pèlerins, les juifs qui veulent y passer les différentes fêtes juives du calendrier et les musulmans, le tourisme est permanent. Jérusalem est quand même la capitale…. Du monde.
G : Pour conclure?
M.Z : pour conclure, vous avez compris qu’en tant qu’hôtelier, j’attends que la vraie paix arrive et alors, Netanya sera une destination touristique de rêve pour touristes de tous les pays et cela durant huit mois par an.
En attendant j’en profite pour remercier les touristes français qui répondent toujours présents, qui ne nous ont jamais laissés tomber, qui SONT le tourisme de la ville.
Ils font ainsi partie intégrante des battements de cœur du « Diamant de la Méditerranée ».
Un mariage unique au monde
Un rabbin a été démis de ses fonctions en France après avoir épousé début juillet une femme pasteur. Yonathan Lévy et Catherine Stoerkel se sont dit « oui » à Jérusalem. C’est un mariage unique au monde entre deux ministres des cultes juif et protestant.
Catherine Stoerkel , 35 ans, apprend au cours de l’année 2006 que son grand-père aurait été juif. L’homme l’aurait toujours caché, par peur des représailles.
Pour tenter d’avoir confirmation de cette information, la jeune femme pasteur se rend en Israël. Plusieurs de ses interlocuteurs sur place lui conseillent, pour en savoir plus sur ses origines, de s’adresser au rabbin Lévy, à Montpellier. Voilà le début de cette histoire d’amour.
Début juillet, c’est à Jérusalem que le couple s’est dit « oui ». Mais, si l’église réformée de France a plutôt bien accueilli la nouvelle, il n’en va pas de même pour la Fédération du judaïsme libéral de France. En effet, Yonathan Lévy a été démis de ses fonctions de rabbin à Montpellier et à Strasbourg.
Son épouse n’en prend pas ombrage. « Il n’y a pas d’exemple de précédent », explique-t-elle. « Ne sachant pas quoi faire d’un couple aussi atypique, les responsables de la fédération ont simplement renvoyé mon mari », ajoute-t-elle, tout en soulignant que ni ses origines ni son mariage ne remettent en cause son ministère pastoral. « Je suis d’origine juive, mais je suis pasteur », conclut Catherine Stoerkel.
Le 1er mars, sur France Culture, l’ex-Premier ministre a défendu Papon et Gollnisch.
J’accuse Raymond Barre d’être un antisémite
Par Claude LANZMANN
QUOTIDIEN : mardi 6 mars 2007
Par Claude Lanzmann historien et cinéaste, directeur des Temps modernes.
Premier ministre, M. Raymond Barre était tout en rondeurs : on pouvait aisément le regarder comme le paradigme du Français innocent, il en avait les airs, les allures, l’onction, le patelin, le débonnaire, il exsudait le bon droit, la légitimité, la satisfaction et la sûreté de soi. Même si, aujourd’hui, Raymond Barre a gagné en minceur, sa francité n’en a souffert nulle atteinte, on serait presque tenté d’ajouter «hélas». Ce qui fait problème, s’agissant de lui, c’est la confluence des deux prédicats : «Français» et «innocent». M. Barre en effet récidive : interrogé sur France Culture, le 1er mars, dans une émission intitulée le Rendez-vous des politiques, l’ex- «meilleur économiste de France» tombe carrément le masque, remplace ses rondeurs anciennes par la hargne têtue, laisse libre carrière à une vindicte qui lui fait réitérer, le jabot gonflé des satisfecit qu’il s’octroie, les proférations sinistres d’il y a vingt-sept ans.
La différence, c’est qu’en 1980, quand, après l’attentat de la synagogue de la rue Copernic, Raymond Barre déplorait la mort de «Français innocents», il le faisait «innocemment» si l’on peut dire, parlant selon sa pente naturelle, ne comprenant rien au scandale et à la condamnation unanimes qu’allaient susciter ses propos. Aujourd’hui, il sait, il ne peut pas ne pas savoir, il n’a pas un mot de regret et, voulant mettre les points sur les i, il s’enferre d’une façon aussi révoltante que comique. Que les terroristes massacrent des juifs à l’intérieur d’une synagogue n’a, pour M. Barre, rien de contraire à l’ordre du monde et au train des choses. Ce qu’il reproche aux auteurs de l’attentat, c’est de ne pas avoir assez «ciblé» l’assassinat, c’est la bavure qui a transformé l’explosion en «attentat aveugle» puisque trois «Français innocents», «pas du tout liés à cette affaire» ( sic ) y ont laissé leur vie. «Ce qui était la caractéristique de ceux qui faisaient l’attentat, c’était de châtier des juifs coupables» ( sic ), poursuit-il. Coupables de quoi ? Nul ne le sait, M. Barre ne le dit pas, mais on infère aisément : ontologiquement coupables. Tuer, comme ce fut le cas, mon amie l’Israélienne Aliza Shagrir, qui passait, elle aussi par hasard, rue Copernic, tuer des femmes juives, des enfants juifs, des vieillards juifs, comme cela arrive ailleurs dans les cafétérias et les autobus, ce n’est pas une action aveugle, mais ciblée et méditée au contraire, puisque, coupables, les juifs attirent un juste châtiment.
Ayant dit, l’ex-Premier enfile les perles dans un très cohérent délire. Après avoir longuement exonéré Maurice Papon de toute faute (la déportation des Juifs n’était pas pour lui «d’un intérêt national majeur» ; son problème, c’était de «faire fonctionner la France» ), il reprend à son compte, en la portant à son acmé, l’antienne de la collaboration : Pétain et de Gaulle étaient l’avers et le revers de la médaille France, tous deux concouraient, chacun à sa façon, à maintenir la Nation en ordre de marche. La Nation, c’est-à-dire les «grands commis» à la Papon et la sacro-sainte administration. Une extraordinaire division du travail et un génie certain de la communication font, selon Barre, que de Gaulle, dès la Libération, maintient en place et en France les fonctionnaires de Vichy pas trop compromis, tandis qu’il expédie au contraire en Allemagne, pour administrer les vaincus, «ceux qui s’étaient trop manifestés dans les voies de la collaboration» (sic). On n’avait encore jamais entendu cela, le général Pierre Koenig, vainqueur de Bir-Hakeim et premier gouverneur militaire français en Allemagne occupée, doit frémir dans son sépulcre…
Après Papon, l’ex-Premier ministre exonère Bruno Gollnisch, son ancien collègue d’université et son conseiller municipal quand il était maire de Lyon, bien connu comme négateur obstiné et pinailleur de la Shoah : «Moi, je suis quelqu’un qui considère que les gens peuvent avoir leur opinion, c’est leur opinion», ( sic ). Raymond Barre, on le voit, est large d’esprit. A la fin des fins, conclusion de tout, il nous livre à deux reprises la clé universelle des attaques portées contre lui et des maux du monde : «le lobby juif» ! Le lobby juif est un fait de nature : de même que le soleil se lève et que l’eau bout à 100 °C, il y a un lobby juif, et c’est lui le responsable. «Je vous ai parlé très franchement, dit-il à Raphaël Enthoven, le présentateur de l’émission. Que vous me fassiez passer pour un antisémite, pour quelqu’un qui ne reconnaît pas la Shoah, j’ai entendu cela cent fois et cela m’est totalement égal.» Diantre ! Entre le «lobby juif», la «conspiration des sages de Sion», la «juiverie internationale», il faut un trébuchet ultrasensible pour déceler une différence de nature.
Même si cela lui est «totalement égal», j’accuse M. Raymond Barre d’être un antisémite. Plus encore : je l’accuse de se faire le héraut de cette passion immonde, de la propager, de s’en glorifier, délit qui tombe sous le coup de la loi.
(Sur le même sujet
Raymond Barre: une «clique» tente de «me faire apparaître comme antisémite»
Barre: Papon, «un grand commis de l’Etat», Gollnisch, «un homme bien»)
Livni a raison
Le probleme avec le monde musulman est global et non particulier et est la consequence de l’obscurantisme barbare de tous les peuples ou les relations etaient et sont basees sur la force et d’une relation dominateur et dominee
La Turquie a ete dans la succession des Empires Orientaux relativement evoluee puisqu’avant son Empire les Juifs et Peuples Chretiens Orientaux etaient des Dimmhis sans droit a la terre ce qui a precipite l’occupation des Terres Des pays Chretiens et de la Palestine Juive devenant Judeo- Arabe
Les Tucs Ottomans ont change la relation en Millayet ou Millet ce qui etaitent la reconnaissance des Etats anciens a travers leurs populations meme dispersees Donc apres la colonisation et leur decolonisation les Etats Musulmans ont perdu les repaires des minorites dispersees et c’est avec l’Ex Empire Ottoman qu’on doit revoir l’Histoire pour que chaque Nation retrouve la Paix dans les Etats Unis d’Orient pour solutionner les enjeux nationaux et culturels






