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Ma mère, par Colette Lellouche Mouly


Aujourd’hui c’est ma mère dont je viens évoquer

le souvenir récent d’un départ provoqué.

Je ne m’y attendais pas, et malgré tous les signes

Je ne pouvais pas croire qu’elle aurait succombé

Au temps qui nous sépare et nous laisse désoeuvrés

A la fatale issue d’une vie prolongée

Malgré la solitude d’un époux trop agé

de 20 ans son ainé, qui l’avait laissée veuve,

A présent Orpheline, d’une mère terrassée

Par une maltraitante hospitalisée

L’âge, la maladie, la solitude ou les médecins

Je n’arrive pas encore à m’y retrouver

Aussi j’ai résolu d’écrire pour dire ma mère,

Tenter de raconter son parcours d’exilée,

Toutes ses concessions maintenues confinées,

Et puis soudain, parfois une timide demande

de lui faire écouter une chanson du passé

Qui parle du jasmin, sous lequel on chantait,

L’air qu’elle connaissait si bien qu’elle le fredonnait

Sans savoir nous décrire les souvenirs associés.

 A très bientôt, reçois mes amitiés;

Colette LELLOUCHE MOULY

colettemouly@free.fr


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