Le 4 novembre 1995, à Tel-Aviv, Itzhak Rabin tombait sous les balles d’un jeune juif d’extrême droite, et ce meurtre donnait le signal d’une véritable descente aux enfers, pour les Palestiniens comme pour les Israéliens.
Huit ans plus tard, c’est également le 4 novembre que des personnalités représentatives de la gauche israélienne et de la plupart des forces palestiniennes ont choisi pour signer officiellement l’accord de paix annoncé le 12 octobre dernier. Avec l’ambition de sortir de l’impasse actuelle et d’ouvrir la voie à une solution définitive du conflit.
Majeur, l’événement l’est par sa signification : en pleine escalade guerrière (qui a tué 2 640 Palestiniens et 846 Israéliens en trois ans), un accord démontre spectaculairement que la paix est possible et que les Israéliens ont un partenaire pour la négocier, contrairement aux affirmations de M. Ehoud Barak comme de M. Ariel Sharon.
Son importance tient aussi aux négociateurs : si les ex-ministres israélien et palestinien Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo en ont été – sous les auspices du ministère suisse des affaires étrangères – les chevilles ouvrières, ils ont été rejoints par bien des personnalités attachées à la paix. De l’ex-président travailliste Amram Mitzna à l’ex-président de la Knesset Avraham Burg, en passant par le général Amnon Lipkin-Shahak et les écrivains Amos Oz et David Grossman, toutes les tendances de la gauche israélienne y figurent.
Il en va de même du côté palestinien, les anciens ministres Nabil Kassis et Hisham Abdel Razek ayant, cette fois, le renfort du Tanzim de Marwan Barghouti représenté par MM. Kadoura Fares et Mohamed Khourani – seuls font défaut les islamistes.
Mais l’essentiel est évidemment dans le texte, dont lelecteur trouvera sur notre site la version intégrale (en anglais) accompagnée de deux cartes. L’accord règle en effet, sur la base des propositions du président Clinton (décembre 2000) et des discussions de Taba(janvier 2001) toutes les questions en suspens (…)
Lire, sur notre site, la suite de cet article inédit de Dominique Vidal
http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/geneve/
Voir aussi :
Le texte de l’accord (version anglaise)
http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/a10414
Dans nos archives, le suivi des négociations
israélo-palestiniennes :
Amira Hass, « Ces Israéliens qui rêvent de « transfert » »,
février 2003.
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/02/HASS/9752
Yossi Beilin, « Oui, Israël a un partenaire pour la paix »,
février 2002.
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/02/BEILIN/16167
Dominique Vidal, « Israël contre Israël », janvier 2002.
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/01/VIDAL/16028
Paul-Marie de La Gorce, « Controverses à Washington »,
novembre 2001.
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/DE_LA_GORCE/15868
« Propositions israéliennes, de Camp David (2000) à
Taba (2001) », septembre 2001.
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/taba2001
Alain Gresh, « Proche-Orient, la paix manquée », septembre 2001.
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/09/GRESH/15632
« Cartographie des « concessions » israéliennes », décembre 2000.
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/12/A/14527
Fayçal Husseini, « Le compromis manqué de Camp David »,
décembre 2000.
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/12/HUSSEINI/14528
Alain Dieckhoff, « Proche-Orient, rebâtir la paix »,
décembre 2000.
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/12/DIECKHOFF/14541
« Dix ans de « processus de paix » », novembre 2000.
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/11/A/14473
Eric Rouleau, « L’espoir meurtri des Palestiniens »,
novembre 2000.
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/11/ROULEAU/14484



