Après avoir vu à Avignon la pièce de théâtre »Ani ma amin » d’Alain TIMAR,
dérangeante sur la notion de liberté au nom de quoi les nôtres ont été
lâchement massacrés.
Oui mais si Dieu existe, pourquoi a-t-il permis ?
Si la question persiste, peut-être a-t-on admis,
Que ce qui s’est produit n’est que le résultat
D’un fascinant espoir, aveugle esprit soldat !
Dieu n’était-il alors que triste projection
D’une autorité père qui n’a pas su dire : « Non ! »
A son enfant rebelle brûlant de jalousie,
A Caen ou Abel déchirés dans la nuit ?
Sa confiante indulgence a été dépassée
Par la révolte extrême d’adolescents guidés.
De la nature humaine s’agit-il de douter ?
Ou comprendre peut-être à quel point aveuglée,
Elle a pu se permettre, au nom de Liberté,
Le massacre des êtres pourtant minorité,
Qu’il préféra dit-on comme on aime l’aîné,
Héritier, droit d’aînesse, des maux d’Humanité.
MAUD





