Tunisie : manifestations contre une loi d’amnistie
Plus d’un millier de personnes ont manifesté samedi à Tunis contre une loi d’amnistie des fonctionnaires impliqués dans la corruption sous la dictature.
Cette loi jugée controversée par la société civile et l’opposition a été adoptée cette semaine au parlement par 117 élus.
« Nous ne pardonnons pas, nous refusons le blanchiment des corrompus », ont scandé les manifestants, rassemblés dans le centre de Tunis.
Le rassemblement organisé à l’initiative du collectif Manich Msamah (« Je ne pardonnerai pas ») et des partis de l’opposition a été hautement encadré par les forces de l’ordre.
Selon la députée Samia Abbou du Courant démocrate cette loi est une honte pour la Tunisie.
« Elle reconnaît la corruption, pardonne aux corrompus et montre clairement la volonté des lobbies dans le pays à imposer leur volonté », a-t-elle affirmé.
Pour Hamma Hammami, chef du Front populaire (un parti de gauche), « la loi de réconciliation concerne le personnel politique de Ben Ali que le président Béji veut blanchir ».











