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Commentaires Aout 2007 : Archive jusqu’au 21/août/2007

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Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le lundi 20 août 2007 – 10h54:

Aide sécuritaire américaine
2007-08-16 12:55:00

Le mémorandum concernant l’aide sécuritaire américaine à Israël a été signé jeudi matin à Jérusalem.

Selon les termes de ce nouvel accord, les Etats-Unis vont transférer 30 milliards de dollars à l’Etat hébreu sur 10 ans. Soit une augmentation de 6 milliards de dollars par rapport aux précédentes subventions.

Israël devrait recevoir le premier versement, 2,5 milliards de dollars, en octobre 2008. Cette somme augmentera progressivement, pour atteindre 3,1 milliards de dollars en 2011.

Cette aide est uniquement destinée à des programmes sécuritaires.

Le Premier ministre, Ehoud Olmert, a rencontré mercredi le sous-secrétaire d’Etat américain, Nicholas Burns, avec qui il a finalisé les détails de l’accord.

 »L’aide américaine est un acte important et significatif pour Israël, et prouve le lien étroit qui existe entre nos deux pays » a notamment déclaré le Premier ministre israélien.

Nicholas Burns a rencontré ce matin le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Ficher, responsable des négociations, sur le dossier, avec les Etats-Unis.

A midi, il a signé ce pacte de défense avec le Directeur général du ministère des Affaires Etrangères, Aharon Abramovitch, et s’est entretenu avec la ministre des Affaires Etrangères, Tsipi Livni.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le lundi 20 août 2007 – 10h53:

Wanted !
2007-08-19 14:05:00

Résidant depuis juillet 2003 en Jordanie, Raghad Hussein dite la « petite Saddam », est actuellement recherchée par l’organisation internationale de la police criminelle.

Interpol a appelé, samedi 19 aout, l’ensemble des polices étrangères à coopérer afin d’arrêter la fille de Saddam Hussein pour la ramener en Irak et la conduire devant les tribunaux.

L’avis de recherche, étendu au niveau international, stipule qu’elle est responsable de « crimes contre la vie et la santé » et de « terrorisme ».

Cela fait maintenant plus d’un an que le gouvernement irakien réclame son extradition. Son nom, ainsi que celui de sa mère, figurent sur la liste des 41 personnes recherchées pour complicité avec le régime terroriste.

En juillet 2006, le Premier ministre jordanien Maarou Bakhit, avait affirmé que Raghad était « une hôte de la famille royale hachémite et sous sa protection en tant que demandeur d’asile, conformément à la tradition arabe ».

Interpol appelle toute personne susceptible de faire avancer les recherches à contacter la police locale ou le siège de l’organisation, situé à Lyon, en France.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Victor (Victor) le lundi 20 août 2007 – 12h04:

http://www.israelvalley.com/

20 août 2007

Israël low cost : Thompson Fly va vendre des Londres-Tel Aviv à 99$

Par David Rosenfeld
Rubrique: Tourisme

C’est parti pour la libéralisation du ciel israélien, la première compagnie low cost lance ses premiers vols.

La compagnie britannique Thompson Fly débutera ses vols no frills le 1er novembre 2007 à partir des aéroports de Gatwick et Manchester à destination de Tel Aviv.

Surprise, le prix du billet commencera dès 99 dollars alors que le prix moyen entre Londres et Tel Aviv est enregistré actuellement aux environs de 500$ à 900$. Le choc. Le nouvel accord d’ouverture du ciel devrait permettre une croissance intense du trafic aérien à destination d’Israël. Le vieux terminal de l’aéroport Ben Gourion servira pour ces nouvelles compagnies low cost.

Une transformation et une reconversion du vieux terminal étaient déjà prévues lors de l’ouverture du nouveau terminal en 2004, mais il s’agissait alors de créer une nouvelle zone commerciale. Selon les estimations de l’Israel Airport Authority (IAA), le nombre de compagnies low cost intéressées par Israël va augmenter très rapidement d’ici l’année prochaine.

La pilule est difficile à avaler pour les grandes compagnies aériennes habituées à de larges marges. Par exemple, British Airways a décidé de baisser ses tarifs de 6% sur le segment de vol Londres-Tel Aviv, sentant la menace approcher.

A quand les Paris – Tel Aviv à 99$ ?

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News: ISRAEL FRANCE EXCLUSIF – SCOOP – REPRISE en ACCELERE de la COOPERATION MILITAIRE FRANCE-ISRAEL

Par Daniel Rouach à Tel-Aviv
Rubrique: France – israël

Un militaire de premier rang était en Israël courant Juillet. Israelvalley ne peut pas révéler le nom. La visite a duré trois jours et a eu lieu à la mi-juillet. Lors des discussions entre les Autorités militaires israéliennes et françaises de nombreux sujets ont été traités. La coopération technologique a été évoquée. Des entreprises israéliennes du secteur de l’armement ont été rencontrées.

Israelvalley a été informé d’une qualité exceptionnelle des rencontres. Selon un ancien Général de TSAHAL très bien informé “les discussions ont porté sur le SUD LIBAN”. Le rôle actif du Président Sarkozy dans l’amélioration des relations entre les deux pays a été évoqué par un militaire israélien sous couvert d’anonymat.

Impossible de savoir en Israël si la censure a interdit la communication sur cette visite. En France, c’est une discrétion totale et absolue qui règne autour de cette visite secrète.

N.B. Israelvalley a un devoir naturel de réserve et ne pourra malheureusement pas en dire plus avant les autorisations officielles nécessaires.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Viviane (Viviane) le lundi 20 août 2007 – 08h29:

L’aquarelle de la page d’accueil de ce lundi est magnifique. Malheureusement, on n’arrive pas à en déchiffrer l’auteur… Viviane

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le dimanche 19 août 2007 – 22h12:

Mon kif.

Etre assis au cafè Miled, siroter un verre de thè au pignon avec nana et écouter Ferid ou Abdel Halim….

http://www.youtube.com/watch?v=arUnEDRATS8

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Victor (Victor) le lundi 20 août 2007 – 08h41:

Pour Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy est « atlantiste, sioniste et européaniste »

LEMONDE.FR avec AFP | 19.08.07

Depuis ses vacances au Maroc, Jean-Marie Le Pen, président du Front National s’en est pris à la politique internationale de Nicolas Sarkozy. « C’est un atlantiste, sioniste et un européaniste. Tout ce que je ne suis pas ».

Il a répété son opposition à une guerre contre l’Iran. « Je ne vois pas pourquoi on veut interdire à l’Iran de détenir une technologie à usage, les Iraniens le crient haut et fort, strictement civil », a-t-il affirmé dans un entretien publié dimanche 19 août par l’hebdomadaire francophone La Gazette du Maroc.

Pour lui, « l’absurde c’est que ceux qui interdisent à l’Iran de développer cette énergie nucléaire possèdent eux-mêmes cette bombe atomique. C’est incroyable. Cette attitude de mépris et de domination des peuples est inadmissible ».

Il a par ailleurs critiqué la politique israélienne et ce qu’il considère comme de la mansuétude de la communauté internationale à son égard. « Israël a droit à des frontières claires et garanties qui se limitent aux frontières d’origine. Mais en même temps, Israël ne peut pas continuer à occuper des territoires qui ne lui appartiennent pas », a-t-il souligné.

http://lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-945715@51-945716,0.html

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Benzarti (Benzarti) le dimanche 19 août 2007 – 18h27:

L’événement était de taille à Nabeul à l’occasion du pèlerinage Rebbi Yakoub Slama. Des centaines de pèlerins juifs et des hôtes tunisiens ont afflué à la cité des Potiers de tous les horizons pour accomplir leur rite religieux au cimetière de la ville où s’élève le mausolée du Saint personnage.

C’était un grand jour de liesse et de fête rehaussé par la présence de la plus haute autorité juive du pays, Rabbi Haim Bittan, de l’ensemble de la confession juive et des autorités locales.

Le recueillement sur la tombe du Rebbi Yakoub Slama est devenu, aujourd’hui, le symbole vivant de la fraternité et de la tolérance que Musulmans et Juifs tunisiens se vouent mutuellement, dans une symbiose exemplaire. Au point que le pèlerinage annuel de ce haut lieu de culte spirituel a pris une dimension internationale. Selon Monique Hayoun, Présidente fondatrice de Nabeul.net « Rabbin Yakoub Slama est un talmudiste érudit originaire de Tunis où il enseigna dans la Yeshivah du vénéré Rabbin Raphaël El Fassi dont il fut le collègue après en avoir été le disciple. Il alla en 1733 pour quelque temps à Nabeul, chez sa fille épouse du Rabbin Mardochée El Guez, il ne tarda pas à y jouir d’une grande considération en raison de son savoir et de sa piété. Après sa mort survenue au cours de l’année 1774, il est devenu l’objet d’un culte populaire. De nombreux fidèles venaient, depuis, se recueillir sur sa tombe. et faisaient appel à son pouvoir d’intercession auprès du Très-Haut pour obtenir la fin d’une persistante stérilité où la guérison d’une maladie rebelle et leurs vœux exaucés. » Et Monique ajoute : « En 1934. le Rabbin vint en songe à Monsieur Mardochée Karila, notable de la ville de Nabeul et lui demanda d’ériger un monument sur sa tombe. M.Karila, homme pieux et sensible, érigea dans l’année même un mausolée au dessus de la sépulture du Rabbin et en fit don à la communauté en l’invitant à organiser un pèlerinage officiel annuel chaque lendemain de la Pentecôte juive. Les revenus du dit pèlerinage ainsi que les dons qui seront faits sur la tombe du vénéré Rabbin Yakoub Slama profiteraient aux juifs de Nabeul, soit, les trois quarts au profit de la caisse de gestion de culte et au profit de l’école Talmud Thora. »

La Tunisie, terre de la tolérance et du dialogue

Perpétuer ce pèlerinage et sa fonction culturelle et spirituelle n’est pas seulement le signe d’une fidélité à l’égard d’une communauté qui a toujours fait partie de la texture humaine et culturelle du pays, mais aussi une fidélité à l’égard de la vraie nature – tolérante et ouverte – de la Tunisie , c’est-à-dire à l’essence même de son identité. « La Tunisie est la patrie par excellence de la tolérance et du dialogue; la terre de toutes les rencontres où se brassent les idées et les hommes. Il faut rendre ici un vibrant hommage de reconnaissance au Président Ben Ali, qui a fait de ces valeurs l’objectif fondamental de son combat en instituant la «Chaire Ben Ali pour le Dialogue des Civilisations et des Religions», en proclamant la «Charte de Carthage sur la tolérance», en préconisant la création d’un «Fonds Mondial de Solidarité».affirme Monique. Dans une ambiance festive et de recueillement, ce pèlerinage était marqué par des prières, des vœux et des offrandes. Pèlerins et hôtes ont écouté dans un silence religieux le Grand Rabbin Rebbi Haim Bittan qui psalmodiait des versets de la Torah suivis par une bénédiction pour le chef de la Nation : « Dieu garde notre Président Zine Elabidine Ben Ali, puisse -il lui accorder santé, bonheur et prospérité »
Kamel Bouaouina

source: www.letemps.com.tn

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Victor (Victor) le dimanche 19 août 2007 – 16h48:

Paul-Julius Reuter

[ 17/08/07 – 03H30 ]

Il a donné son nom à l’une des plus grandes agences mondiales de presse. Inventeur de l’information économique et financière, Paul-Julius Reuter accompagna l’essor du capitalisme international dans le dernier tiers du XIXe siècle.

Fin d’une époque pour Reuters. En mai dernier, le groupe de communication canadien Thomson a annoncé le rachat de son concurrent anglais pour un montant de 12,9 milliards d’euros. Avec 34 % du marché, le nouvel ensemble s’impose comme le leader mondial de l’information financière, juste devant l’agence Bloomberg (33 %). Au passage, Reuters a renoncé à l’une de ses règles fondamentales, édictée en 1984 lors de son introduction à la Bourse de Londres et au Nasdaq : l’interdiction pour tout actionnaire de posséder plus de 15 % de son capital. Une règle destinée à garantir l’intégrité éditoriale de l’agence et sur laquelle veillait jusqu’alors jalousement la Reuters Founders Share Company. Consultée sur le projet de fusion avec le groupe Thomson, celle-ci a donné son feu vert à l’opération.

Près de 2.500 journalistes, rédacteurs, photographes et cameramen, et une présence permanente dans 150 pays : en matière d’information financière, Reuters est sans conteste la référence dans le monde. Une réputation qui remonte très loin en arrière, à la création même de l’agence en 1851, lorsque son fondateur, Paul-Julius Reuter, décida de se spécialiser dans la transmission des valeurs financières entre Londres et Paris, un  » créneau  » totalement libre alors. Cette vocation financière de l’agence fut pourtant, au départ, loin d’être exclusive. Dans un mémo adressé en 1883 à ses agents et correspondants, Paul-Julius Reuter leur demandait ainsi de  » télégraphier dans les plus brefs délais, et de la manière la plus détaillée possible, les incendies, explosions, inondations, accidents de chemin de fer, tempêtes, tremblements de terre, accidents survenus sur des vaisseaux de guerre, émeutes urbaines d’une certain importance, duels ou suicides de personnes en vue ainsi que les meurtres ayant un caractère particulièrement sensationnel ou horrifique « . Il avait compris que de telles informations lui apporteraient bien plus de clients que la simple diffusion des cours de Bourse d’un pays à l’autre. L’agence Reuters y gagna la réputation de spécialiste des nouvelles exclusives. De fait, elle les multiplia tout au long de son histoire. Elle fut ainsi à l’origine du premier scoop mondial : la publication, le 10 janvier 1859, du discours du roi de Piémont-Sardaigne prononcé le jour même et qui devait conduire au déclenchement de la guerre franco-autrichienne puis à l’indépendance de l’Italie. C’est elle encore qui annonça la première l’assassinat du président des Etats-Unis Abraham Lincoln en 1865, l’armistice de novembre 1918 ou bien encore, en 1956, l’existence du rapport de Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline. Ce n’est en fait que dans les années 1960 et 1970, avec le développement de nouveaux outils informatiques, que Reuters se spécialisa vraiment dans l’information financière. Les bases avaient tout de même été posées un peu plus d’un siècle plus tôt par Paul-Julius Reuter…

Celui-ci n’aurait sans doute jamais créé l’agence qui porte encore aujourd’hui son nom – le  » s  » de Reuters fut ajouté en 1865 lors la constitution de la société anonyme Reuter’s Telegraph Company avant d’être définitivement accolé au nom – s’il n’avait été contraint, pour des raisons politiques, de fuir l’Allemagne et de s’installer en France. Cet exil lui permit de rencontrer Charles Havas, avec lequel il collabora un temps, puis de monter, après deux échecs, sa propre agence. Le télégraphe, l’une des inventions majeures du siècle, fit le reste. Paul-Julius Reuter, futur baron de Reuter – le titre lui fut conféré par le duc de Saxe-Cobourg-Gotha en 1871 – naît à Cassel, en Allemagne, en juillet 1816. Petit-fils de rabbin et fils de commerçant, il appartient à une prospère famille juive de la région. Son véritable nom est Israël Beer Josaphat. Ce n’est qu’en 1845, lors de sa conversion au christianisme, qu’il se fera appeler Paul-Julius Reuter. En 1829, à l’âge de treize ans, il est envoyé en apprentissage dans la banque que dirige l’un de ses oncles à Göttingen. Il y reste seize ans, gravissant peu à peu les échelons, se familiarisant surtout avec les opérations financières et bancaires. Ces connaissances lui seront plus tard très utiles. C’est également à Göttingen qu’il rencontre le célèbre mathématicien Carl Friedrich Gauss, une relation et un client de son oncle. Né en 1777, directeur de l’observatoire de la ville et professeur d’université, Gauss travaille alors avec le physicien Wilhelm Weber sur l’électromagnétisme. Les deux hommes ont même réussi à construire un embryon de télégraphe électrique. Invité par le professeur Gauss à le voir fonctionner, Israël Beer Josaphat est frappé par la formidable accélération des vitesses de transmission qu’il permet par rapport au télégraphe aérien de Chappe, inventé en 1793. La leçon, là encore, ne sera pas oubliée…

En octobre 1845, Paul-Julius Reuter quitte l’Allemagne et s’embarque pour Londres. Les raisons de ce voyage restent inconnues. Veut-il, après quinze ans passés dans une banque allemande, tenter sa chance dans ce qui est alors la principale place financière du monde ? Ou bien, ce qui est plus probable, est-il envoyé par son oncle pour nouer sur place des liens avec les grands banquiers juifs de la City ? Nous l’ignorons. C’est en tout cas à Londres qu’il rencontre son épouse, Maria-Elizabeth Clementine Magnus. Elle est luthérienne, lui juif… Le 16 novembre 1845, quatre jours avant le mariage, il accepte de se faire baptiser. Israël Beer Josaphat s’appellera désormais Paul-Julius Reuter.

Son séjour londonien ne dure que deux ans. Au début de l’année 1847, il est de retour en Allemagne. La nouvelle de sa conversion ayant sans doute fait quelques remous dans sa famille, il s’installe à Berlin où il ouvre, avec un associé, une librairie doublée d’une petite maison d’édition. Le début d’une nouvelle carrière ? Las ! Ayant publié, lors du  » printemps des Peuples  » de mars 1848, des pamphlets très critiques envers le roi de Prusse, il est contraint de quitter précipitamment l’Allemagne et de trouver refuge en France. Cet exil forcé va décider de son destin…

A Paris, Paul-Julius Reuter débarque sans un sou en avril 1848. Afin de subvenir à ses moyens, il entreprend de traduire des articles de journaux allemands qu’il revend ensuite aux organes de presse français. Cette activité finit par attirer l’attention de Charles Havas. Ancien banquier ruiné par la défaite de Waterloo, ce dernier a lui-même commencé, après 1815, une seconde vie comme traducteur de presse, adaptant avec son épouse des articles en langue étrangère et les proposant aux journaux français. Devant l’intérêt croissant du public pour les nouvelles internationales, il a fondé en 1835 la première agence de presse au monde, l' » Agence des feuilles politiques – Correspondance politique « , utilisant des pigeons voyageurs pour se procurer les nouvelles récoltées dans les journaux étrangers. Lorsque Reuter arrive à Paris, la future agence Havas est déjà solidement établie sur son marché. Elle est même en train de faire des émules, comme en témoigne la création aux Etats-Unis, cette même année 1848, de l’agence Associated Press, qui regroupe les sources d’information internationale de 6 journaux américains. Toujours en quête de traducteurs, Charles Havas propose au jeune exilé politique de le rejoindre. Cette collaboration va durer un an. Au milieu de l’année 1849, Paul-Julius Reuter quitte en effet Havas pour créer sa propre agence de presse à Paris. Elle ne reste ouverte que quelques mois, le temps pour les autorités françaises de rappeler à son fondateur que, étant allemand, il ne peut prétendre diffuser des informations internationales à des journaux français…

Contraint de quitter la France où plus rien ne le retient, Paul-Julius Reuter est cependant bien décidé à appliquer pour son compte les recettes qui ont fait le succès de Havas et à créer, en Allemagne, sa propre agence. Mais la chance, décidément, n’est pas avec lui ! A son arrivée à Berlin, une désagréable surprise l’attend : la place est déjà prise ! En l’occurrence par quelqu’un qu’il connaît bien, un ancien collaborateur de Charles Havas comme lui : Bernard Wolff. En 1849, ce dernier a en effet quitté l’agence Havas pour ouvrir à Berlin sa propre agence, calquée sur son homologue française. Profitant de mise en service, un peu plus tôt, de la première liaison télégraphique électrique, il a eu le temps de s’assurer de solides parts de marché. Interdit d’activités en France, bloqué à Berlin, Reuter décide alors de s’installer à Aix-la-Chapelle. Un choix judicieux : la ville est en effet le terminal des liaisons télégraphiques venues d’Allemagne. Au-delà, se trouvent la France et la Belgique. Mais les liaisons télégraphiques de ces deux pays s’achèvent à Verviers, en Wallonie. Entre Aix-la-Chapelle et cette ville, il y a un  » trou  » d’une quarantaine de kilomètres. Pour combler ce dernier et éviter toute rupture de communication, Paul-Julius Reuter crée en 1850 un service de pigeons voyageurs qui portent les nouvelles entre Aix-la-Chapelle et Verviers : 200 oiseaux au total. Mais il était décidément dit que l’Allemagne, tout comme la France, ne ferait pas son bonheur ! Il est à peine installé depuis un an qu’en 1851, une liaison télégraphique est ouverte entre Aix-la-Chapelle et Verviers, rendant totalement inutiles les pigeons voyageurs. Loin de se décourager, il décide alors de gagner l’Angleterre avec sa famille et d’y créer une nouvelle agence – la troisième en quatre ans. En juin 1851, il est à Londres. Quatre mois plus tard, l’agence Reuter ouvre officiellement ses portes. La tentative, cette fois, sera la bonne.

D’emblée, Paul-Julius Reuter a décidé de cibler les milieux d’affaires et de se spécialiser dans la diffusion des informations boursières et financières. Un choix naturel compte tenu du rôle tenu par la place de Londres en la matière mais aussi de l’absence totale de concurrence dans ce domaine. D’où le choix, pour installer l’agence, du Royal Exchange Buildings, situé à deux pas de la Bourse de Londres et où elle restera jusqu’en 1871. La vitesse de transmission : cette exigence, qui l’avait tant frappé à Göttingen lorsqu’il discutait avec Carl Friedrich Gauss, devient dès le départ son obsession. Depuis le très célèbre  » coup de Bourse  » de Nathan Rothschild – qui, informé bien avant les autorités de la défaite de Napoléon à Waterloo, avait racheté tous les titres vendus en catastrophe par leurs propriétaires convaincus de la victoire de l’empereur, se constituant ainsi une énorme fortune -, elle obsède à dire vrai les milieux d’affaires européens. Longtemps, la diffusion de l’information a reposé sur les pigeons voyageurs. Puis est venu, à partir de 1844, le télégraphe électrique. C’est sur cette dernière technologie que parie Paul-Julius Reuter. Cette fois, la chance est avec lui : lorsqu’il ouvre son agence en octobre 1851, le premier câble sous-marin reliant l’Angleterre au continent entre Calais et Douvres vient d’être posé. Il est ainsi le premier à transmettre les cours de la Bourse entre Londres et Paris.

Le succès, dès lors, sera foudroyant ! A la fin des années 1850, l’agence Reuter compte déjà parmi ses clients les principales banques de la City et la plupart des grands journaux anglais.  » Follow the cable  » –  » Suivez le câble  » -, tel est, à partir de 1858, la devise de Reuter. Loin d’être un simple slogan publicitaire, elle est l’expression d’une véritable stratégie territoriale. Pour  » suivre le câble « , l’agence ouvre en effet, dès le début des années 1860, des bureaux à Paris, Berlin, Vienne, et Moscou. Elle est également la première à poser ses propres lignes télégraphiques, entre l’Angleterre et l’Irlande d’abord, puis à travers la mer du Nord, et enfin entre la France et les Etats-Unis, en association avec l’Anglo-American Telegraph Company. Elle est également la première à ouvrir un bureau hors d’Europe, en l’espèce à Alexandrie. Ce faisant, Reuters est la première agence de presse véritablement internationale. Une position que lui disputent rapidement ses deux concurrents historiques, Havas et Wolff. La bataille durera jusqu’au 17 janvier 1870. Ce jour-là en effet, les 3 agences signent un accord par lequel elles se reconnaissent mutuellement un contrôle exclusif de l’information sur leur territoire national et se partagent l’Europe et l’Amérique du Sud.

Le succès de l’agence Reuters est donc inséparable du développement des liaisons télégraphiques transcontinentales qui lui permettent de diffuser très vite les nouvelles en provenance du monde entier. Dans les années 1870, alors que commence à émerger outre-Atlantique un grand capitalisme et que le flux des investissements internationaux se fait plus dense, Reuters est déjà leader mondial sur le créneau de l’information financière. Les informations qu’elle diffuse sont réputées pour leur intégrité et leur impartialité. Epuisé par une vie trépidante, Paul-Julius Reuter se retire progressivement des affaires à partir de 1878, laissant les rênes de l’agence à son fils Herbert. Il meurt en 1899 dans sa villa située sur les hauteurs de Nice.

TRISTAN GASTON-BRETON, historien d’entreprises tgbhe@easynet.fr

http://www.lesechos.fr/info/inter/300195400.htm

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Victor (Victor) le dimanche 19 août 2007 – 16h45:

http://www.israelvalley.com/

News: ISRAEL SPECIAL PLAGES – LE FAMOUS TLV – ISRAEL NIGHT CLUB BEACH de Tel-Aviv : du Beau Bétail Français

19 août 2007

Par S.F. à Tel-Aviv

Rubrique: Actualité

Israelvalley poursuit sa visite des plages d’Israël avec la Plage N°13 : Banana Beach. Dès que vous apercevez les toits de Yaffo à l’horizon et les parasols verts Heineken, vous êtes à Banana beach, d’après le café du même nom. Ce café est très apprécié par les israéliens, pour l’ambiance et la nourriture proposée qui n’est pas mauvaise (prix raisonnable).

La plage se distingue par sa vue magnifique qu’elle offre sur Yaffo. Elle attire des jeunes de 20 à 35 ans. La journée, le café Banana Beach invite un DJ et la plage retrouve l’ambiance d’une boîte de nuit. Le soir, le café projette gratuitement des films ou des matchs de sports sur écran géant. Le plus souvent se sont des classiques du cinéma hollywoodien (ex : Titanic).

LES TOURISTES SUR LA PLAGE :

Dans l’express.fr : “Le soleil donne ce vieux désir super qu’on serait tous un peu frères», chantait très justement Laurent Voulzy il y a quelques années! Il convient toutefois de relativiser, car la plage, même si elle réussit le pari de mettre en sourdine les clivages et les tensions, tend souvent à reproduire les schémas sociaux traditionnels. La façon dont s’habille le touriste balnéaire, ses endroits de prédilection, ses horaires en disent long sur son statut. En Italie, difficile aujourd’hui de trouver encore une plage publique, le sable étant bien souvent réservé à ceux qui peuvent louer un transat et un parasol pour la journée. Si la France résiste plutôt à un tel phénomène, d’autres codes, comme celui du «dis-moi où tu vas, je te dirai qui tu es», entrent en vigueur”.

LES TOURISTES EN ISRAEL : Les juifs de France forment-ils une population homogène ? En apparence, bien sûr que oui ! En réalité des différences ont bien lieu entre les “tribus” qui s’assemblent mais ne se ressemblent pas.

Ils ont un point commun : ils râlent tout le temps(souvent pour de bonnes raisons)! Mais en fin de compte ils sont devenus amoureux de Tel-Aviv : les touristes Français sont partout, y compris sur cette fameuse plage de BANANA BEACH et au RESTAURANT LA MER. Cette plage qui était jusque-là une plage à majorité israélienne, est devenue au fil des jours d’été à majorité francophone. En effet, depuis le début de la saison touristique et l’arrivée massive des français sur les plages du nord de Tel-Aviv (Gordon, Frishman, Bograshov…), les telaviviens de souche ont préféré déserter leurs plages favorites surchargées pour se détendre sur les plages du sud de Tel-Aviv encore relativement calme.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Cacouboulou (Cacouboulou) le dimanche 19 août 2007 – 14h27:

Débuts de l’antisémitisme, l’affaire Mortara :

En 1858 éclate l’affaire Mortara. Dans une famille juive de Bologne, la police pontificale enlève un enfant, Edgardo Levi Mortara, sous prétexte qu’il aurait été baptisé en secret par une servante. L’enfant sera placé sous la protection de Pie IX et deviendra prêtre.

En France, où le parti clérical a été remis en selle par la Deuxième République et le Second Empire, le journaliste Louis Veuillot justifie avec violence, dans sa feuille L’Univers, l’attitude de la Sainte Congrégation dans l’affaire Mortara. Il s’en prend à la «presse juive», autrement dit aux journaux qui défendent l’opinion contraire de la sienne et qu’il accuse d’être à la solde des juifs.

La polémique développée par Louis Veuillot apparaît comme la première manifestation de l’antisémitisme moderne.

L’antijudaïsme traditionnel cède la place à un antisémitisme idéologique qui s’en prend à la fois aux juifs cosmopolites de la bourgeoisie, que l’on accuse d’opprimer les ouvriers, et aux juifs traditionnalistes et pauvres, auxquels on reproche de repousser les valeurs universelles de l’Europe des Lumières.

En riposte à cet antisémitisme naissant et afin de se défendre des accusations portées contre eux, des juifs occidentaux créent l’«Alliance israélite universelle». L’avocat et homme politique français Adolphe Crémieux en est le premier président. Il s’illustrera plus tard en donnant la citoyenneté française aux juifs d’Algérie (en oubliant les musulmans).

Le décret Crémieux :

Le décret est promulgué à Tours, où s’est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l’Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l’une des premières grandes mesures de la IIIe République.

Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l’un des chefs du parti républicain.

L’auteur du texte est le fils d’un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d’une grande réputation d’intégrité dans le pays.

En 1863, suite à l’émotion soulevée par l’affaire Mortara, il devient président de la nouvelle «Alliance israélite universelle», une discrète association qui se propose de protéger les juifs où qu’ils soient.

Du royaume arabe à la colonieDans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l’Algérie, Napoléon III préconise l’instauration d’un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d’une grande générosité, les musulmans d’Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu’il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L’indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d’être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France».

Mais le projet se heurte à l’opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardent à combattre Napoléon III ete se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l’Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

Une partie de ces juifs étaient établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC et ils étaient à l’origine d’une langue aujourd’hui perdue, le judéo-berbère. Les autres étaient originaires d’Espagne d’où ils avaient été chassés en 1492, d’où leur appellation de juifs sépharades (d’après le nom de l’Espagne en langue hébraïque). La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d’Alger.

Les musulmans, très majoritaires, étaient issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu’au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restaient globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautairesPétri de bonnes intentions, le décret s’avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d’Europe et auxquels s’assimilent désormais les juifs.

Dès l’année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français.

Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d’une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.

Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d’abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rotschild.

En France, où toute forme d’antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des juifs. L’antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l’affaire Dreyfus.

Les colons européens d’Algérie se montrent plus réceptifs que quiconque aux divagations antisémites. C’est ainsi qu’en 1898, en pleine affaire Dreyfus, ils élisent Édouard Drumont, éditeur du journal antisémite La Libre Parole, comme député d’Alger !

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Victoria (Victoria) le dimanche 19 août 2007 – 14h20:

Souha Arafat
Suite, pour ceux que çà intéresse :
http://rue89.com/2007/08/18/la-veuve-de-yasser-arafat-chassee-de-tunisie

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