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LE PTB ET MOI.

Envoyé par albert 
Re: LE PTB ET MOI.
11 septembre 2008, 12:57
Braham voici une vidéo avec un appareil du même genre.


Re: LE PTB ET MOI.
12 septembre 2008, 01:01
Trois amis se prennent à blaguer.

Le premier.

'...Moi, quand je pete, j'arrive à faire fondre mon beurre...!'

Le second...

'...Moi, quand je pete, j'arrive à faire frire mon rouget..!'

Le troisième..

'...Moi, quand je pete, j'arrive à faire fondre l'asphalte...!'

Albert.
Re: LE PTB ET MOI.
12 septembre 2008, 01:16
CHANTEZ L'AMOUR BIEN MIEUX QUE VOS ATOURS.


Re: LE PTB ET MOI.
12 septembre 2008, 01:42
LA SALLE LOLA SERA CREE DANS QQS MINUTES AU PTB AFIN QUE SON PSEUDO RESTE A TOUT JAMAIS INSCRIT POUR L ETERNITE. AMEN..

Re: LE PTB ET MOI.
12 septembre 2008, 07:17
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Pièces jointes:
ShSh120908.JPG
Re: LE PTB ET MOI.
13 septembre 2008, 12:34
‘...Monsieur, pouvez vous m’indiquer UN PEDELOGUE... ? Dans le quartier... ?’
‘...Tiens en voilà un qui passe, il vous est très habile dans son métier de Pedologue... !’


‘...Je trouve que cette queue de cheval( Elle parle de longue postiche) descend trop bas sur mes reins... ?’
‘...Avec un peu de chance, vous pourrez la raccourcir si vous savez y faire... !’

‘...Vendez vous de l’Eprit Blanc... ?’
‘...Du White spirit, vous voulez dire... ?’
‘...Non, de l’esprit blanc... !’
‘...Oui, si vous allez aux Invalides, Benoit XVI pourra vous en vendre autant que vous voulez... !’

‘...Albert que pense tu de mes TRESSES.... !’
‘...Elles sont nombreuses tes MAITRESSES.... !’

‘...Pardon Monsieur, qu’est ce que c’est cela ???
‘...Des purges... !’
‘...Ah bon.... ? Mais qu’elles sont leurs utilités.... ?’
‘...Juste pour Karchérisez votre trou de balles... !’
‘...Et les balles c’est quoi.... ?’
‘...Je vais demander à mon ami Braham, il s’y connaît dans les armes à feu... !’

Voici ‘la mannequin’ du quartier du Boulevard de Barbès.
Mademoiselle Josina, prononcez Rhosina.
Comme vous pouvez le constater, elle a fait la une de tous les peoples de l’univers.


Des poses qui ont disent longs sur la nature de cette belle jeune fille brésilienne ( travolo) qui attend un metteur en scène pour tourner un film. Notre travesti aborde sans gêne les badauds pour leur proposer ces charmes Mais au vu de son plastic, elle ne trouve pas acquéreur.
La beauté parfois laisse indifférent les mauvais coucheurs.

Admirez donc Josina dans toute sa spendeur.

Re: LE PTB ET MOI.
13 septembre 2008, 13:42
Shavoua'a Tov de la belle plage de Nétanya.
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Pièces jointes:
ShTo130908.jpg
Re: LE PTB ET MOI.
14 septembre 2008, 03:32
JE ME RAPPELLE ET RACONTE.


Un oncle s’est important.
J’ai été élevé par ma grand-mère, ma tante et mon oncle Jo.
Un homme doux et cette annonce de la mort d’un oncle ravive en moi qqs souvenirs du passé.
Il était le fils unique de ma grand-mère après ces deux sœurs.
On imagine un peu l’amour que Meiha devait l’entourer.
Pour échapper aux rafles, elle le cachait dans ‘kfoss mta djej’ dans une cage à poule.
Elle devait trembler pour lui et cela se comprend à cette époque sombre.
Jo a passé de nombreuses années chez nous, dans ce petit appartement étroit mais si convivial.

Avec ma tante aussi, nous étions tous réunis le soir, attendant chacun son tour pour diner.
L’espace nous faisait défaut. Mais comme on dit tout passe dans la vie et l’important c’est la fin.

Jo malgré sa modeste paye était très généreux. Surtout avec nous.
J’étais son compagnon dés mon plus jeune âge.
Il me choyait et comme le disait ma grand-mére ‘...Qadech bél ou khrit ââli’.
Il m’emmenait souvent au cinéma. M’offrait des djilat en été et en hiver, il me faisait souvent visiter l’aquarium de Salammbô, ou m’emmenait au Belvédère.
Je le craignais aussi, car il avait une méthode bien personnelle pour me punir, il me faisait craquer les doigts, un supplice que je ne supportais pas.

Ce n’est que bien plus tard, que j’avais pris ma revanche, en rendant la pareille à son fils Norbert.

Lorsque ma grand-mère agonisait dans mes bras ce fameux soir, elle demandait après lui et après sa sœur Louisa. Partie 18 mois avant elle.

Et bien sur, je lui disais qu’ils dormaient et qu’il ne fallait pas le déranger.
Alors elle me serait les doigts en signe d’approbation.

Au petit matin, maman fut toute surprise de me trouver là, assis derrière ma mémé l’enlaçant.
Elle avait compris que sa maman était partie sans bruits.
Comme l’âme reste trois jours à tournoyer avant de partir rejoindre sa case, nous avons eu recours à un voisin pour qu’il prenne le rôle de son fils bien aimé et la voisine pour tenir le rôle de sa sœur.
L’acteur, lui avait dit ‘...Heni jit ye omi... Meiha !’ C’était très dur de voir cet étranger embrasser le front d’une vielle étrangère partie sans avoir vu son fils.

Par contre, je n’ai pas pu dire au revoir à mon père à la clinique.
Par la faute du médecin, qui m’avait assuré qu’il en avait encore pour quatre heures avant de partir. Alors profitant de ce laps de temps, j’ai été chercher mes frères à l’aéroport.
Hélas, j’ai eu une crevaison avant de partir mais sans me décourager, je réparais et prit la route de l’Aouina. A notre retour papa était parti et je ne comprenais pas pourquoi, il ne m’avait pas attendu pour que je lui dise Adieu. J’en voulais à ce médecin et lorsque je lui fis remarquer qu’il s’était trompé dans son horaire, il me répondit ‘...Regard, ta montre, je t’avais bien dis trois ou quatre heures... !’ Il avait raison. Je n’avais pas calculé la durée.

Je me suis mis à pleurer, assis à son chevet. Je reprochais à mon père sa précipitation à partir en lui tenant chaudement sa main. Plus de quatre heures à rabâcher la même chose avant que mes frères ne viennent interrompre ce monologue de sourds, à sens unique, avec un papa qui nous a tant aimé et choyé.
Re: LE PTB ET MOI.
14 septembre 2008, 03:47
Il y a comme celà des textes que j'aime plus que d'autres.
Et que je relis souvent car la nostalgie chez moi fait partie de ma sensibilitè et je ne me lasse pas de causer dés fois avec mon pére qui je le pense m'entends. Une façon comme une autre de me faire du bien.


E-MAIL A MON PERE DÉFUNT.




Très cher père

Je ne t’ai jamais écrit.

La poste et toutes les messageries modernes et à venir n’ont et n’auront aucun lien avec l’au -de là. Ma seule communication avec toi est mon unique pensée. Elle n’a jamais cessé de t’honorer en silence.

Cela fait longtemps que tu es absent de mes rêves, d’ailleurs pour ne rien te cacher, je ne rêve plus. La vie trépidante à Paris et le stress journalier me font sombrer dans un sommeil réparateur cependant ton visage est toujours présent dans ma mémoire.

Père affectueux, gentil, honnête et généreux, aimant tes enfants jusqu’au bout de tes ongles... tu me manques et parfois je ...

Plus de 27 ans déjà que tu nous as quitté par une sombre et pluvieuse journée de décembre 80 à un âge pas très vieux. Je t’écris aussi parce que j’ai le cafard. Je l’ai presque au quotidien depuis que je suis ici.
Là -bas jadis, j’étais souvent en ta compagnie invisible à bichonner avec affection et énergie ta dernière demeure, tous les Vendredi. Je te parlais de vives voix, tu m’écoutais en silence hélas. Le rabbin Cassuto que j’entendais à peine lire sa millième “CHKEBBA” sans cesse renouvelée au fil des semaines, attendait, patiemment que je quitte ma concentration, sous la pluie ou le soleil pour recevoir son obole. Je repartais alors rasséréner.

Te souviens- tu, cher père de nos vieux moments agréables, à la maison, entourés par mes frères et maman. Hélas… ! Quelle époque .Tu nous as enseigné le respect de nos traditions mais malheureusement aujourd’hui certaines d’entre elles se sont évanouies dans les méandres de l’oubli. Je veux parler du mouton de Pâques qu’on égorgeait sur le seuil de notre maison rue Pasteur, de la “Cheukà” (cabane) qu’on confectionnait sur le balcon. Tous les fruits de saison pendaient à l’intérieur, au centre. Et les petits bracelets en ruban de papier coloré que l’on collait de bout en bout pour en faire une longue chaîne fragile qu’on suspendait sur les lustres et qui ornaient nos chambres pour honorer nos saints rabbins Meyer et Chemyone. Elles restaient ainsi pendues durant tout l’été et une bonne partie de l’hiver. La laitue qu’on déposait sur les battants de portes de nos chambres pour marquer la fin pascale et pourim ? Avec les pétards et Hitro avec ses sucreries en caramel de diverses couleurs représentant de petits animaux de basse cour sans oublier le chameau et les pigeons farcis sur lesquels on se disputait pour avoir le plus dodu et ......puis plus rien après. J’en ai la chaire de poule.

A mon tour aujourd’hui d’être papa depuis 30 ans. Mes filles ? Je ne laisse manquer de rien .......exactement comme tu nous as laissé jamais manquer de rien. Je les laisse vivre , sans contrainte en me disant “RABI MYAYAM” soir et matin et des fois l’après midi . Elles ont des portables comme toutes les filles à Paris, c’est la mode, nous à l’époque maman nous appelait par le balcon quand la nuit tombait .Elles portent des talons hauts qui les font ressembler à des bus londoniens .....trois étages ......nous, on portait des fly -floot .....genre basket d’aujourd’hui mais plus chers ....... à 850 frs la paire .....yà méjalli.

A l’époque, on attendait les colis anglais que l’O.S.E. (goutte de lait) nous distribuait à 1 dinar 500 avec dedans des chaussures souvent étroites et des shorts étriqués… une seul fois je crois j’ai eu les bonnes mesures .......ils ont dû se tromper pour moi en Angleterre .....mais on ne leur a jamais dit à L’O.S.E....dés fois que les anglais se trompent une nouvelle fois.....

Je vois grandir mes enfants et moi. je me vois rapetisser ......je veux dire vieillir certainement et sûrement. Chaque soir......lorsqu’elles dorment .....je profite de leur sommeil pour aller les embrasser en cachette sur leur front ....j’ai l’impression, qu’elles me protègent un peu .....comme tu nous protégeais il y a 50 ans dans notre enfance.

Yà babà.......ton nom sur mes lèvres s’est évaporé ......et je ne pleure plus avec mes yeux .....j’ai appris à pleurer avec mon coeur et à chuchoter ton nom dans mes oreilles .....dans le silence du souvenir. Des fois, je lève mes yeux vers le ciel et je cherche parmi les étoiles, s’il ne s’en trouve pas une qui te ressemble. Ah ! yà rabbi ......elles brillent toutes et toutes ressemblent à nos pères et à nos mères. Mais où te caches- tu donc dans ce firmament de lumière ?

Père ......je reviens sur terre .....te souviens -tu, quand tu m’emmenais au cimetière de l’avenue de Londres tout enfant, et puis au Borgel quand j’ai “plus grandi “. Tu prenais un sceau, une brosse et une “finè”(pierre ponce) Tu remplissais de l’eau au puits. On faisait le tour de tes défunts ancêtres et de ceux de tes beaux-parents. On frottait les cotés, les pourtours et les dalles de ces tombes avec énergie afin de leur donner un aspect comme neuf. Au début, je ne comprenais pas pourquoi j’étais celui que tu choisissais pour effectuer cette opération de “lifting” parmi tous mes frères. J’ai saisi plus tard, qu’étant l’aîné de tes enfants, ce serait à moi de perpétuer ce rituel. Alors, j’ai continué à le faire jusqu’en 89 du moins pour toi car les autres tombes ont toutes étaient recouvertes par la mauvaise broussaille. La tienne, cher père, je l’entretiendrai jusqu’à la fin et aussi longtemps que D.ieu me prête vie. Je combattrai “l’ennemi” afin qu’il ne t’étouffe pas.

Lors de nos promenades à travers cette jungle et ces allées défoncées, nous nous arrêtions devant quelques tombes dont tu connaissais le locataire.

‘Chouffe.......yà ouldi ......éddà kén.....i bèy èl gatouéte rue Chidi Mardoum’
‘Regardes .....mon fils........celui là .... il vendait des pâtisseries à la .............

‘.....Ouéddi ......kènette jarti .....semsarrà ......kéddéch klèt dyà fi dényèttà
......téchken rue Daouletti .......oubouè narfou........jèddà.....
‘.....Celle là !........c’était ma voisine.....une marieuse.......combien elle à reçu de malédiction dans sa vie.....je connaissais aussi son père......


‘.......Héddà ken mérkenti yèssér ......yenddou ballassat .....fèl avenue de Paris.........ken mjèffét .....’
‘......Celui là, était très riche. il avait des immeubles avenue de Paris...
mais c’était un avare......’

‘.......Héddà ?.........èlli ouhadou ?.......byid yàl jmayà ......louhoullou él fèch
......ktèl rouhou.......’
‘ ......Celui -là ?......il est seul...........enterré loin des autres .....on lui a lancé la pioche .........il s’est suicide...(voir explications ci dessous)


Cher père, je m’arrête de te déranger, je t’embrasse mais ne te quitte pas.
A bientôt. “

Mon papa était très connu à Tunis comme à la Goulette. Il connaissait tout le monde puisqu’il fréquentait assidûment les bars à BOUKHA. Ayouche comme sobriquet, David pour l’état civil. Marbrier de père en fils jusqu’à moi depuis plus de trois générations, son affaire périclita en 1956 due à la fuite des français. Il travailla bar man à la brasserie Suisse, avenue H. Bourguiba à Tunis durant trois pénibles années chez les frères Ktorza (esclavage). En 1963, il ouvrit une autre affaire rue Bab- El -Khadra. En 1970, je quittais le journal la Presse de Tunisie (directeur HENRI SMADJA et de COMBAT à Paris) et fus embauché à ses côtés. Le métier s’est transmis et j’en fus passionné. Aujourd’hui encore le marbre me manque. Je suis un orfèvre dans cette profession et n’ignore rien de ce noble matériau qu’il soit de Carrare ou du Brésil. A Paris, je suis........employé dans notre affaire ( avec mon frère .....dans les cosmétiques Afro-Antillais (accessoires et perruques) .D’un métier d’homme, je suis tombé bien malgré moi dans un métier de pédè.

Deux marbriers juifs existaient à Tunis jusqu’en 89 : ALLOUCHE et SIMEONI.Plus rien aujourd’hui.


EXPLICATIONS.A titre d’information, je rappelle pour ceux qui ignore cette ancienne pratique ,que le suicide, étant interdit par la religion, le suicidé n’avait pas le droit ni le privilège d’être enterré avec les “morts normaux”. Le fossoyeur, à l’époque, en présence de la famille (et du corps) se saisissait de sa pioche et la lançait aussi haut et aussi loin qu’il le pouvait .Comme un lancer de marteau olympique. L’impacte de la pioche sur le sol déterminait l’endroit à creuser la fosse. Il existe une légende et un proverbe populaire qui dit./

‘Jéw bèch yédèfnouhou .......kamelèm ou arrabéllem bèl féch.....”

(‘On est venu pour l’enterrer.....il s’est levé et s’est sauvé avec la pioche”)

Cette pratique à disparu depuis longtemps
Re: LE PTB ET MOI.
14 septembre 2008, 04:11
Je n'oublie pas ceux que j'aime. Surtout s'ils ont contribuè à m'apporter un certain réconfort, il y a longtemps. Nous avons tous dans notre mémoire des faits marquants enfouis dans notre quotidien,de joie, ou de tristesse.

Le meilleur de l'homme fait de ses sentiments son propre et remettre à l'honneur certains de mes textes me baignent dans ce passè si lointain si beau si vivant si triste aussi, que je ne peux m'empécher de toujours me dire, que la vie mérite bien plus le rire que la peine.

C'est toujours ma nostalgie, dont certains parfois disent qu'on ne vit pas avec, que je répercute ce qui semble à mes yeux être l'essence de toutes personnes bonnes, malgrè ce qu'on peut dire ou raconter.

Pour moi l'essentiel est de ne pas oublier,l'amour, la tendresse et les amitiès du passé même si le temps semblent les affacer.


‘…..Elle était, ma vieille fleur flétrie, assise sur son lit. Ma grand-mère Meiha.

J’avais pris l’habitude quand elle gémissait la nuit de monter près d’elle et de l’enlacer avec mes mains et mes pieds. Nous sommeillons dans cette inconfortable position.

Un soir, j’entendis un râle. Je ne voulais pas réveiller mes parents et mes frères. Je me levais sans bruit et allais près d’elle. Ses petits yeux, mal réveillés m’ont devinés. Je la soulevais délicatement et m’intercalais derrière elle. Mais ce soir, j’étais mu par un pressentiment….

-‘Echbik …yè mémè yinyin… ? (Qu’as tu mémé.. ?)
-Moujya……mè tkayèmch ômôk… ( j’ai mal…ne réveille pas ta mère… !)
-Mnih…. ! ( bon)
-Yè ouldi..yattini yèddék….( mon fils, donnes moi ta main)
Je pris sa douce main caverneuse et la serrais. Nos doigts étaient à présent mariés dans le silence de la nuit.
-Yè ouldi…wèynouè Chouââ…. ? ( mon fils où est Sauveur… ? )

(Elle vient d’invoquer le nom de son mari Sauveur décédé le 9 mars 1945, le soir même de mon fekkèn èl couhin. Je suis né le 9/2/45)

-Téwè nââtoulèk….( Je vais l’appeler).
-Yèrrak tfouj… ( Que tu sois heureux).
-Yè Ouldi…ââyèt Louizè… ! (Appelles- moi Louise)

Elle demande à présent à parler avec sa sœur, décédée le 1/5/1973. Louise vivait chez nous sous notre toit pendant 20 ans. Elles étaient fâchées depuis ce temps là. Incompatibilité de caractère. Vous avez remarqué, ma grand-mère ne demande pas à parler à sa fille, ma mère. mais…
Deidou..( mon père)…bouchou..nèch mnèh…( Deidou….embrasse le , il est gentil )

Je compris que les anges de lumière tournoyaient au-dessus de nos têtes dans un ballet invisible. Ils allaient emporter dans leurs chariots couverts d’or celle qui durant 37 ans m’a élevé en association avec ma mère.
Sa tête reposait sur mes épaules . Je regardais son doux visage sillonné par les rides…elle souriait.

-Mémé…labèch… ? (Mémé tu vas bien.. ?).

Ses doigts lâchèrent prise et son bras glissa comme une larme sur ma joue vierge.
Paisiblement sans bruit, sans chichi ni tracas, sans plainte ni râle, ma vieille mémé, sans prévenir ni avertir, monta dans son carrosse angélique.
Les amères larmes de mon chagrin coulaient sans retenue sur les draps, inondant ses cheveux blancs dans le silence noir de sa chambre obscure.
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