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Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences

Envoyé par Victor 
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
29 octobre 2007, 06:22
Y a t-il dans la loi tunisienne, un seul article, qui interdit à une personne d'origine de Tunisie, quelque soit sa confession, de revenir au Pays pour s'y installer, ou même en visite, s'il le désire ?

Je ne pense pas que ce soit le cas,,, ou alors il faudrait le démontrer.

Merci d'avance à ceux qui le peuvent, de publier cette loi.
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
29 octobre 2007, 11:08
Mon cher Cacouboulou, quelle question, evidement qu’il n’y a aujourd’hui aucune loi de ce genre mais qui les empêchera d’en faire une quand ils le désireront. Le parlement tunisien n’est pas le congres américain, allons ! Puis ils ont besoin des touristes et des touristes de toutes sortes. Nous aimons la Tunisie mais nous ne lui donnons pas une carte blanche à ce sujet.

Il y a eu un mal de fait, un peuple de plus de 100,000 personnes qui avait plus de droit historique que n’importe quel arabe, il a été mis à la porte par des milliers d’intrigues qui ne sont pas prouvables, et qui avaient fait que ces juifs foutent le camp tout en faisant bonne mine. Je l’ai dit maintes fois. Aujourd’hui les tunisiens se sont rendus compte de leurs erreurs après plus de 50 ans de silence. Ils se sont aussi rendus compte qu’ils ont perdu ces juifs qui en attendant ont fait la fortune de la France, des Etats-Unis, et d’Israël.

Je m’étonne que même nos tunisiens recourent à la rhétorique des palestiniens. Personnellement je me demande quel lien y a-t-il entre le palestinien et le tunisien. Les tunisiens se réveilleront un jour et se rendront compte qu’ils ne sont même pas des arabes je l’ai dit plusieurs fois il n’y a même pas 5% d’Arabes en Tunisie. La plupart sont des bédouins et en partie des enfants des divers conquérants qui avaient sillonné la terre tunisienne et qui avaient été convertis a l’Islam avec la force de l’épée. Ils sont devenus « des Meselmines Besef »

Malgré tout, les juifs tunisiens restent aujourd’hui les meilleurs ambassadeurs pour promouvoir la Tunisie et seront encore les meilleures à pouvoir aider leur pays. Il suffit que les dirigeants tunisiens leurs allègent la tache en faisant un geste et reconnaissent que l’exode juif avait eu lieu par leur propre erreur et volonté pour se débarrasser des juifs, même si les dirigeants actuels n’y sont pour rien. Les Allemands actuels on bien reconnu le crime de leur pays envers les juifs. Un peuple qui se respecte doit reconnaître ses erreurs.
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
08 novembre 2007, 05:12
SOCIETE D’HISTOIRE DES JUIFS DE TUNISIE


La Hara : Histoire et Lieu de Mémoire

par Josiane Tubiana-Neuberger


Mercredi 14 novembre 2007 à 18h30

à l'Alliance Israélite Universelle

45, rue La Bruyère

75009 PARIS
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
12 novembre 2007, 12:49
Lectures

Juifs de France. La tentation assimilation

Par André Nahum (*)

12/11/07 - - : Divers

« C’est mon testament », aime dire André Nahum de son dernier livre. Et il ajoute : « Je l’ai écrit pour témoigner. Pour mes enfants et mes petits-enfants ». Qu’André Nahum se rassure : sa vigueur n’a d’égale que son tempérament et il nous offrira encore beaucoup de livres. Une fois n’est pas coutume, l’ouvrage qu’il nous propose ne parle pas des Juifs de Tunisie. Son sujet de préoccupation est tout autre : le danger de l’assimilation et plus précisément celui de la conversion des Juifs de France au christianisme.

Pour étayer son propos, l’auteur part d’un fait réel, d’un cas survenu au sein d’une famille juive parisienne qui lui est proche. Une jeune fille, Sarah, 17 ans, élevée dans le judaïsme et dans la mémoire de la catastrophe de la Shoah, qui, pour des raisons personnelles est amenée à être inscrite dans un établissement d’enseignement catholique de province. Prise en main par une enseignante qui devient en quelque sorte sa « mère adoptive », Sarah, peu à peu, est attirée par le christianisme. Moins de deux ans après le début de son entrée dans ce milieu catholique, elle franchit le pas et se convertit, alors qu’elle est en terminale, sans en avertir sa famille. Pire, dès lors, elle ne veut plus avoir de lien avec ses proches juifs. Cette façon de procéder est-elle licite ?, se demande André Nahum. « Pourquoi les convertisseurs ne se sont-ils posé aucune question quant au devenir psychologique de cette jeune fille en l’installant dans une situation schizophrène entre ce qu’elle était et ce qu’on voulait faire d’elle ? Ont-ils tiré profit de sa hantise de la Shoah ? De la terreur que lui inspirait le massacre du peuple juif d’Europe durant la dernière guerre ? »
Cette histoire qui, aux dires de l’auteur, est loin d’être un cas isolé, est vécue comme un drame par le milieu d’origine : « La conversion au perçue comme un véritable deuil par les familles juives traditionnelles et, selon la Loi, l’apostat est considéré comme mort. On reste assis dans la cendre pendant huit jours comme pour un défunt ».

On pourrait faire remarquer à l’auteur que dans l’autre sens, on constate que des Chrétiens se convertissent au judaïsme. Il n’en a cure car tout est question de nombre, de démographie. « Le changement de religion ne peut pas être perçu de la même façon par un Juif et par un Chrétien ». Même si ces quelques conversions existent, même si l’on constate une diminution de la pratique religieuse en milieu chrétien, même si l’islam progresse de façon exponentielle et convertit lui-aussi des Chrétiens, le christianisme ne risque pas de s’affaiblir au point de disparaître. Le judaïsme, lui, est en danger de mort. « Il ne s’agit pas de tolérance, mais de survie », affirme André Nahum. Citant un rapport de Dov Maïmon réalisé pour un institut israélien, l’auteur note une séparation de plus en plus nette entre la partie de la communauté qui a opté pour une religiosité rigoureuse et l’autre partie, guettée par l’assimilation galopante. Selon lui, par manque de structures adéquates, les enfants issus de mariages mixtes sont voués à s’éloigner définitivement du judaïsme.

Les prosélytes n’opèrent pas qu’en France, loin de là. Ils sont actifs partout dans le monde, aux Etats-Unis, notamment et même en Israël. « Mais laissez-nous donc tranquilles », semble vouloir dire André Nahum aux convertisseurs zélés qui, malgré les avancées certaines de Vatican II et les prises de position officielles de l’Eglise, n’ont pas abandonné le projet de faire rentrer au bercail du Verus Israël, les brebis juives égarées qui refusent l’enseignement de Jésus, de Paul et des apôtres.
« Le peuple d’Israël est vivant et réclame une place pour le judaïsme aux côtés du christianisme ».
Un petit livre pertinent qui donne à réfléchir.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions de Passy. Juin 2007. 96 pages. 15€

[www.crif.org]
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
15 novembre 2007, 09:14
Voyages
A la recherche d’une mémoire perdue
Sousse 1871-1967

Par Gisèle Sarfati (*)


15/11/07 - - : Histoire

On a beaucoup écrit sur les Juifs de Tunisie. Surtout sur ceux de la capitale, Tunis. Beaucoup moins sur les communautés juives dites de l’intérieur. Le livre de Gisèle Sarfati, qualifié par l’auteur d’ « Autofiction » vient combler une lacune en nous racontant la saga des Juifs de Sousse et leur mémoire perdue.

Il était une fois, en effet, dans le sud tunisien, à l’aube de la colonisation française, en 1871, des familles juives, les Sarfati et les Chemla, les Nataf et les Scemama. Ghzala, Aziza et Sultana, Ange, Salomon, Messaoud, David, Chalom, Mordekhaï et les autres. Comme le rappelle l’auteur, « En Tunisie, les Juifs avaient coutume de donner à leurs enfants les prénoms de leurs parents. Aziza, fille de Sultana, fille d’Aziza, fille de Sultana… ». C’est tout ce petit monde aujourd’hui disparu, emporté par le vent impitoyable de l’histoire, que nous raconte, avec simplicité, mais avec beaucoup de cœur, Gisèle Sarfati.

« Ils vivaient dans un pays arabe colonisé par la France. Pour les Tunisiens musulmans, ils avaient le statut de dhimis, protégés du Bey, citoyens de second ordre, n’ayant même pas le droit de monter à cheval…Pour les Français, c’étaient des « Juifs arabes », avec tout ce que cela impliquait de mépris et de haine ».

D’entrée de jeu, l’auteur met l’accent sur l’insécurité dans laquelle vivaient les Juifs en terre d’islam avant la colonisation et même après. Ainsi des événements de juin 1864. L’ancêtre, Aziza, raconte : « D’abord à Sfax, puis dans tout le pays, il y avait eu des émeutes et des massacres de Juifs. David, son mari, que Dieu ait son âme, avait été attaqué et son magasin saccagé. Elle ne saura jamais exactement ce qui s’était passé. On lui avait ramené son mari, le visage tuméfié, les vêtements souillés, la barbe coupée ». Beaucoup de Juifs avaient alors fui le pays à bord de la frégate Garibaldi. Et plus tard, lors de l’Affaire Dreyfus, « les passions se sont déchaînées avec autant de violence, sinon plus, qu’en France, car les Tunisiens musulmans s’en sont mêlés et certains en en profité pour molester et piller des Juifs en toute impunité ». En témoigne une lettre en forme de supplique du grand-père, Ange Chemla, adressée à Georges Clemenceau et publiée dans le journal L’Aurore, missive où l’on peut lire : « Nous souffrons moralement le martyre ».

Plus tard encore, aux heures sombres de l’occupation allemande, le malheur s’abattra encore sur les Juifs : « Avant de quitter Sousse, Léon va retirer ses bijoux de la banque, car le bruit court que les coffres des Juifs vont être pillés…La Tunisie est encore épargnée par la guerre, mais la situation pour les Juifs est grave…Le 21 août 1941, Xavier Vallat, commissaire aux Questions juives, vient en visite en Tunisie et une série de décrets et d’arrêtés s’abat sur les Juifs ».

La Tunisie, en effet, on ne le sait pas souvent, a été occupée par les troupes allemandes de novembre 1942 à mai 1943. Six mois terribles sous la botte pour la communauté juive. Là encore, le témoignage de Gisèle Sarfati est essentiel : « Les Allemands appliquent en Tunisie la méthode de persécution établie par Heydrich lors de la campagne de Pologne en 1939. Ils imposent la création d’un conseil juif, chargé d’exécuter les mesures antijuives qu’ils ordonnent. Les plus beaux appartements, les plus belles villas sont réquisitionnés… ». « A Sousse, les rafles, les prises d’otages, les demandes de rançon, le travail obligatoire, l’ordre pour les Juifs de porter l’étoile jaune, la fuite de la population vers les villages environnants ».

Et, puis, le temps de souffler, vingt ans après la Guerre, que voilà venue la période de l’exil. Avec l’Indépendance du pays, les guerres israélo-arabes, l’Affaire de Bizerte, les nuages, les soucis et les tracas s’accumulent : « Déjà, depuis l’Indépendance, les Juifs de Tunisie quittaient le pays. Après Bizerte, l’exode s’intensifia. A cause des expulsions, des rumeurs antijuives, de l’interdiction pour les étudiants tunisiens, qu’ils fussent juifs ou musulmans, de voyager à l’étranger….il n’y avait plus d’avenir pour les Juifs en Tunisie ».

Souvent difficile, donc, cette vie juive en Tunisie à l’aube du 20ème siècle. Ponctuée, néanmoins, de périodes de bonheur simple et de vie familiale. La description minutieuse des mœurs de l’époque constitue un témoignage précieux sur des temps révolus. Qui se souvient encore des canouns et des darboukas, des délicieuses nikitouches, du malouf et des conteurs fdaouis, des calèches et du hammam ? Ou encore des paroles de la chanson « Khamous Jana », véritable tube créé à la Libération ?

A travers l’histoire intimiste de sa propre famille, Gisèle Sarfati remonte le temps pour notre plus grand plaisir. Très sympathique.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions Plumes cerfs volants. 2006. 224 pages. 20€

[www.crif.org]
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
18 novembre 2007, 12:40
Communiqué par la SHJT
Pièces jointes:
SHJT-commemoration-02-091207 -bis.jpg
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
19 novembre 2007, 02:18
Bonjour Victor,

Pourriez-vous m'indiquer(si vous le connaissez), le site des Editions Plumes Cerfs volants (votre post du 15/11), j'ai effectue une petite recherche sur le Net sans succes.

D'avance merci a vous.
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
19 novembre 2007, 02:21
Bonjour Meyer,

Pourriez-vous avoir la gentillesse de m'envoyer le programme de la table ronde du 2/12 (votre post du 18/11) sur mon email: cbazooka@hotmail.com, afin que je puisse l'imprimer.

D'avance merci a vous aussi.
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
19 novembre 2007, 12:24
Bonsoir Bazooka,

Je n'ai pas d'autres informations sur la table ronde du 2 décembre que celles publiées ci-dessus et figurant dans l'annonce de la SHJT.

Je vais essayer de me renseigner.
Re: Juifs de Tunisie-actualité-publications-réunions-conférences
20 novembre 2007, 22:42
Re bonjour Meyer,

Je souhaitais juste que vous m'envoyiez le programme par email, si cela vous est possible, merci et bonne journee.
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