L’expulsion des juifs d’Espagne au nom de la pureté du sang
LE MONDE | 02.08.07
Tous les exilés de Jérusalem en Espagne quittèrent cette contrée maudite le cinquième mois de l’année 5252, c’est-à-dire en 1492, et de là se dispersèrent aux quatre coins de la terre. » Qui mieux que Joseph Ha-Cohen, dans La Vallée des Pleurs (1560), a décrit la tragédie de l’expulsion des juifs d’Espagne ? « Les juifs s’en allèrent où le vent les poussa, en Afrique, en Asie, en Grèce et en Turquie. D’accablantes souffrances et des douleurs aiguës les assaillirent, les marins génois les maltraitèrent. Des créatures infortunées mouraient de désespoir pendant leur route : les musulmans en éventrèrent pour extraire de leurs entrailles l’or qu’elles avaient avalé pour le cacher. Il y en eut qui furent consumées par la peste et par la faim. D’autres furent débarquées nues par le capitaine du vaisseau dans des îles désertes. D’autres encore vendues comme esclaves dans le port de Gènes et les villes soumises à son obéissance. »
1492, année du malheur pour les juifs, mais pour l’Espagne des Rois catholiques celle du triomphe de la croix et d’une triple bénédiction : la chute de Grenade le 2 janvier, qui achève la Reconquista sur les Maures ; l’exil d’au moins 120 000 juifs après le décret du 31 mars ; la découverte de l’Amérique par Colomb. L’Espagne s’éblouit, l’Espagne s’enivre. Elle refait son unité et s’ampute de sa « gangrène » juive. Pour avoir purifié son sol, Dieu la récompense par l’or du Nouveau Monde. Le plan de Dieu et l’histoire des hommes coïncident et qu’importe si le prix des métaux précieux d’Amérique est le sang du paysan indien qu’on exploite dans les mines ! Et celui de la pureté de l’Espagne l’expulsion des juifs – avant celle des moriscos (musulmans convertis) à partir de 1609 -, qui, grâce à l’argent récolté par le rabbin Abraham Senior ou Isaac Abravanel, avaient pourtant fait beaucoup pour la Reconquista !
Les caisses royales y perdent, mais le sacrifice intellectuel aussi est considérable. Car s’il y a de pauvres juifs, beaucoup sont ingénieux, actifs, imaginatifs. « Ils sont médecins, courtiers, collecteurs d’impôts, commerçants, intendants de noblesse, joailliers, marchands de soieries », raconte Andres Bernaldez, le chroniqueur d’Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, les Rois catholiques. Si la perte est grande, l’Espagne y gagne au change divin. Elle est le nouveau peuple élu qui supplée le peuple juif à nouveau défaillant. En purifiant le royaume de cette engeance honnie, les Rois catholiques préparent le deuxième avènement du Christ annoncé dans l’Apocalypse. Francisco Enriquez écrira, en 1648, qu' »un royaume sans religion une et pure est une réunion de bandits et d’hommes iniques ».
Tout avait commencé en 1391, un siècle avant le décret d’expulsion, par un bain de sang inondant la Castille, l’Aragon, la Catalogne, Majorque. Les quartiers réservés aux juifs – les aljamas – sont frappés par la contagion meurtrière. Comme si l’Espagne avait voulu signifier pour de bon à ses juifs, enracinés de longue date, que leur présence était devenue indésirable, qu’ils devaient expier pour les épidémies, les famines, les guerres qui ravagent alors l’Europe. Plus de 4 000 personnes périssent à Séville où sévit un moine fanatique, Martinez de Ecija. Prospère, la communauté de Barcelone est anéantie. Les assaillants « pillent, saccagent, massacrent à ravir. Chaque ville fut, ce jour-là, une nouvelle Troie », écrit un contemporain. Seuls ont la vie sauve les juifs qui implorent de recevoir le baptême et des mots nouveaux apparaissent : marrano, judeoconverso.
Plus progresse la Reconquista sur les Maures, plus se déchaîne la haine contre les juifs. Plus la croix triomphe, plus sont écartés les ennemis de Dieu et de l’Espagne. Une ordonnance royale de 1412 contraint déjà les juifs, qui avaient toujours vécu au milieu du peuple castillan, à rester parqués dans des « ghettos » isolés. Elle leur interdit d’exercer toute charge publique, de vendre de la viande ou tout autre comestible, de se couper la barbe et les cheveux. En revanche, ils sont obligés de porter de longs manteaux noirs descendant jusqu’aux pieds. Ces dispositions iniques ne font qu’étendre le soupçon sur les convertis sincères et les baptisés « cryptojuifs » qui continuent de pratiquer clandestinement leurs rites.
Dès le début de leur règne, en 1474, les Rois catholiques entendent extirper le mal. Les juifs de Castille sont confinés dans leurs ghettos, bannis des évêchés de Séville et de Cordoue, de ceux de Saragosse, d’Albarracin, de Teruel. Puis l’Inquisition entre en scène. Pour elle, les mesures de ségrégation et d’expulsion régionales sont sans effet. Elle propose donc aux souverains comme seule médecine le bannissement généralisé. Les juifs castillans tentent bien de retarder l’échéance, se disent prêts à payer le prix fort, mais Torquemada, l’inquisiteur général, brandit devant la Cour réunie, le 20 mars, un crucifix et rappelle la trahison de Judas. Le décret royal du 31 mars 1492 est donc signé : il donne trente jours à tous les juifs d’Espagne pour quitter la terre de leurs ancêtres. Trente jours pour tenter de vendre leurs biens, faire leurs adieux et vider les lieux.
Que leur reproche-t-on ? Rien de moins que de contaminer la société espagnole. « Les juifs essaient de soustraire les fidèles chrétiens à notre sainte foi, de les en détourner, de les dévoyer, de les attirer à leurs croyances et opinions damnées, écrit le décret d’expulsion. Ils les instruisent des cérémonies et observances de leur loi, veillent à leur circoncision, eux et leurs fils, les informent des jeûnes à respecter, leur notifient l’arrivée des Pâques, leur donnent et apportent de chez eux le pain azyme et les viandes abattues rituellement, les avertissent des nourritures dont ils doivent s’abstenir et des autres interdictions et les persuadent autant qu’ils le peuvent d’observer et pratiquer la loi de Moïse, leur font comprendre qu’il n’y a d’autre loi ni d’autre vérité que celle-là. »
C’est le catalogue des pratiques juives « avouées » sous la torture infligée par les tribunaux de l’Inquisition, qui exercent de manière souveraine en Espagne depuis une bulle du pape Sixte IV en 1478. Le dominicain Tomas de Torquemada a été nommé par le roi Ferdinand comme inquisiteur d’Aragon, de Valence, de Catalogne. Il lui faudra dix ans pour constituer une Inquisition d’Etat. Les accusés et condamnés se comptent par centaines, tous ou presque des judeo-conversos, nouveau masque de l’hérésie.
L’obsession de la contamination anéantit par le feu, par l’exil, par la ruine, des familles entières parmi les mieux intégrées. L’argument inquisitorial est imparable : la présence de juifs sur le sol espagnol témoigne de la grandeur d’âme des souverains.
Qu’ils profitent de ce privilège pour entamer l’intégrité de la société chrétienne est un crime d’ingratitude qui mérite les châtiments les plus sévères. Seule une opération chirurgicale, coupant tout lien entre les juifs et les « nouveaux chrétiens », convertis sincères, est capable d’enrayer la propagation d’une tumeur maligne, l’hérésie judaïsante.
Au lieu d’extirper la tumeur, l’expulsion de 1492 et les « auto da fe » – ces cérémonies à grand spectacle destinées à exhiber les hérétiques, entendre leurs aveux et leurs condamnations – vont l’aggraver dans des proportions inimaginables. Après 1492, l’Espagne ne compte officiellement plus un seul juif. Parmi les condamnés à l’exil, seuls 80 000 n’ont pu partir en raison de la maladie, de l’impécuniosité ou par crainte d’un exode à hauts risques et ils se sont fait baptiser. Mais une vague d’antisémitisme sans juifs va gagner l’Espagne, incapable de chasser ses fantômes.
Paradoxe inouï : plus l’Espagne parque, chasse, envoie au bûcher ses juifs, plus elle est rongée par l’obsession de savoir qui sont les vrais ou les faux juifs, les vrais ou les faux convertis. Derrière chaque visage, à l’église ou dans la rue, le doute s’insinue : celui-ci qui se dit chrétien l’est-il vraiment ? N’est-il pas un « cryptojuif » qui, en secret, fait shabbat le samedi, prépare sa cuisine selon les règles de la kashrout, célèbre les fêtes juives, procède à la toilette funéraire selon le rituel juif ? Un traumatisme naît qui va gangrener pendant trois siècles la société espagnole.
Comment l’expliquer ? Partout en Europe, les juifs sont la lie de la société. Ils sont spoliés, marginalisés, expulsés. L’Espagne est même le dernier pays à avoir chassé ses juifs. La France l’avait fait dès 1306, l’Angleterre plus tôt encore. Mais l’Espagne se distingue par un antisémitisme racial, promis au plus bel avenir, en raison de la forte implantation de ses conversos, ces convertis de force bien avant ou après les massacres de 1391 et l’expulsion de 1492. Grâce au baptême, ces juifs convertis ont pu accéder aux emplois de Cour, aux postes honorifiques, aux charges ecclésiastiques qui leur étaient autrefois interdits. En entrant dans les universités et les ordres religieux où, comme juifs, ils n’avaient pas droit de cité, ils ont pénétré des couches entières de la société – médecine, armée, magistrature, clergé – et, à la faveur de beaux mariages, dans la noblesse d’Aragon et de Castille.
L’Espagne catholique s’est longtemps flattée de ces conversions, avant de mesurer qu’elle avait ouvert la boîte de Pandore. On voulait les convertir, maintenant ils sont partout ! Et ils investissent, avec ingéniosité, les secteurs les plus dynamiques de la société. Alors, le venin du soupçon fait son oeuvre : ce sont de faux chrétiens, des chrétiens masqués. Ils menacent la foi catholique de l’Espagne, sa cohésion sociale et religieuse à peine restaurée. Chaque sujet du royaume étant officiellement catholique, comment va- t-on les distinguer ? On invente un critère imparable : celui du sang.
Dès le début du XVe siècle, un collège de l’université de Salamanque avait introduit une règle interdisant à ceux qui ne viennent pas d’un sang pur (ex puro sanguine) d’entrer dans ses rangs. En 1440, à la suite d’émeutes anti-conversos, Tolède est la première ville à adopter le statut de limpieza de sangre – la pureté de sang – que les efforts inlassables de l’Inquisition et le futur cardinal Juan Marinez Siliceo, le plus grand antisémite espagnol du XVIe, vont convaincre le roi Philippe II, en 1543, d’étendre à toute l’Espagne.
La papauté hésite, car le statut de pureté de sang est une monstruosité théologique : l’eau du baptême n’est-elle pas purificatrice ? Mais l’Inquisition, le bas clergé, le petit peuple vont le lui imposer. L’idée que tout juif, même converti, a du sang impur dans ses veines parce qu’il a contribué à la crucifixion de Jésus-Christ est très populaire. De même que le stéréotype selon lequel les juifs ont infiltré, jusqu’à la Cour, les meilleures familles et la noblesse. Parmi les convertis, l’Espagne compte de grands mystiques comme Thérèse d’Avila ou Louis de Grenade. Et des inquisiteurs célèbres, comme Torquemada lui-même, « dont les grands parents appartinrent au lignage des juifs convertis » (selon l’historien Fernando del Pulgar). Mais le petit peuple, lui, pour son ascension sociale, peut se prévaloir d’avoir du sang pur. S’il ne pouvait rêver d’aucun honneur – honor -, lui avait au moins l’honneur – honra – de ne pas avoir de sang juif. « Le statut de pureté, c’est le marchepied de l’honneur du peuple », conclut Henry Méchoulan.
L’Espagne entre alors dans une ère de racisme social et religieux, l’un attisant l’autre. Pour pouvoir entrer à l’université ou dans les ordres religieux, il faut une attestation délivrée à la suite d’enquêtes généalogiques fouillées remontant au plus haut dans le lignage, validant ou non un soupçon d’infection – alors que les lois nazies de Nuremberg se limitaient à la quatrième génération.
La porte s’ouvre ainsi à toutes les campagnes de délation. Une simple rumeur suffit à « souiller » une famille et à l’envoyer dans les cachots de l’Inquisition. Des « vieux catholiques » n’osent plus réclamer un certificat de peur de se voir découvrir une origine juive. Le statut de limpieza de sangre paralyse toute mobilité sociale. Mieux vaut ne pas bouger plutôt que de se faire accuser. Si on réussit, c’est qu’on a du sang juif ! Ce gel des relations sociales va scléroser l’Espagne.
La pureté du sang devient un sujet de terreur pour le converti qui vit sincèrement son catholicisme, autant que pour le catholique de façade resté fidèle à la loi de Moïse. Ils sont soumis au même régime du soupçon, à la même menace de l’Inquisition. Tout converti est un juif, et donc un ennemi potentiel de la foi catholique. C’est le début d’une névrose : la contamination juive et hérétique se fait par le sang, par le lait et par la semence. Les nourrices de la Cour sont soumises à des examens de sang, car l’enfant suce les moeurs de sa nourrice avec son lait ! Présupposé qui tourne à l’obsession biologique. Des traités entiers sont rédigés pour prouver que les juifs souffrent toujours d’hémorroïdes ou que, depuis la crucifixion du Christ, ils dégagent une odeur si pestilentielle que pour s’en débarrasser, ils doivent boire le sang pur d’enfants chrétiens tués, le jour de Pâques, lors de meurtres rituels.
Avec le statut de « pureté du sang », le monde découvre le racisme religieux qu’on retrouvera plus tard dans le protocole des Sages de Sion et l’antisémitisme racial des nazis. Cette obsession va imprégner toutes les mentalités en Espagne jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Au début du suivant, on trouvera encore des articles de loi se référant aux juifs, alors qu’il n’y en a plus un seul. Les juifs espagnols de l’exil sont à Amsterdam ou Istanbul, où ils font partie de l’élite des médecins, des penseurs, des poètes et des marchands. Mais résonnera longtemps la douleur de Joseph Ha-Cohen dans La Vallée des Pleurs : « Mon Dieu, nous ne t’avons pas oublié, ni trahi ton alliance. Mais à présent, hâte-toi de nous secourir, car c’est pour toi qu’on nous égorge tous les jours et qu’on nous considère comme des brebis destinées à la boucherie. Accours à notre aide, Dieu de notre salut, soutiens notre cause et sauve-nous pour l’amour de ton nom ! »
Henri Tincq
A LIRE
Les Juifs du silence au Siècle d’or espagnol, Henry Méchoulan, Albin Michel 2003.
Amsterdam au temps de Spinoza. Argent et liberté, Henry Méchoulan, PUF. 1990.
Les Juifs d’Espagne, histoire d’une diaspora (1492-1992), dirigée par Henry Méchoulan, Liana Levi 1998.
La Pierre glorieuse de Nabuchodonosor ou la fin de l’histoire au XVIIe siècle, Menasseh ben Israel, introduit par Henry Méchoulan, Vrin 2007.
L’Expulsion des Juifs d’Espagne, Béatrice Leroy, Berg International 1990.
Article paru dans l’édition du 03.08.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-941313,0.html
MARINE NATIONALE : à TOULON, le Charles DE GAULLE, de retour du Golfe Indien le 15 mai prochain, entamera une importante refonte pendant 18 mois d’immobilisation totale et 287 millions d’Euros de travaux
par Jean Paul MARIE
100507.pacainfoeco- Dans l’attente imminente de le commande officielle du second porte avion franco-britannique qui devrait intervenir officiellement avant l’été prochain (les premiers éléments des catapultes lance – avions ayant déjà été commandés aux anglais avant même le premier tour des dernières présidentielles) le fleuron de la marine nationale sera de retour à Toulon le mardi 15 mai prochain pour une grande parenthèse tactique de notre force aérienne en mer durant 18 mois .
Le Service de Soutien de la Flotte nationale française s’est prononcé le 19 décembre dernier en faveur de la DCNS par la signature d’un contrat de travaux de maintien en conditions opérationnelles portant sur 5 années et la somme arrêtée de 287 millions d’Euros pour des travaux qui mobiliseront environ 1000 techniciens et ingénieurs, employés et sous-traitants dont le cahier des charges porte sur plus de 10 000 travaux et remplacements déjà connus à ce jour et impératifs ce, durant 18 mois d’immobilisation totale à partir du 31 juillet prochain. Pour accueillir à terre l’ensemble de l’équipage (1250 personnes) et ceux de la flottille de soutien logistique du groupe aérien durant toute cette période de 18 mois, le port militaire de Toulon a du spécialement construire 5 petits immeubles nouveaux dont un restaurant.
2 hélices et les 2 cœurs nucléaires devront être remplacés
Rappelons que l’entrée en service officielle du Charles De gaulle est intervenue le 18 mai 2001 et que les 1ers mois s’étaient soldés par de multiples incidents, notamment les hélices d’origine aux dessins plus que complexes (dans le but de donner au navire une vitesse de 27 nœud) , confrontées à un alourdissement « soudain » de 6000 tonnes du navire en cours de construction , hélices commandées en 1996 qui s’étaient avérées défaillantes de par un défaut de conception une pale de l’une d’elle avait été perdue au large de la Guadeloupe en Novembre 2000 .
Après un épique retour transatlantique sur le seul arbre tribord, le CDG s’est vu équipé par les hélices de remplacement des vieux Clem et Foch (les propres hélices de secours du CDG étant affligées du même défaut) le contraignant à des performances totalement éloignées de son potentiel réel. DCNS propulsion a bien reçu à Toulon , depuis la commande de l’an 2000, 2 jeux d’hélices nouvelle génération en provenance de Rolls Royce USA et d’Atlantic-Industrie et les gardait pour cette longue période d’immobilisation dans le bassin vauban.
Mais les travaux les plus spectaculaires seront bien le démontage, l’extraction et le rechargement des 2 cœurs nucléaires du navire qui « seront exécutés avec le maximum de sécurité » assure t on chez l’amirauté. Annoncée dès le départ la durée de vie des éléments combustibles ne pouvait dépasser 8 ans.
C’est au prochain mois d’octobre que les 1ers éléments irradiés seront évacués , les seconds en Janvier 2008 alors que leur remplacements sont programmés en .. Février 2008 et avril 2008 .
Le président Sarkosy en campagne sur la jeanne d’arc à Toulon avait laissé comprendre son avis favorable à un second porte avion.
Enfin le dernier grand chantier du CDG portera sur le pont d’atterrissage afin de pouvoir accueillir les derniers SUPER ETENDARDS 5 et RAFALE F2 et les futurs RAFALE F3, et les magasins internes our le nouveau stockage d’éléments moteurs d’avions ainsi qu’une modification des soutes d’armement et pas de tirs afin d’accueillir les nouveaux missiles nucléaire ASMP-A , les missiles de croisière Scalp EG et Exocet AM39 matériaux et matériels devenus totalement désuets et dépassés.
De par un contrat prévoyant des clauses pénales très lourdes à la journée d’immobilisation en cas de non respect de la livraison du Charles de gaulle au 30 novembre 2008 , la première date butoir fixée sera celle du 30 juillet 2008 pour sa sortie de cale sèche.
C’est donc à partir de Janvier 2009 que le néo Charles de Gaulle devrait appareiller pour une campagne de tests et d’essais en mer où ses capacités envisagées dans les années 80 pourront être testées pour la première fois presque ‘avec un quart de siècle de retard. D’ici-là la seconde unité anglo-française devrait avoir vu le jour !
Mer Morte
Le niveau de la Mer Morte a baissé de 15 cm en l’espace d’une semaine seulement. Les habitants de la localité d’Ein Guedi demandent à ce que soient ouvertes les vannes du fleuve du Jourdain pour pallier à ce problème.
MAILHEBDO
3 août 2007 – 19 Av 5767
Quand le stéréotype s’appelle antisémitisme.
Par Ambre Grayman pour Guysen International News.
Mardi 31 juillet 2007 à 19:31
« Antisémitisme ? Anti sionisme ? Critique d’Israël ? » Tel est le nom de l’exposition qui sera inaugurée à partir du 1er août au ministère des Affaires Étrangères allemand, en présence de son ministre Gernot Erler, du directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, et du Professeur Wolfgang Benz, directeur du Centre d’Études sur l’antisémitisme de Berlin.
Réalisée par Yad Vashem avec le soutien du Centre allemand pour l’éducation politique, cette exposition itinérante sera ensuite présentée à l’Université Technique de Berlin, puis un peu partout en Allemagne.
Dédiée à l’étude du phénomène antisémite dans le monde moderne, elle explore les différentes manifestations de la haine anti juive actuelle.
De l’antisémitisme ‘classique’ issu des courants d’extrême droite, à l’antisémitisme ‘moderne’ — sorte de mosaïque alliant anti sionisme, discours d’extrême gauche, et autres diatribes islamistes — en passant par le négationnisme, l’exposition montre, à quel point le danger est toujours aussi présent.
À l’appui de cette théorie, les caricatures, les graffitis, les violences et les actes de vandalismes relevés en Europe et présentés dans cette exposition, qualifiée « d’opportune et d’importante » par Avner Shalev.
« Le fait qu’elle soit présentée en Allemagne est par ailleurs significatif » a indiqué le directeur de Yad Vashem.
« 62 ans après l’Holocauste, l’antisémitisme existe toujours en Europe. Ses insidieuses croyances sont également toujours aussi vivaces mais sous une nouvelle forme.
Nous devons rester vigilants, que ce soit face à l’antisémitisme classique, ou devant ses nouvelles manifestations qui consiste à dénier Israël, et qui peuvent influencer les jeunes et les personnes mal informées.
Ce n’est que grâce à la vigilance et à l’éducation que nous pourrons combattre ce phénomène alarmant.
C’est la raison pour laquelle je suis heureux que cette exposition voyage à travers l’Allemagne et que j’espère qu’elle gagnera également les autres pays européens » a déclaré A. Shalev.
À noter qu’en France, le même type de discours a été tenu par le président du CRIF lors de sa rencontre avec la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le 30 juillet dernier.
Rendant hommage à l’action des autorités françaises qui a contribué à faire baisser le nombre des agressions antisémites, R.Prasquier a cependant rappelé que » les Juifs sont les seuls dans la République à ne pas pouvoir aller dans certains endroits, sans le risque, au moins, d’être insulté ».
Inquiet de la cristallisation des stéréotypes antijuifs, le président du CRIF a donc suggéré à la ministre de sensibiliser les jeunes policiers, au » monde juif » et à l’antisémitisme.
Une requête à laquelle Michèle Alliot-Marie a répondu favorablement en évoquant la création d’une formation commune des représentants de l’ordre à laquelle serait associée Rachida Dati, la ministre de la Justice.
Quelques jours plus tôt cette dernière avait discuté avec R.Prasquier de la nécessité de conduire des actions sur le terrain pour lutter contre les réflexes de rejet et de méfiance liés aux stéréotypes.
Jérusalem s’intéresse aux momies.
Par Ambre Grayman
Jeudi 2 août 2007 à 12:26
Des traces du virus de l’hépatite B, découvertes sur des momies sud coréennes vieilles de 500 ans, pourraient fournir de nouvelles pistes afin de lutter contre cette maladie, qui représente la principale cause de cancer du foie et provoque près d’un million de morts par an.
Cette hypothèse a été évoquée par le professeur Mark Spigelman, un chercheur attaché au Département d’étude des maladies infectieuses et tropicales de l’Université Hébraïque de Jérusalem.
Elle-même résulte par ailleurs de deux autres découvertes importantes pour le monde scientifique :
Il s’agit en effet de la première fois qu’une trace d’hépatite B est détectée sur un corps momifié.
Par ailleurs, jusqu’à récemment on n’avait jamais soupçonné la présence de momies en Corée.
L’essor de la construction sud coréenne et le déplacement de nombreux cimetières ont favorisé cette révélation.
C’est aux chercheurs de la ‘Dankook University’ et de la ‘Seoul National University’, que l’on doit donc la découverte du virus de l’hépatite B dans le foie d’un enfant momifié voila 500 ans.
Conscient de l’importance de leur trouvaille, ces derniers ont aussitôt invité le Professeur Spigelman à se venir se joindre à l’équipe internationale de recherche constituée pour l’occasion.
Le professeur Spigelman est un précurseur des recherches effectuées sur les anciennes maladies (paléoépidémiologie).
Il s’était notamment distingué par ses études effectuées sur des momies soudanaises et hongroises dans le cadre de recherches destinées à comprendre la mutation des bactéries et virus encore actifs aujourd’hui (tuberculose, influenza etc).
« Il s’agit d’une expédition que l’on pourrait intituler « connaît ton ennemi » et dont le but est d’obtenir des informations susceptibles d’aider les malades d’aujourd’hui et de demain » a indiqué le prof. Spiegleman.
Selon lui, le fait de comprendre comment un virus fonctionnait voila 500 ans peut aider les chercheurs à imaginer ses éventuelles mutations tout en donnant aux spécialistes de la santé les outils nécessaires pour le combattre plus efficacement.
Les momies sud coréennes qui ont été excellemment bien conservées devraient livrer des informations cruciales sur l’évolution du virus de l’hépatite B depuis le demi-siècle écoulé.
Une chance dans un pays dans lequel 12 % de la population est porteuse de ce virus, contre 5 % selon la moyenne mondiale…
Pour la petite Histoire:
C ‘est à Ruthie Golmutz, américaine, épouse d’un diamantaire d’Anvers et supporter indéfectible d’Israel et du Musée de Jérusalem que l’on doit la loi Neuwirth qui autorisa la pilule contraceptive en France en 1967.
En effet, l’enthousiasme, le charme,l’élégance et l’intelligence de Ruthie était tel que, quand elle défendait une cause, la cause en question ne pouvait qu’être entendue.
C’est Lucien Neuwirth, alors questeur de l’Assemblée Nationale qui s’en fit le défenseur, ayant bien compris que sans cela, la France serait un pays complétement retardataire, l’usage de cette pilule étant autorisé aux Etats Unis depuis 1960.
Y aurait il parmi les harissiens israeliens (ou autres) qui aurait gardé le souvenir de Ruthie Golmutz et de ses actions?
La saison du Fell et du Yasmine
Shabbat Shalom
Les 2 Ehouds
Désormais, le festival des cultures juives s’inscrit dans le paysage culturel de la ville de Paris, au même titre que les « Nuits blanches » ou « Paris-Plage ».
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Le grand succès du Festival des Cultures Juives
Le 3Eme festival des cultures juives,
« De Maïmonide à Kessel, itinéraires européens »,
Organisé à l’initiative du Fonds social juif unifié, en partenariat avec les mairies des 111e et lV arrondissements de Paris, s’est achevé le 29 juin dernier.
Le bilan est extrêmement positif puisque l’on dénombre environ 35000 participants.
Les organisateurs, eux-mêmes, n’espéraient pas un tel engouement…
Le public de ce festival, juif et non juif s’est montré particulièrement intéressé par une programmation aussi riche qu’originale.
L’ensemble des manifestations ont été prises d’assaut et de nombreuses personnes se sont vu refuser l’accès à certains ateliers, conférences ou projections qui affichaient complet.
Désormais, le festival des cultures juives s’inscrit dans le paysage culturel de la ville de Paris, au même titre que les « Nuits blanches » ou « Paris-Plage ».
Le 4 festival se déroulera du 16 au 30 juin 2008 et aura pour thème
« lsraèl aux mille visages ou 2000 ans de culture juive en terre d’lsraêl ».
Le journal ‘Communauté nouvelle’ vous propose une sélection d’images, pour vous faire vivre ou revivre les meilleurs moments de ce festival. .
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