Cher Jack,
Merci pour vos encouragements; ça fait toujours plaisir.
Vous avez bien voulu lire 2 de mes livres :

Malamour Tunisie sous protectorat français, et

Les Fastes chronologiques de la ville de Sfaks, par le Comte du Patay de Clam, suivi de lHistoire de Sfaks, et la Guerre de Cyrénaïque, par Mauricette Lecomte.
Ces deux livres sont intimement liés.
Car, lorsque jai entrepris cette autobiographie, jai voulu lui donner une dimension historique : Jai donc étudié la vie de Habib Bourguiba et ses discours, et quand jai voulu rendre compte de lhistoire de la ville, jai découvert un vieux document tombant en poussière, à la Bibliothèque nationale de France, à savoir les Fastes Chronologiques.
Je pensais, avec raison, que ce nétait pas la vie de la jeune Mauricette Lecomte qui était intéressante, mais sa vie dans un certain contexte : les contacts avec lIslam et toutes les communautés : Italiens, Maltais, Grecs, Juifs…
Communautés qui vivaient en paix grâce au protectorat français. Car, dès que les Arabes faisaient mine de sen prendre aux magasins juifs, larmée française intervenait et tout rentrait dans lordre.
Ce qui permet à présent de dire : on vivait ensemble et lon sentendait bien. Mon il ! Oui, mais cétait artificiel.
Je me suis également posé la question du » Pourquoi le protectorat ? Et pourquoi le protectorat français ? » et » Pourquoi le grand-Père Lecomte, fils dun Armurier arquebusier de la ville de Poitiers, a-t-il atterri en Tunisie en 1881 ? «
Dans ma famille, où lon vibrait à la vue du drapeau tricolore et à lécoute de la Marseillaise, (les Lecomte du côté paternel et les Amilhat du côté maternel), jai toujours entendu dire : Notre pays, cest la France !
Jai été élevé dans cette croyance laquelle jai totalement adhéré. La France pour moi, avait une existence charnelle, puisque jy passais toutes mes vacances quand jétais petite. Mais lorsque jai eu vingt ans, jai découvert Paris et jai pris la décision de quitter définitivement la Tunisie- sans regret – et de rentrez chez moi, en France.
Voilà en gros, mon parcours.
Je ne cultive pas la nostalgie. la Tunisie ne mest rien. Jaurais pu, à la rigueur regretter ma jeunesse, même pas : jai tant pleuré à vingt ans…
Dans » Malamour « , dont le titre dit bien ce quil veut dire, jai dit ma vérité pour les générations futures. Mes livres dorment à présent à jamais, dans les grandes tours de la nouvelle Bibliothèque nationale de France et jen suis satisfaite.
Il y a de tout dans cet énorme livre de plus de 600 pages : il y a la musique, les petits métiers : marchands de jasmin, marchands de ftahirs, des tableaux colorés, des personnages exotiques, de lamour et de lhumour, de lHistoire et des histoires, et de lharissa et des bricks à luf. Mais par dessus tout, lamour de la vie et des hommes.
Que suis-je devenue après la Tunisie
et mon installation à Paris ?
De 1953 à 1962, jai mené une carrière dauteur compositeur, radio, télévision.
Jai eu en 1959, le Grand Prix de lEcole des Vedettes, à la télévision, alors quil ny avait quune seule chaîne.
En 1962, je suis devenue productrice de spectacles, jai fait venir en Tournée en France de grands ballets folkloriques des Pays de lEst, avec lesquels jai noué des relations privilégiées.
En 1993, jai été atteinte dun cancer du colon (deux opérations) et jai eu un arrêt de travail de trois ans. Cest là que jai commencé à écrire » Malamour » sur un ordinateur portable, sur mon lit dhôpital.
Lorsque jai pu reprendre mon activité, je me suis rendue compte quen trois ans javais perdu toute ma clientèle.
Je me suis reconvertie dans lécriture, la composition musicale et lédition. Je suis éditeur à part entière, inscrite au registre de commerce.
Jai commencé par mauto éditer, et à présent, après avoir écrit 20 livres, jédite les autres. Jai, par exemple créé une collection de poèmes sur cédéroms : » e-Poésie.net » et un site Internet : sam-paris.org.
Je suis, dautre part, Présidente de lAssociation des Chercheurs de la Bibliothèque nationale de France.
Mauricette Lecomte mauricette.lecomte@cybercable.fr








