Deux hommes se sont vus au café « Claude et Alain » à Sfax. Ils se sont lancés à discuter, à tort et à travers, à l’occasion d’un événement national culturel.
La discussion s’est avérée plus approfondie et mieux agréable, en prenant deux chaises autour d’une table. Un lapse de temps est passé. Et la sympathie crée via la discussion devait les amener, enfin, et combien même, à se renseigner sur l’identité de chacun.
L’arabe s’est présenté le premier ; il s’appelait Mohamed et le juif, souriant, s’appelait Azria. Le juif n’était, bien sûr, pas surpris, alors que l’arabe l’était, bien, et parfaitement.
La discussion est, soudain, finie et des regards échangés des deux hommes y prirent place. Des moments de silence se succèdait, entremis par des respirations profondes, toujours accompagnées de regards plus profonds, qui attendaient, ardemment, qualque chose, qui devait faire oublier ce silence et faire revivre la discussion, la même, ou même une plus agréable, de sujet ou d’entretien ; mais s’était sans issu.
Tout ce qui précédait devait s’arrêter ; il fût refusé, sur le plan de la forme et c’est le moment de se quitter.
Qui devait quitter la table le premier?
De la part
de
Maître GARGOURI Hassen





