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Mahmoud Abbas et l'Autorité palestinienne : aucun lien juif avec Jérusalem et négation de l'existence d'Israël

 

Mahmoud Abbas et l'Autorité palestinienne : aucun lien juif avec Jérusalem et négation de l'existence d'Israël

Par Hélène Keller-Lind

 

En visite à Tunis Mahmoud Abbas vient de réaffirmer qu'il n'y a aucun lien juif avec Jérusalem. Qui plus est, les Arabes doivent se mobiliser contre la tentative qui y est faite de voler son identité islamique et chrétienne, plaide-t-il. Thème constant de l'Autorité palestinienne qui, par ailleurs, efface systématiquement l'existence d'Israël par cartes interposées. Au moment où des découvertes archéologiques de taille apportent un éclairage essentiel sur ce que fut l'époque du Roi David.

« Quant à la négation de l'existence même d'Israël par l'Autorité palestinienne, elle se manifeste au quotidien par le biais de cartes représentant « la Palestine » qui effacent totalement l’État hébreu »

Accueil très chaleureux pour Mahmoud Abbas en Tunisie lors de sa récente visite. L'impossible « réconciliation » palestinienne y a été évoquée ainsi que l'influence du « printemps arabe » sur les Palestiniens. Au menu, également, la lutte arabe nécessaire, selon le dirigeant palestinien, contre ce qu'il qualifie de « judaïsation de Jérusalem ».

 

L’observatoire des Médias Palestiniens Palestinien Media Watch – PMW - relevait ce compte-rendu de cette visite dans Al-Hayat Al-Jadid, quotidien officiel palestinien, daté du 1er mai 2012 : « le Président a rencontré les ambassadeurs arabes en Tunisie. Il a expliqué à ses hôtes la politique adoptée par les autorités d'occupation [ Israël ] : judaïsation, destruction de maisons, émigration provoquée des habitants palestiniens, imposition d'impôts élevés, fouilles archéologiques qui se poursuivent sous la mosquée Al-Aqsa », d'où, selon le dirigeant palestinien, la nécessité « d'une cohésion pour protéger ce qui reste de la ville sainte et des tentatives [israéliennes] de voler son histoire culturelle, humaine, religieuse, à la fois islamique et chrétienne ».

 

Il n'y a jamais eu de lieu de culte juif sur le site de la mosquée Al-Aksa

 

PMW souligne qu'il ne s'agit pas là d'une déclaration isolée, tant s'en faut. Ainsi, le 5 janvier dernier, le mufti de l'Autorité palestinienne, Mohammed Hussein, intervenant à la télévision officielle palestinienne, tenait ces propos : « Ils [ les Juifs ] veulent dire ou suggèrent que ce lieu [ le Mont du Temple ] a été autrefois, prétendent-ils, un Temple. Cependant en réalité il n'y a jamais eu de Temple à aucune époque pas plus qu'il n'y a jamais eu de lieu de culte pour les Juifs ou d'autres sur le site de la mosquée Al-Aqsa qui date de l'an 705 de l'ère chrétienne ».

 

Plus récemment, le 25 avril 2012, Al-Hayat Al-Jadida rapportait que « le conseiller aux Affaires de Jérusalem du Bureau du Président palestinien, Ahmed Al-Ruweid, a déclaré qu'Israël réussit à s'approprier les terres de la ville ; en même temps les chances qu'il y a de maintenir son identité arabe et islamique sont minces étant donné que les autorités d'occupation appliquent le plan 2020 qui a pour but d'établir la judéité de Jérusalem et de créer une nouvelle façade, inventée de toutes pièces, avec un héritage artificiel quant à une existence juive à Jérusalem... » suivent des accusations « de tentatives répétées pour changer ses caractéristiques géographiques, démographiques et culturelles et pour créer un héritage artificiel juif aux dépens de son [identité ] véritable et authentique de ville arabe, islamique et chrétienne ».

 

Ce type de déclaration abonde et est un thème constant utilisé par l'Autorité palestinienne à tous les niveaux. PMW en donne maint exemple, notamment en 2010. « Jérusalem nous appartient » est dit et redit et les Israéliens, les Juifs, tentent de se l'approprier en réécrivant l'histoire. Ce que ne peuvent tolérer les Arabes ou les musulmans. Une histoire chrétienne y est également parfois revendiquée, non pas que les chrétiens soient bienvenus dans une région qu'ils fuient en réalité. Il s'agit ici d'une manœuvre évidente. http://palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=6854

 

Israël n'existe pas pour les cartographes palestiniens

 

Quant à la négation de l'existence même d'Israël par l'Autorité palestinienne, elle se manifeste au quotidien par le biais de cartes représentant « la Palestine » qui effacent totalement l’État hébreu. Ce symbole fort, fonctionnant à la manière de la publicité, est omniprésent. On retrouve cet emblème de cette « Palestine » sur les documents et sites officiels, dans les manuels scolaires, les bibelots, etc. Le 9 mai, comme le relève PMW, une émission pour enfants de la télévision officielle palestinienne leur apprenait comment faire une carte de « Palestine », excluant, bien entendu Israël. http://palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=6843 Là encore le message est clair : Israël n'a pas d'existence légitime.

 

On en trouve même deux exemples au moins chez les parents de Salah Hamouri, ex-terroriste franco-palestinien sorti récemment de prison. http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=31137

 

Et pourtant...dans les pas du Roi David avec les fouilles archéologiques de Khirbet Qeiyafa

 

Ce type de déclaration niant tout lien juif avec Jérusalem ou Israël, au mépris de toute réalité historique, culturelle ou religieuse, est d'autant plus cynique et ridicule que des fouilles archéologiques conduites par l'Université hébraïque chaque été depuis 2007 dans la bourgade fortifiée de Khirbet Qeiyafa, établie dans la vallée d'Elah dans le royaume de Judée en 1020 avant l'ère chrétienne sous le règne du Roi David, détruite en 980 avant elle, montrent non seulement la réalité de ce règne mais aussi celle d'un culte différent de ceux pratiqués alors dans la région : le culte monothéiste, sans représentations humaines ou animales. Un livre, publié par Yedioth Ahronoth, "Les pas du Roi David dans la Vallée d'Elah" en rend d'ailleurs compte <http://www.huji.ac.il/huji/eng/index_e.htm> . On note à ce propos l'opposition vigoureuse que manifestent les dirigeants palestiniens contre les fouilles archéologiques menées par Israël, notamment à Jérusalem.

 

Hélène Keller-Lind

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