Bienvenu(e)! Identification Créer un nouveau profil

Recherche avancée

LE PTB ET MOI ZOUZ.

Envoyé par albert 
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
11 septembre 2009, 07:14
Dany, ce qui me fait plaisir c'est qu'il existe encore ici qqs vrais tunes avec cet humour qui ne déride pas surtout lorsqu'il est parle en judéo. Yatic el saha.
Encourage moi dans cette voie et je te suivrai avec un grand kif.

Passe une bonne fin d'année lââziz et tes interventions intelligentes ici et là fait font chauds au coeur.

Pour rectifier les erreurs des signes fait fait 'EDITER' et comme cela tu rectifies.Tu as une demi heure pour ce faire.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
12 septembre 2009, 13:03
Lââda.


La tradition est l’habitude.

Le juif a ses traditions habituelles. Il gère ses fêtes en famille en générale selon ce que l’ancêtre lui a appris.

Et il perpétue, sépharade ou aseknaze, selon son rite, sa tradition.

L’habitude est l’éternelle recommencement de ces petits plus que chacun fait chez soi.

Par exemple, le vendredi soir, j’ai toujours imprégné chaque motsi dans le sel. Après la prière.

J’en fais dix et je les éparpille sur la nappe. Douze en tout en prononçant les douze chefs des tribus d'Israël, j'en oublie souvent la moitie mais je les marmonne quand même et à chacun de choisir son morceau de pain.

Le beau père de ma fille prend les deux pains, les ‘colisionnenr’ tout en faisant la prière adéquate ensuite, il coupe l’un d’eux à moitié égale. Il sale l’une des parties et puis distribue à chacun son bout de pain.

Deux façons de faire. Son fils fait pareil lorsque le papa est en voyage. Je n’ interviens pas et laisse faire le fiston selon l’habitude de son père. Un détail me diriez vous mais c’est un exemple parmi tant d’autres. A la sortie du chabath, il allume sa bougie, prie puis passe ses doigts sur la flamme. Puis tâtonnes ses poches.

Nous en faisons autant. Chez moi, mon père ne nous a pas inculqué cette passation des doigts au dessus de la flamme. Et ainsi de suite.

Le premier soir de Kippour par exemple, mon père restait jusqu’à la fin des prières.

Depuis, je fais pareil.

Le matin du jour du grand pardon, il va à la syna vers les 11 onze du matin juste quelques instants avant le sortie des sepharims. Kif kif pour moi.

Puis, il quittait la choul vers les 14 heures. Kif Kif pour moi.

Il tenait à monter sur la teba. Kif kif pour moi.

Il faisait son don. Kif kif pour moi.

Le soir, il revenait vers les 17 heures. Idem pour moi.

Donc j’ai perpétué son programme et même le soir après la fin du jeun, il aimait gouter avant toute chose, à la préparation que maman lui faisait, un plat creux rempli d’huile et d’oignons coupés en lamelle. Ma femme ayant appréciée cela, le fait depuis qu’elle y a gouté.

Papa était ce qu’on appelle communément un FENEN. En tout. Comment traduire FENEN.

Disons un homme au bon savoir vivre, quelqu’un qui apprécie les bons moments de la table.

Un dégustateur. FENEN(artiste) aussi dans le respect des fêtes dans lesquelles il mettait un point d’honneur en tout, sa cabane était un chef d’oeuvre de construction. Il y mettait un point d’honneur à ce que tous les fruits et les légumes soient présents et suspendus à
l’ éphémère plafond en branchage.

Il allait même jusqu’à mesurer la hauteur du KAOUSS*5 UN ARCBOUTANT FAIT DE BRANCHAGES) d’avec le sol. Car il fallait courber la tête pour rentrer dans la soucah. Je ne fais plus la cabane car j’ y suis invité par mes gendres ou mes beaux frères et chaque année, je leur fais la même remarque à savoir que le KAOUSS doit respecter une certaine hauteur. Et combien même, elle n’est pas respectée, je courbe la tête quand même.
Etc Etc….

Expression ‘…Allah leî yec’talac él yââda.. !’

Textuellement ‘…Que D ieu ne te prive pas de ta tradition ou de ton habitude de procéder…’




Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
12 septembre 2009, 13:49
Il faut lire...


'..J’en fais douze et je les éparpille sur la nappe. Douze en tout en prononçant les douze noms des chefs des tribus d'Israël, j'en oublie souvent la moitie mais je les marmonne quand même et à chacun de choisir son morceau de pain....!

Breitou est un piètre compteur.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
13 septembre 2009, 01:23
Cher Dany
.
Vu sur le site : " Israël Magazine[noreply@israelmagazine.co.il] ", une pub sur:
"Une BD qui décoiffe sur les relations exceptionnelles des Israéliens et des Corses. réalisé par Jacky le caricaturiste d'Israël Magazine et David Sanhedrin, scénariste "
.
Peut etre le connaissais tu deja ? Sinon y a le frangin...
.
Pièces jointes:
livre-amichi-corsi[1].jpg
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
13 septembre 2009, 02:18
C'est aussi l'une des plus belles que J AIME DE TOUT MON COEUR. LA SALLE MICHKA.



LÂÂDA II.

La tradition en Tunisie tient aussi du folklore.
Du burlesque et du cocasse.

Prenons kippour. Par exemple. Quel rabbin de quartier à LA Goulette ou ailleurs oserait par exemple interdire à ces nombreux sujets de rassembler sa famille lors de la sortie du jeun… ? Quelques minutes avant le son du shoffar, la délivrance, ou alors empêcher les femmes à venir s’asseoir prés de leur mari pendant la brakha des COHANIMS…. ?

Aucun religieux ne se serait aventuré à provoquer une révolution dans la syna. Sans se couvrir de honte et même de mots frisant l’injure.
Les femmes avaient bien leur coin balcon pour suivre le déroulement des prières. Certaines même hélaient leur époux ou père pour des raisons bien drôles. D’autres houspillaient ce dernier lorsqu’il abandonnait faute de moyens, une vente aux enchères lors de l’acquisition d’une mistwa.

Le folklore tenait aussi à ces jeunes époux ou célibataires à déambuler sur tout le long de l’avenue avec leur taleth sur les épaules, et calot pas kippa sur la tête; une façon d’être reliés de loin avec l esprit sain de la syna.

Qui de nous, juste après le son du cor, mordu une partie de coing bien bronzé, la faim ne s’embarrasse de matière pourvu que le ventre ait qq chose à broyer après une dure journée de jeun.

Certains payaient leur cafetier la veille ou le lendemain pour assouvir un besoin de café accompagné de cigarettes.

Aujourd’hui qu’en est t’il… A Paris ou dans les villes européennes…? La tradition des kippours en Tunisie s’est transformée ici en une rigidité qui a fait perdre cette liberté que nous avions dans nos anciennes villes de nos pays du Maghreb.

Le moindre écart dans une syna française de ces nouveaux principes ou règlement édictés par les maitres à penser, les nôtres là bas pensaient surement mal, je ne connais que celles là à présent, ont fait que nous avions perdus ce coté folklorique et qu’il faut se soumettre à présdent à ces règlements orthodoxes inspirés par les RAV, sinon bonjour les dégâts.

Ceux là même qui nous ont mis sur le droit chemin, comprenez par là, que nous n’étions que des brebis galeuses autrefois et que nos traditions et habitudes étaient considérées comme nulles et même contraires à la religion. Nous étions en marge du pêché spirituel, haj ve challom. Tant d’années passées dans ce pêche a fait de nous pendant des siècles peut être des ‘juifs religieux marginaux’.

Nous avons eu la chance de venir en France, pour remédier à cela et trouver ainsi la bonne voie.

De bons et vrais juifs.

Quant à moi, la fin de Kippour depuis 20 ans que je suis français, ne me rend pas plus fautif envers le seigneur même si j’insiste à ce que toute ma famille soit sous le taleth lorsqu’arrive le moment de la prière des COHANIMS.

Ne dit t’on pas chez nous ‘…TOURAH FI YED’AY’COM YE YOUD… ?’

Je ne pense pas avoir écorché qui que se soit puisque ce que je raconte est l’authentique vérité d’une tradition qui mêlait l’utile à l’agréable tout en respectant le sacré.

Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
13 septembre 2009, 03:05
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
13 septembre 2009, 03:06
J'aime aussi écrire dans la rubrique MICHKA.
POUR LES YEUX BLEUS DE MICHKA 5X5.



LÂÂDA III.

Souccoth.

Tiens voilà encore une qui a perdu son folklore.

Je n’entends plus le bruit des branches de palmiers et de roseaux que les vendeurs arabes trainaient sur les avenues de ma ville à l’approche de la fête des cabanes.
A CHARENTON...? Pas même le bruit des tubulaires.

Mon père David z’al de son vivant préparait déjà sa soucca une semaine en avance.

Il mettait un soin particulier à choisir les meilleures branches de palmier:Longues et touffues.
Ensuite les meilleurs roseaux. Ni tubes en fer, ni préfabriqués encore moins de ciré.
Il payait le vendeur un peu plus pour jouir de la meilleure qualité qui soit.

En France, la souccah fait partie du tubulaire, dressé en une heure, la chose sans âme, n’a rien de cette ‘sekhina’ que nos anciens peinaient à dresser tant ils se faisaient piquer par les piquants des branches de palmiers. Ils y mettaient leur sang aussi.

Nous étions bien jeunes mes frères et moi et il insistait mon père à ce que nous y mettions notre dû.

‘…Meswat ye oulidéti… !’

(Tant de miswat, l'ont fait mourir à la force de l'âge.)

Qu’il nous rabâchait les oreilles avec. Alors nous mettions nos mains à la patte, pour dresser ces branches de bonnes tailles, et que nous raccordions aux montants de bois, l’ossature. Cette ‘muraille’ faite de roseaux, de branchages et d’épis de toutes sortes, cachaient les murs délabrés de notre cour. Un miracle de transformation.

Une fois la cabane finie, c’était au tour des fruits et légumes. Là aussi mon papa choisissait les meilleurs fruits, du melon, de la pastèque ‘hatté él zboub el akri.. !’. Puis, nous avions la charge de les épingler avec des ‘fourchinettes’ ( pinces à cheveux) que nous introduisant à l’extrémité de chaque fruits de saison ou légumes. Une seule fois, une pastèque mal épinglée est venue atterrir dans son plat de pkailla,(ragout noire à base haricots baignée dans de l'huile, accompagné de tgergija( cartilage) (de babouss) (queue de mouton ou de viande d'apaule) un accident fortuit qui laissa qd même des traces noires sur nous.

L’année d’après, il prit ses précautions pour l’entourer de fil de fer et depuis plus aucune pastèque n’a eu la liberté de s’envoler.
Enfin, au vu de nos cortes tailles, papa DEIDOU, nous faisait monter sur un tabouret mis sur la table et là, nous procédions à la suspension de tous ces agrume et légumineuses avec un soin particulier et sous le regard de notre géniteur. Maman, ni Meiha ne se mêlaient du déroulement des opérations.

A charge pour elles, de confectionner les mets de la fête.
Une fois terminée, il appartenait à papa de faire une petite ouverture au ‘plafond’ afin que les bonnes étoiles puissent suivre notre tradition.

Il ne restait plus qu’à accrocher la ‘ââ’oue’me’ ( la veilleuse) ce verre rempli d’huile dans lequel flottait une veilleuse faite main. Et non industrielle. Une courte mèche de coton, roule par Meiha, comme ses hlalém, introduite dans un morceau rond de papier journal.
En ces jours de fête qui approche je souhaite à mes amis (ies) une longue vie, et de la sante surtout, aux autres, les adorateurs du culte de la mort RIEN.

Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
13 septembre 2009, 03:56
Notre ami Bebert a dit:

Ne dit t’on pas chez nous ‘…TOURAH FI YED’AY’COM YE YOUD… ?’

Effectivement Bebert tu as entierement raison.

Chaque annee on nous ressort cette histoire de la bircat Cohanim en "famille".
Et comme tu le dis si bien, malheur au rabin qui essayerait de s'y oposer.
Et moi j'ajouterais, malheur au pauvre rabin qui dirait qu'il ne faut pas transgresser le chabbat, pourtant le shabbat est un des dix commandement.
Comment expliquer cela? Car avant le commandement disant tu ne tueras point, il y a celui de respecter le chabbat.
Je suis sur que sur ce site personne ne pense transgresser le tu ne tueras point.
L'enigme est grande.
Reponse: ‘…TOURAH FI YED’AY’COM YE YOUD…
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
13 septembre 2009, 04:15
Henri, tu vois c'est parce que je suis juif, que je peux me permettre d'exprimer mes réflexions sans subir les foudres religieuses.

Ca c'est la LIBERTÉ CHEZ NOUS. Ce qui est tout à notre honneur.

La Torah nous l'apprend. La VIVRE ET L AIMER SELON SES COMMANDEMENTS.
Et nous n'en sortons que grandis.

Lorsque je lis qu'un jeune juif religieux a été tué pour des réflexions religieuses, une confrontation comme il y en tant, je me dis '..Mais bons sang, pourquoi supprimer une vie pour si peu..!'

Quel dilemme.

Merci de ton commentaire, il est tout tune.
RM.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
13 septembre 2009, 04:24
Reponse: ‘…TOURAH FI YED’AY’COM YE YOUD…


C'est une maxime lourde de sens en effet Henri.
Disons un paravent pour ceux qu'ils veulent l'interpréter à leur façon, ne dit t'on pas que les lois sont faites pour être transgresser???

Mais bon, cet argument est un peu léger car comme tu le dis, on ne peut pas tout se permettre sans paraitre 'odieux aux yeux de D ieu...!'

Et de la communauté.

Celà me rappelle un ami qui mangeait devant nous du pain pendant les jours de Paques à l'insu de ses parents et pourtant aucun de nous ne lui faisait de remarques désobligeantes. Il nous faisait plutôt rire sans plus.

Mais de là à l'invectiver, on ne se le permettait pas surtout qu'il était notre chef de bande. Mais dans ce chapitre, personne ne le suivait.

Rien ne vaut l'enigme. Sans elle, tout serait bien beau et moins fatiguant pour l esprit.

R.M

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des messages dans ce forum.

Cliquer ici pour vous connecter






HARISSA
Copyright 2000-2026 - HARISSA.COM All Rights Reserved