Yé Monsieur BARANES, fel ouakt ehde, ââna sa’hab’na BREITOU mah’ssour fi yed el jendarmiya.
Louken dji tarèf kiffèch qââ’yad…Te’oue tet’haq…
Louken thab ye Mr BARANES, nej’mou en halouè…?
Meghir mech’kol…
I TIYAH CHADAM KOLOM FEL CROTTE…AMIN…
EMILE EME KHIR ON RIGOLE OU ON RECOIT UNE KEBEYSSA SUR LA TETE…????
KEBEYSSA…TAPE…
TCHE NENEYE YE DINE EJEB. COMME DIRAIT LE TRABELSSI
Oui il coure YE HAI…
BREITOU J’AI JUSTE DEMANDE SI LE NOM « AKHMIJOU » ETAIT COURENT CHEZ LES JUIFS TUNISIENS.
Non HAI IL N ETAIT PAS AU COURANT IL ETAIT BELLI TRICITE…
On avait un Rabbin à sfax qui s’appellait REBBI AKHMIJOU, est ce que ce prénom est Judéo-Tune?
Si oui etait il courant?
BEN PORAT ALE AYN,
Cette expression « BEN PORAT ALE AYN » doit certainement dérivée de « BEN PORAT YOSSEF ». (« BINE BOURATE OUCHIF en Judéo Arabe »)
L’expression « BEN PORAT ALE AYN » n’existait pas chez les Judéo Tunisiens mais, elle est très courante en Israël.
Inversement l’expression « BEN PORAT YOSSEF » était très répandue en Tunisie.
« BEN PORAT ALE AYN » précise bien, que c’est contre « le coup d’œil » que l’on prononce l’expression, étant donné que « ALE AYN » signifie « contre l’œil ».
Déduisons qu’en Tunisie nos aïeux étaient discrets et avait une grande décence, vu qu’ils ne montraient pas ouvertement que l’expression qu’ils pronencent est contre le coup d’œil.
Même au travers de leurs expressions courantes, nos aïeux les Juifs Tunisiens s’abstenaient humblement de froisser leurs semblables quand ils conjuraient le mauvais œil auprès d’une personne qu’ils soupçonnaient être malsaine ou envieuse.
Victor Cohen.
BEN PORAH YOUSSEF HAI POUR TOI…
« BINE BOURATE OUCHIF »:
Ces trois mot « BINE BOURATE OUCHIF » était une expression très répandue chez les juifs de Tunisie contre le coup d’œil, et surtout pour convoiter la fécondité, l’abondance, la fertilité, la richesse, la bénédiction et la chance.
BINE BOURAT OUCHIF est la prononciation Judeo-Tunisienne ou Judéo Arabe des trois mots hébraïque « BEN PORAT YOSSEF ».
« BEN PORAT YOSSEF » à deux traductions ou deux significations.
Première signification « ENTRE LES PAUMES DE JOSEPH »
Deuxième signification « FILS DE LA FECONDITE JOSEPH »
Ces trois mots sont extraits d’un passage biblique qui relate les dires du patriarche JACOB à propos de son fils JOSEPH. (Le fameux Joseph vendu par ses frères)
Les deux paumes de la main représentent plusieurs symboles importants aux yeux des juifs Tunisiens.
Chaque paume de la main à cinq doigts, on sait que le chiffre « CINQ » est le symbole Judéo Tunisien contre le coup d’œil mais deux paumes de la main représentent deux fois cinq doigts, ils sont donc deux fois plus puissants contre ce fameux coup d’œil.
Les deux paumes de la main peuvent saisir ensemble une grande quantité de matière, d’où le symbole de l’abondance.
Les deux paumes de la main servent aux COHANIMS (prêtres) à bénir les enfants d’Israël et les assemblées dans les synagogues.
D’où le signe de bénédiction cher aux yeux des juifs Tunisiens.
D’ailleurs le symbole de reconnaissance des COHANIMS est, les deux mains bien tendus cote à cote, présenté coté paumes.
On peut les apercevoir dans tous les cimetières juifs sur les tombes des COHANIMS.
La fameuse MAIN DE FATMA contre le coup d’œil dérive certainement de ce symbole, puisque le métier de bijoutier était dans la Tunisie d’antan l’exclusivité des juifs de Tunisie.
Il n’y avait absolument pas de bijoutier musulmans dans la Tunisie d’avant l’indépendance, ce n’est que plus tard après l’indépendance que les musulmans sous la pression et le patronage de BOURGUIBA apprirent ce métier par des bijoutier juifs dont un des plus célèbres le grand bijoutier « NEMNI » spécialiste des bijoux en filigranes, Ce grand bijoutier était un des premier de sa corporation à signer ses bijoux par le dessin d’un petit poisson reconnaissable et très recherché par les connaisseurs du travail de grande qualité dans toute la Tunisie.
Victor Cohen.






