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Artocratie: La photo prend le pouvoir dans la rue tunisienne

 

Artocratie: La photo prend le pouvoir dans la rue tunisienne

 

JR est arrivé et les murs commencent à changer ! A Tunis, Sfax, Sidi Bouzid et ailleurs, des portraits en noir et blanc de tunisiens et tunisiennes s’affichent sur les murailles d’édifices emblématiques. Surpris, amusé, le public en est séduit et s’y met. Des murs et une école primaire à La Goulette, la Porte de France, dans une première tentative (qui n’a cependant pas résisté à la dépose des photos le lendemain), mais aussi un immeuble voué à la démolition et centre-ville et le siège du RCD à Sfax, des édifices Sidi Bouzid, et d’autres à venir: l’art prend le pouvoir. La saga qui fait fureur de par le monde est arrivée à Tunis, à l’initiative d’un duo de vieux copains, Marco et Slim Zeghal qui sont parvenus à y entrainer JR.

JR est ce jeune photographe français de 27 ans, inventeur de l’Artocratie qui s’approprie les rues avec un art et une technique inégalés. Célébré par les médias, son oeuve est à la une des journaux (Le Monde, Libération, Vogue, etc.) et les chaînes télé se plaisent à le suivre sur le terrain, aux quatre coins du monde.

Pour la Tunisie, l’idée est d’afficher les portraits de 100 Tunisiens, d’une taille standard (90x12 cm) à qui on aura posé la même question simple sur ce qu’ils veulent pour le futur de leur pays. Ces personnes représenteront la mosaïque tunisienne : enfants, personnes âgées, soldats, fermiers, femmes (voilées ou non), étudiants, commerçants, ouvriers, entrepreneurs, chômeurs, fonctionnaires, religieux, laïcs, afin de présenter toutes les facettes de ce peuple qui a choisi de vivre dans la reconnaissance mutuelle. Une attention particulière sera portée au regard.

Le projet fait appel à des photographes et volontaires tunisiens, formés à la « technique JR pour choisir leurs sujets, tirer leurs portraits, poser les questions, identifier les villes et lieux intéressants (Hichem Driss, Sophia Baraket, Aziz Tnani, Rania Dourai...)

Pour prolonger la saga, les initiateur du projet ont prévu la mise en ligne d’un site web, l’édition d’un livre et la réalisation d’un film documentaire. 

Qui financera l’opération? Chacun se prend en charge. Les photographes sont bénévoles, Marco et Slim Zeghal apportent leur obole, quant à JR, il dédie une partie des revenus que lui procurent les droits de sa photothèque, l’une des plus riche du monde, pour financer ses propres frais.

 

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