POURQUOI SOMMES-NOUS ICI ? Jacques Hadida

POURQUOI SOMMES-NOUS ICI ? Jacques Hadida

 

 

 

Je suis sûr que les gens ont un besoin émotionnel urgent de savoir pourquoi nous sommes ici.  Avons-nous vraiment une raison de vouloir savoir ? Si nous ne l'avons pas encore compris, peut-être devrions-nous abandonner et nous contenter de ne pas savoir.

 

Ce raisonnement est celui de Manis Friedman dans son livre : "Creating a Life that Matters" (Créer une vie qui compte)

 

C'est un fait que nous sommes ici depuis des milliers d'années. Nous avons toujours posé cette question sans obtenir de réponse satisfaisante et nous avons continué à vivre. Je ne suis pas le seul à soulever cette question, mais je respecte ceux qui ne se la posent pas, car ils sont probablement heureux comme ils le sont. Devrais-je les écouter et agir comme eux ? Je suis sûr que certains pensent différemment, en disant : '' Je n'ai pas demandé à être ici. Je suis ici parce que mes parents ont copulé et m'ont eu, donc je n'avais rien à faire pour être ici''.

 

Se pourrait-il que nous devions nous demander : "Quel(s) objectif(s) ai-je ? Si je suis ici sans l'avoir demandé, que dois-je faire de ma vie ? Le fait est que nous tous, qui que nous soyons et où que nous soyons, avons été orientés pour suivre le modèle qui existait avant nous. Les parents ont essayé de nous guider, les enseignants ont essayé de nous montrer le bon chemin et la société qui nous entoure nous a forcés à nous comporter comme tout le monde. Nous n'étions qu'un numéro parmi d'autres qui devait suivre la masse.  

 

Le mot "masse" est malheureusement un mauvais mot auquel je ne souhaite pas être associé, car je me sens différent et je souhaite le rester. Mais il semble que la majorité ne voit pas d'inconvénient à faire partie de la masse. Si la majorité est heureuse, qui suis-je pour perturber le processus ?

 

 Je reste inflexible, je veux savoir quelle est ma raison d'être. Quelqu'un me le dira-t-il ou dois-je le trouver par moi-même ? Puisque je fais partie de la vie, je dois avoir quelque chose à faire, pour montrer que j'existe, que je participe. Quelqu'un doit me guider et il semble que ni mes parents ni mes professeurs n'ont pu m'aider. Je suis donc seul et je suis le seul à pouvoir trouver les réponses que je cherche. Sinon, je continuerai à me demander : "Pourquoi est-ce que j'existe ?

 

Je suis sûr qu'il y a une raison pour laquelle je suis ici. Je dois trouver cette raison. Devrais-je me mêler à la masse et demander ? Auraient-ils une réponse ? Je n'en suis pas sûr, car je pense que chacun d'entre eux est comme moi.  Comment puis-je me sentir à l'aise si je ne sais pas ? Je suis différent de M. Friedman qui croit que Dieu l'a créé dans un but, le but de Dieu. Dans mon cas, j'essaie d'envisager la vie en excluant Dieu de l'équation. Il est peut-être là, mais il n'est pas encore venu à mon secours. Peut-être parce que je ne lui ai pas demandé, suggérerait M. Friedman.

 

J'insiste. Il doit y avoir une raison !  Oui, je sais qu'il y a le bien et le mal. Le bien progresse et le mal interfère. Mais je me demande alors si Dieu m'a créé, pourquoi m'a-t-il rendu mauvais ? C'est écrit clairement dans les premiers chapitres de la Genèse. Ma vie s'est donc résumée à devoir me débarrasser du mal en moi et à n'être que bon. Était-ce là le but de ma vie ? Et quand je serai bon, que se passera-t-il ensuite ? Je ne pense plus qu'à remplacer la religion par le bon sens. Il est connu que le raisonnement, l’انكتي et le bon sens permettent toujours de découvrir la vérité. Il va sans dire que la sagesse est considérée comme un degré peu commun de bon sens.

 

J'ai lu dans "L'art de philosopher" de Bertrand Russell que "les philosophes n'aiment généralement pas le dualisme corps-âme, matière-esprit". Le bon sens en est venu à considérer ce dualisme comme une évidence". Tout cela pour dire que je peux laisser mon bon sens me guider pour trouver les réponses dont j'ai tant besoin. En d'autres termes, puisque je suis ici, je vais rester et prendre tout le temps nécessaire pour atteindre les objectifs que j'ai choisi d'atteindre. Car j'ai cru que l'esprit libre, les idées larges, l'audace et le bon sens font partie de la réponse.

 

Pour terminer, je dirai simplement : ˋ Je suis ici, même si je ne sais toujours pas pourquoi, mais je resterai pour me confirmer qu'il y a de nombreuses raisons que je ne peux pas comprendre aujourd'hui, mais que demain, je serai plus proche pour mieux comprendre ce qu'est ma vie grâce à mon dévouement, mon engagement et ma dévotion à résoudre mon problème.

 

Jacques HADIDA

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