Pendant longtemps, je pensais que les herbes fraîches étaient condamnées à mourir. J'achetais du persil, de la coriandre, du basilic. Trois jours plus tard : feuilles molles, tiges fatiguées, direction la poubelle.
J'avais fini par croire que c'était normal.
Que les herbes fraîches, c'était juste comme ça.
Puis je me suis rappelée quelque chose.
Chez nous, elles ne mouraient jamais aussi vite.
Elles restaient dans un verre d'eau, à l'ombre, parfois pendant des jours.
Personne ne parlait de conservation.
Personne ne donnait d'explication.
On faisait simplement ce qui fonctionnait.
Et c'est là que j'ai compris une chose :
Le problème n'était pas les herbes.
C'était la façon dont je les rangeais.
Trois gestes font toute la différence :
Les herbes à tiges (persil, coriandre, menthe) se conservent debout dans un verre d'eau, recouvertes d'un sachet plastique au réfrigérateur. Comme un bouquet de fleurs.
Les feuilles fragiles (roquette, épinards, laitue) préfèrent être enveloppées dans un papier absorbant légèrement humide avant d'être placées dans un sac fermé.
Le basilic ne supporte pas le froid. Le réfrigérateur le fait noircir. Il se conserve à température ambiante, loin du soleil direct.
Depuis, mes herbes tiennent souvent dix jours.
Parfois deux semaines.
Le réfrigérateur n'est pas l'ennemi des herbes fraîches.
Il faut simplement connaître les règles du jeu.
