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LE PTB ET MOI ZOUZ.

Envoyé par albert 
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
12 juillet 2013, 11:29
Bien vu Shochote et tjs sans me lasser lol.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
14 juillet 2013, 10:58
FAITES GAFFE LES MECS .....

Un israélien de 35 ans s’est fait mordre au pénis par un serpent, vendredi, quand ce dernier a sorti sa tête des toilettes…
Les ambulanciers dépêchés sur les lieux ont transporté la victime en urgence à l’hôpital de Haïfa.
Heureusement pour lui, le serpent n’était pas venimeux.
L’homme explique son histoire: « je suis allé me soulager dans la salle de bain. D’un coup, j’ai senti une énorme brulure sur le pénis. J’ai vu le serpent s’enfuir de nouveau dans les toilettes. Il était tout petit. »
« C’est la première fois que je vois une morsure de serpent comme ça », explique pour sa part l’ambulancier.
Bon, l’homme va bien. Mais maintenant, il faudra certainement le traiter pour sa peur de s’asseoir sur le trône.
C’est la double peine !

Pièces jointes:
SERPENT 1.jpg
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
15 juillet 2013, 12:35
Fritné cadda
Aâl fauteuil.
Chouffou yé nech
E’li chef’tou è’kel ouakt
L’ââjij, e’li fét ââliné
Oumé tgha’yarch
El lioum.

Fortunée est assise
Sur son fauteuil.
Regardez là chers amis
Ce que vous avez déjà vu autrefois
Ce temps chaleureux qui est passé
Mais qui n’a pas tellement changé
Encore aujourd’hui.

Fritné l’ââ’jouja
Yed fatma rekeb ââla chouné
El zin fayed ââla oujja
Daouar él hlalem.

Fortuné la vieille
Une main de Fatma
Pendue à hauteur de sa poitrine
Le charme coule sur son visage
Elle ftile ses petites pâtes.


Ratha mesrara ted’hac.
Tet’hac tet’hac kif mémetné
E’li kénou méghir ââ’dej
Yesté’neou él ghorbél ouel ââjin
Béch yekh’dmouou.

Elle semble reposée, elle sourit
Elle sourit comme souriez nos vieilles
Qui sans grande fénèantise
Attendaient le tamis et la pâte
Pour la malaxer.

Fritné oullé Meiha
Chbib’khé oullé Houita
Fouk el ah’ssir gam’zin
Bé soua’bayem el ahrir
Cenou méghir hoss
I dakh’lou él jew ouel ââ’idét.
Brakhé liem oun challah
Yé Fritné omroc taouil.

Fortunée ou bien Meiha
Telle quiconque ou bien Poisson
Sur des nattes assises
De par leurs doigts de velours
Sans paroles et sans bruit
Faisaient rentrer la joie dans les fêtes.

Bénédictions sur elles et je te souhaite
Fortunée une vie bien longue.




Pièces jointes:
FRITNA.jpg
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
15 juillet 2013, 14:06
Ce sont des nikitouches.
Aujourd'hui c'était plutôt les hlalem.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
15 juillet 2013, 23:12
Par pudeur je n'ai pas osé écrire ce mot Meyer.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
17 juillet 2013, 13:04

Nous étions des enfants qui ne posons pas de questions.

Ce que nos parents jugeaient bon pour nous, nous l’acceptions sans broncher parce le choix était limité.

Lorsque nous sortions de l’O.S.E avec nos paquets en papier kraft, nous avions un sourire bien large et surtout heureux de serrer ce qui allait nous appartenir.

J’étais surtout curieux de savoir qu’est ce que mon jeune copain avait reçu lui aussi comme vêtements… ? Il ouvrait son paquet et là nous nous apercevions que tout était pareil, donc tous logés à la même enseigne. Égaux, libres et fraternels, devant l’indigence et aucun de nous ne pouvait prétendre avoir eu mieux que l’autre.

Je rappelle aussi que la GOUTTE DE LAIT secourait les familles musulmanes indigentes. Elles avaient le droit aux soins gratuits. Et elles étaient considérées tout autant que nous le fûmes.

Les femmes enceintes juives ou musulmanes étaient suivies par les médecins de cette époque DR FINZI…DR LELLOUCHE…DR HATTAB…DR BERREBI.. DR BEDOUCHA. Ainsi que les nourrissons.

A cette époque, dans les années 56 57 58 59 il n’y avait pas encore ce qu’ on appelle MESS’TEFCHET…Infirmeries ou cabinets médicales étatiques . Tout cela était dans l’air, embryonnaire.

Les enfants qui ne posaient pas de questions s’accommodaient de tout.

Mon papa DEIDOU avait l’habitude d’honorer le vendredi soir, la rentrée du CHABATH à sa façon, les deux bras chargés de gâteaux de chez SAAL et surtout de petits cadeaux tout en mécanique. Il nous apportait aussi deux grands paquets de pâtisseries orientales de chez le même SAAL. DEBLA…CIGARES AU MIEL etc….

Nous nous levions de nos lits, mes frères et moi, ceints de ce qu’on appelle UNE LEBDA. Nous courrions à sa rencontre dés qu’il franchissait le pas. Et maman nous disait ‘…Pas maintenant, après le diner… !’ Maman posait donc ces deux paquets de cadeaux bien ficelles sur la SERVANTE ( un meuble où était mis la porcelaine).

Nous avions SERVANTE et BUFFET. Puis assis sur le banc prés de notre mémé, nous n’avions d’yeux que pour ces pâtisseries cachées à notre regard. Ce n’est qu’après le diner qu’enfin, maman posait ces deux paquets sur la table de la salle à manger. Et la magie s’opérait. Papa connaissait nos gouts.

Puis un soir, plus rien, rien de rien. Plus de paquets de gâteaux, plus de petites mécaniques. Le kif du vendredi soir se trouvait marqué comme un soir anodin. Plus de magie. Rien.

Les enfants qui ne posaient pas de questions s’accommodaient de tout.
Nous n’osions rien dire à maman.

le nous regardait sans plus, hésitant à nous expliquer le pourquoi de cette disparition si soudaine de bonnes choses.

Alors, elle s’est mise à faire du boulou (gâteau orientaux tunes). Maman faisant du boulou en jour de semaine, cela sortait de l’ordinaire. Encore une grande charge à combler.

Le boulou était devenu notre gouter matinal. Trempé dans le lait. Les heures des gâteaux faits maison avaient sonné.

Rien n’était plus pareil chez nous. L’ambiance avait changé du fait que mon papa ne travaillait plus.

Ce manque de gâteaux du vendredi soir dura deux ans. Deux ans à courir vers notre père le vendredi soir et tjs rien dans les bras.

De temps à autre, mon oncle ou ma tante qui logeaient chez nous vaquaient à ce manque de gâteries mais papa fier comme un normand refusait cela. Il ne voulait à aucun titre qu’il fût remplacé dans un domaine que lui seul contrôlait.

Puis ce fut plus tard le retour des paquets de chez GARZA. Dans les années 60. Et depuis plus un seul vendredi soir sans qu’il fut honoré par cette façon mais a 15 ans, ils n’avaient plus le même gout parce qu’on commençait à poser de questions.

PAIX A LEUR ÂME.

PAR ALBERT S.



Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 juillet 2013, 08:46
Il n'y a pas d'age pour tenir une baguette.

[www.youtube.com]
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 juillet 2013, 08:52
Quand Dieu déserte sa demeure !

Par : Amine ZAOUI

La première fois où j’ai vu Dieu, mon Dieu à moi, je l’ai vu sur les gracieux gestes de ma grand-mère. Elle retournait la terre bénie de son carré du persil. Elle entretenait sa végétation comme elle élevait ses petits-enfants. Elle demandait à Dieu de le protéger du soleil, du froid et de la sècheresse. Et Dieu était là, et je l’ai vu. Il accordait de l’eau et du soleil, juste ce qu’il faut, au carré du persil et procure du bonheur, généreusement du bonheur, à ma grand-mère. Qui à son tour distribue ce bonheur sur nous.
La première fois où j’ai connu Dieu, mon Dieu à moi, ce n’était pas dans une mosquée, ni dans le prêche du vendredi, je l’ai connu dans la maison de notre voisin. Ce soir là, notre voisin s’inquiétait sur l’avenir de son voisin qui venait de perdre sa vache. Dieu se manifestait dans la solidarité du voisin avec son voisin. J’ai aimé Dieu, pour la première fois, mon Dieu à moi, ce jour-là où enfant j’ai assisté à la Touiza dans la dechra. C’était un jour qui ne ressemblait pas aux autres jours, les gens tous, main dans la main, œuvraient toute la journée pour construire une maisonnette pour l’un des leurs. La demeure de ce dernier a été emportée par les crues de la rivière. Dieu était dans les bras des hommes et des femmes. Et personne ne parle de lui. Et je l’ai aimé, ce Dieu à moi. Il était blanc comme le lait. Mielleux comme du miel. Clair comme la lumière. Tendre comme la chanson. Éveillé comme ma mère. Soucieux comme mon père. Souriant comme ma tante. Sage comme mon grand-père. Elégant comme ma bien-aimée du rêve. Il était bon, mon Dieu. Il se réveille dans le bonjour matinal: «S’bah elkheir» sur la langue de ma mère ou sur celle du maçon pointu à son échafaudage. Le soir, confortablement, il s’endorme dans l’expression douce de ma grand-mère: «Tsbah ala kheir». Que du Kheir, que du «bon».
Mon Dieu, celui qui veillait sur nous, veillait avec nous sous la lueur timide d’un bout de bougie, était souriant. Il mangeait avec nous des patates sautées et buvait du même récipient de l’eau de la fontaine. Je n’ai jamais imaginé, qu’un jour, Dieu sera modifié en une propriété privée. Sera transformé en une carte d’adhésion dans un parti. Se métamorphosera en un fond de commerce, comme tous les autres fonds de commerce. A l’image d’une pizzeria. D’une quincaillerie. D’un salon de thé. D’un salon de coiffure. D’une douche publique ! Qu’un jour Dieu vaudra son pesant de bulletin de vote. Ce dieu je ne le vois pas. Je ne connais pas ce Dieu qui se trouve au fond des urnes. J’aime Celui qui se trouve aux fonds des cœurs. Celui qui habite les beaux livres de littérature universelle. Demeure dans les contes merveilleux comblés d’amour. De générosité.
Mon Dieu à moi, celui du voisin, du carré du persil, de Touiza, celui que j’ai connu dans mon enfance a décidé de déserter les mosquées d’aujourd’hui. Sa maison a été squattée par les “haineux”. Par les obsédés du pouvoir. Je le vois en SDF. Et je l’aime. Et je le prie.

DZ Wall

Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 juillet 2013, 10:18
J'aimerai savoir si les ALLEMANDS durant la seconde guerre mondiale sont passés, stationnés à la Goulette...Merci. En MP
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 juillet 2013, 11:29
Les enfants de la guerre.



J’aurai aimé titrer autre chose. Ce titre ne veut rien dire parce qu’à ma connaissance je n’ai pas connu des amis ENFANTS DE LA GUERRE. Excusez du peu, j’en frissonne et je suis ému.

Pourtant j’en ai fréquenté des vieux goulettois et pas un seul d’entre eux ne m’a narré un petit événement douloureux de cette période.

Les allemands étaient bien à Tunis, à Bizerte etc…Mais sont-ils passés par la Goulette les CHLEUX… ? Je suis pourtant un fan du site HARISSA.COM mais je n’ai pas lu une seule anecdote sur leur passage dans notre cité.

Je ne suis pas un enfant qui a vu la guerre.

Je n’ai rien vu ni entendu d’où que mon imagination se fait sans bruit bien loin des coups des canons et des chenilles. Les seuls affuts que j’ai connus étaient ceux du FORT CHARLES LE QUINT. J’apercevais leur bouche se profilait des meurtrières mais à par elles rien.

Mes amis adolescents aussi n’ont jamais évoqué un défilé ou une fanfare nazie sur nos deux avenurs et jamais aucun d’entre nous n’a soulevé d’épisodes sur cette période bien précise.



Les allemands ont-ils craint que nous leur causions des pertes… ? Ont-ils eu peur de nous, nous, je veux dire de nos pères qui n’ont jamais porté un fusil à l’épaule… ?

Pourquoi les goulettois, du moins les anciens, ne nous ont jamais entretenu d’un fait même anodin, une blague eux qui pourtant avaient une longue mémoire.



Celui que j’ai côtoyé le plus c’est l’oncle FRAGI. Il m’a parlé de tout. De tant de choses délicieuses que je n’hésite pas à rappeler sa mémoire et pourtant ni sa femme Lily ni lui ne m’ont dit un mot sur les années 43 44 45. Rien pas une bride.



Nous ne sommes pas les enfants qui avons vécu la guerre.

Nos amis musulmans n’ont plus n’ont soufflé mots sur cela à croire que rien ne s’est passé là bas, les italiens non plus.

J’ai donc demandé à qqs amis sur FB mais hélas, à part un seul bombardement du coté de la rue de Korbous pas loin du HAMAM , et aussi qqs enlèvements de filles juives et rien d’autres. Mais est ce vrai… ???

De cette époque, je n’ai jamais su comment était la vie de mes vieux amis durant ces temps maussades. Aucun goulettois n’en a parlé comme si la présence des allemands n’était qu’un détail et qu’il valait mieux l’occulter que d’en parler.

Les enfants de la Goulette ont donc vécu en paix. S’ils avaient été témoins d’actes de guerre, ils auraient fabriqué des fusils en bois, et au lieu de chariots des petits chars d’assaut à roulettes. Au lieu de jouer à colin Maillard, ils auraient joué des batailles rangées ou fredonné des hymnes militaires à la sauce allemande. Ils auraient imité le pas de l’OIE en brandissant leur bras vers le ciel qui était bien couvert.

Les enfants de la Goulette ont eu cette chance, de ne pas avoir été élevés dans des récits de guerre mais dans une ambiance de chants orientaux.

Je ne porte dans ma tête aucun sifflement lugubre venu de la Nuit et de ces BROUILLARDS ? Nulle peur ne m’a fait sursauter dans mon lit.. Aucune image de malheur ou de désolation n’est venue perturber ma vie.

Une seule sirène vit en moi, celle du TGM.

Les enfants de la Goulette furent épargnés des cauchemars, des hurlements des mamans qui ont vu leurs enfants pris dans la tourmente, par les allemands.

Aucun de mes amis, je le redis ne m’a relaté ne serait ce une réquisition d’un père, d’un frère parti pour une destination inconnue. D’une fusillade d’otages contre un mur goulettois.

Alors LA GOULETTE BENIE….. ? Certes oui, elle fut enveloppée d’un grand drap de soie qui a rendu aveugle les loups.

PAR ALBERT S.


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