Les comptines de ma mère
Me rappellent mon enfance
Lorsque trop réveillé, de sa voix douce
Elle me les chantait dans mon berceau,
Parfois en français et souvent en judéo.
Bien des années plus tard,
Dans son lit mécanique à l’hosto,
Elle me les rechante allongée
Pour ne pas s’endormir.
Elle n’a rien oubliée des paroles et des mots
Tous les refrains passent comme dans une revue.
Elle les accompagne en tapotant le bras de son sommier.
‘…Comme j’étais comme je suis devenue… !
Qu’est ce qui m’arrive mon fils chéri… !’
Me dit t’elle entre deux reprises coupées par des sourires.
Je l’écoute bien sage caressant sa main, je la bise sur le front
Sans que je l’interromps.
Du ‘deb el far’ en passant par le petit bossu qui va chercher son pain
Aucune parole ne manque à l’appel de ses chanNNNN...Sonnettes.
‘…Les fraises et les framboises
Hiver comme été,
Les charmantes tunisoises
Viennent se faire bronzer.
Et l’UST OUI OUI..
ET L’UST NON NON…. !
De Maman HAYA.
[/b]
LORSQUE LE VIEUX REPETE LE FILS S'EMPORTE ET SE REPEND.
Je donnerai 10 ans de ma vie pour ELLE si je sais vivre jusqu'à 110 au lieu de 120.
Du temps où j’étais célibataire, c’était maman qui sélectionnait mes vêtements selon ses gouts, les miens ne comptaient pas. Elle tenait toujours à ce que je chausse des chaussures avec une pointure au dessus de la moyenne, un peu large si large qu’elle me sortait du pied lorsque je marchais, pour les pantalons idem, ils étaient un peu bouffons et la taille tjs une pointure au dessus. Les pulls kif kif.
Je n’avais donc pas le choix. Je me pliais à ses choix.
Plus tard, marié j’ai eu la mauvaise idée de choisir un jour un pantalon. Ma douce femme dédaigna mon choix et elle me le fit savoir.
‘…Tu n’as pas de gout… !’
Et pan sur le bec.
Depuis, je ne choisis plus rien, je suis donc habillé selon le gout de ma femme et cela depuis notre premier jour de mariage.
Mon premier jour de marché fut une catastrophe. Bien qu’ayant en main une liste d’articles à acheter, elle a trouvé que je me suis fait avoir sur toutes les coutures. Depuis, j’ai laissé tomber le couffin et les coutures, sans grand regret.
Puis l’âge aidant, j’ai adopté une stratégie qui marche et qui évite les querelles et les confrontations.
Lorsque je suis en bonne compagnie, j’attends son feu vert pour ouvrir mon bec, et si je déraille un clin d’œil de sa part me fait comprendre de me taire. Je me tais. Je reprends que si j’ai un autre clin d’œil positif.
Mon défunt père subissait par contre des signaux à coups de pieds sous la table à l’insu de ses amis attablés de la part de mon pére mais comme il était souvent éméché, il n’en tenait pas compte.
Dans ma soumission à ma femme j’ai encore adopté une position ferme et définitive. Lorsque qu’elle me dit de boire, je bois même si le verre est vide. Lorsqu’elle me dit de m’asseoir je m’assieds même lorsque je suis assis. J’attends l’ordre de fermer les yeux pour dormir même si je dors.
Et pour me lever, j’attends les instructions même si je suis parti depuis longtemps.
Je me coiffe que si elle me le demande mais pour compter le fric, c’est moi qui compte bien qu’elle l’est fait déjà bien avant moi. Elle n’achète jamais rien sans que je ne lui donne la permission mais bien dés fois, elle s’en est passée et bien dés fois je lui ai répondu qu’elle a bien fait.
Si je dois aller aux toilettes, j’attends sa permission mais dés fois j’ai fraudé parce que je ne tenais plus mes vannes.
Jamais je ne prends la voiture sans qu’elle m’y autorise, les clefs sont chez elle.
Pour rentrer chez moi, je passe par le balcon parce que dés fois, elle me dit attends j’arrive alors qu’elle est à deux heures de la maison.
Cette vie qui peut paraitre de chien ne l’est pas en réalité. Je l’aime ma femme et jamais je ne la contrarie par respect du à son rang.
Voilà pourquoi, il n’y a jamais de querelles entre nous, dés fois je me demande si j’existe chez moi mais dans tous les cas, je fais tout pour paraitre discret.
Faites comme moi, les hommes fermez vos greules lorsque vos femmes vous parlent.
(C'était hier)
Paris le 22 06 2011.
Aujourd’hui,
A l’inverse des autres jours
Ma vieille maman dormait.
Elle ronflait, et ses joues
Couleur pétales de roses
Frémissaient sous son souffle court.
Ma vieille rose alitée, fatiguée roupillait,
Sans qu’aucune ronce ne la dérangeait.
Alors j’ai demandais, le pourquoi de ce sommeil
On m’a répondu qu’elle avait marché pour aller aux wc.
Elle a déambulé.
Pétits pas…Petits pas deviendront grands
Avec le temps dans pas longtemps
Si D ieu le veut.
•
OggiIIII,
Sono andato a fare visita in ospedale
Alla mia vecchia Madre
StancaAAA,
Adomentata,
I suoi occhi sono chiusi
Nel sIlenzio della stanza,
Non parla, come ieri, con me!
Oggi,
Sono andato di nuovo a fare visita,
E con tanta delicatezza le ho detto:
‘…MammaAAAA ,ti senti bene oggi…? Sono qui, TUO FIGLIO!
MaAAA la vecchia,
Sul suo letto stanca adormentata
Non accenna nemmeno ad una parola!
A malincuore,capisco!
Che era troppo stanca la vecchia
Per aver camminato tanto,
Negli anni della sua lunga vita!...§§§§§§§§§§§
albert a écrit:
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> el sobr doué él
> fréj… !’ Ecoute mon fils, la patience est la clé
> de la réussite pour la guérison… !’
> ‘…El sobr neftah él fréj… !’ Ce médecin français
> est venu nous rappeler involontairement que cette
> formule est encore d’actualité.
Dans le même sens il est dit: " Ettabib ydaoui wel fredj 3ala Rabbi" =le médecin soigne et la guérison relève de Dieu
Dans la chanson de RAOUL JOURNO '..TA'AR YE M'TAHAR...! Il y a ce refrain ....
'...Loucen ma khaless'ach él tââ'bib i khalessa' rabi maw'lénè...!
Si le médecin ne la délivre pas, D ieu notre Seigneur la délivrera...!
Il y a tjs ce rappel à D ieu lorsque certaines choses deviennent aigües.
Et les maximes de nos vieux tendent à rassurer, comme nous le savons.
Il y a aussi cette maxime déjà citée dans un de mes textes et qui aussi de maman.
'...El mard i'ji bél zed'mat ouél fréj bél sarat...!'
'...La maladie survient brusquemennt tandis que la guérison arrive lentement...!'
Bienvenu Babbou.
albert a écrit:
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bienvenu Babbou.
Merci Albert
Au sujet du médecin incompétent:
"ya tabib laaouar, daoui 3inek el aoura" = ô médecin, toi qui est borgne, soigne ton oeil malvoyant!!
"ô médecin, toi qui est borgne, soigne ton oeil malvoyant!!"
Lui il est medecin, mais pas fou, car il vaut mieux etre borgne, qu'aveugle.!!!!
Il compte plus sur D.. que sur les medecins.
Question, sur qui doit-on le plus compter, sur le medecin ou sur le pilote d'avion?
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