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Albert Camus raconté par ses proches

Albert Camus raconté par ses proches

 

 


Albert Camus est né d'un père d'origine alsacienne et d'une mère d'origine espagnole. Sa famille est de condition modeste. Il a un frère aîné, Lucien.

Son père, mobilisé en septembre 1914, est blessé pendant la bataille de la Marne et meurt à Saint-Brieuc le 17 octobre 1914. Camus n'a donc pas connu son père. Dès la mobilisation de son mari, Catherine et ses deux enfants vont s'installer chez sa mère, à Alger, dans le quartier populaire de Belcourt. 

Albert et Lucien sont plus éduqués par leur grand-mère, une maîtresse femme, que par leur mère qui renonce à toute responsabilité en raison de sa quasi-surdité et d'une difficulté à parler.

A l'école, son instituteur, Louis Germain, le pousse à passer le concours des bourses: il pourra ainsi poursuivre des études au lycée et à l'université. Il lui en garde une telle reconnaissance qu'il lui écrira une lettre lorsqu'il recevra le Prix Nobel de Littérature en 1957 "pour sa production littéraire importante, qui avec ardeur lucide éclaire les problèmes de la conscience humaine en notre temps". 

Journaliste, écrivain, passionné de théâtre, il marque la vie culturelle française, mais aussi la vie politique de 1936 à 1960. Comme tous les Français d'Algérie, il est traumatisé par la guerre d'Algérie dont il ne verra pas le dénouement tragique. 

Le 4 Janvier 1960, lors d'un trajet en voiture avec son éditeur Gaston Gallimard, il trouve la mort en percutant un arbre.

Dans l'oeuvre de Camus, l'absurde naît d'une confrontation entre l'appel humain et le silence du monde, deux forces s'opposent : l'appel humain à connaître sa raison d'être et l'absence de réponse du milieu où il se trouve, l'homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu'à sa raison d'être.

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