Share |

Etats-Unis : une femme sanctionnée d'une amende pour avoir fixé une mezouza

 

Etats-Unis : une femme sanctionnée d'une amende pour avoir fixé une mezouza
par Marc Ginsburg

 

 

Une femme juive du Connecticut se voit sanctionnée d'une amende par l'association des copropriétaires après avoir fixé une mezouza sur le chambranle de la porte de son appartement.

Une femme juive de l’Etat du Connecticut, aux Etats-Unis, s’est vu enjoindre par la copropriété de son immeuble de retirer une mezouza de son cadre de porte, dans le cas contraire elle se verrait imposer une amende de 50$ par jour, rapporte un journal local.

La femme en question, Barbara Cadranel, 60 ans, dit se sentir violée par cet incident. «Je suis victime d'intimidation et cela m’attriste » a-t-elle déclaré au Hartford Courant. « Cela a changé toute mon existence ici. »

Après l'incident, Barbara Cadranel, claveciniste de renommée internationale, a contacté le Bureau régional du Connecticut de l'Anti-Defamation League. Le directeur régional d’ADL au Connecticut, Gary Jones, a déclaré à Fox News vendredi que les différends entre les propriétaires d’appartements et les associations de copropriétaires portant sur des mezouzas sont « assez rares. »

« L'obligation de placer une mezouza sur le chambranle de la porte est un droit dans la Bible. Le peuple juif partout dans le monde, y compris ceux qui vivent dans des copropriétés, pose une mezouza comme un rappel de ses obligations religieuses », a-t-il dit.

Mme Cadranel, qui se déplace souvent dans le cadre de son travail, « n'a pas de vraie maison », a expliqué Gary Jones. « Pour la première fois depuis longtemps, elle a une place qu’elle peut appeler sa maison. Il est donc très déconcertant pour elle que cela pose problème. »

« Ce n'est pas un choix décoratif, ou un choix du tout quand une association de copropriétaires ou n’importe qui dit que la mezouza ne peut pas être mis sur un montant de porte ou une plinthe. Fondamentalement, ils disent à la personne juive qu'il ou elle ne peut pas vivre là » a-t-il dit.

Jones a noté que l'acte du syndicat des copropriétaires était en violation de la « Fair Housing Act. » Certains États, souligne-t-il, ont même légiféré des lois spéciales protégeant les résidents juifs qui apposent des mezouzas sur leurs portes.

Par ailleurs, le contrat signé par Mme Cadranel autorise les copropriétaires à placer des symboles chrétiens, tels que des croix ou des décorations de Noël sur les portes, mais interdit l'affichage de symboles tels que mezouzas. L'avocat de la copropriété a répondu que Barbara Cadranel était au courant des règlements quand elle a acheté l’appartement, rapporte le journal local.

« La déclaration interdit expressément les propriétaires d'appartements d’afficher ou de fixer quoi que ce soit sur les fenêtres extérieures ou les murs extérieurs du bâtiment, et interdit également tout signe d'être apposée ou placée sur les murs extérieurs sans le consentement préalable du conseil d'administration de la copropriété », ajoute l’avocat.

Contenu Correspondant