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Fêtes sous haute surveillance

Dôme de Fer, chargé de ses missiles Tamir, ailleurs en Israël ©Metula News Agency

Fêtes sous haute surveillance (info # 012909/14) [Exclusivité]

©Metula News Agency

 

 

 

A l’approche de la fête d’Aïd al Adkha (fête du sacrifice), qui débutera le 4 octobre, par laquelle les musulmans commémorent le sacrifice d’Abraham/Ibrahim, les forces israéliennes ont renforcé leurs dispositifs défensifs sur tout le territoire qu’elles ont à défendre.

 

Pour les musulmans, Abraham/Ibrahim, le patriarche commun aux trois religions monothéistes, avait reçu l’ordre d’Allah de lui sacrifier Ismail, fils d’Agar, la servante d’Abraham, et non Isaac, fils de Sarah, comme dans la tradition israélite.

 

A l’occasion de cette fête, l’une des deux plus importantes du calendrier musulman, les fidèles égorgent des moutons en mémoire de l’animal qui a remplacé Ismail au dernier moment sur l’autel dressé par son père.

 

Ces dernières années, l’Aïd al Adkha donne parfois lieu à divers débordements violents, généralement inspirés par l’extase religieuse. A cette occasion, certains mahométans se montrent agressifs à l’encontre des minorités évoluant dans les pays qu’ils contrôlent ainsi qu’aux dépens de leurs voisins pratiquant des religions différentes de la leur.

 

Cette année coïncide également avec une situation de violence confessionnelle exacerbée, notamment en Syrie et au Liban, où les communautés s’entre-déchirent au nom d’Allah.

 

La partie orientale du plateau du Golan se trouve depuis quelques semaines dans les mains de la rébellion syrienne non djihadiste, qui a enlevé ce territoire à l’armée du régime.

 

Cette dernière opère toutefois de nombreuses contre-attaques avec tous les moyens à sa disposition, notamment l’aviation et l’artillerie lourde.

 

Les incidents entre Tsahal et les combattants inféodés à Béchar al Assad ainsi que leurs alliés chiites du Hezbollah libanais se sont multipliés récemment, tant sur la frontière israélo-libanaise que sur celle israélo-syrienne et dans la zone montagneuse où les trois pays se rencontrent.

 

Le sud du pays aux cèdres, qui jouxte l’Etat hébreu, est pratiquement entièrement contrôlé par les miliciens du Hezbollah, en dépit d’une présence symbolique et soumise des Forces Armées Libanaise et des patrouilles des soldats des Nations Unies le long de la frontière internationale.

 

Dans le Golan, les Israéliens ont notamment abattu, il y a 6 jours, un bombardier d’attaque au sol de type Sukhoï SU-241, qui avait violé leur espace aérien sur une distance de 800 mètres.

 

D’autre part, deux drones, probablement de fabrication iranienne, ont été dernièrement interceptés par Tsahal à l’aide de missiles Patriot, sans que l’on sache, dans la presse, s’ils transportaient des charges explosives ou s’ils se trouvaient en mission de reconnaissance.

 

De plus l’Armée régulière syrienne tire des projectiles sur le territoire israélien de façon sporadique.

Ces agressions ne se limitent pas aux obus de mortier de faible portée ni aux simples roquettes ; ils comprennent des obus d’artillerie ainsi que d’autres types de munitions.

 

Au Liban, un ingénieur du Hezb, Hassan Ali Haïdar, a été tué le 5 septembre dernier alors qu’il inspectait un dispositif d’écoute secret, près de la localité d’Adloun non loin de Sidon, probablement implanté par les Israéliens. Les responsables de la milice chiite ont juré de venger la mort de cet individu.

 

On comprendra à la lumière de cette énumération que c’est dans un calme uniquement apparent, voulu par les autorités israéliennes, que les Hébreux profitent d’un long mois de fêtes, débutant par Rosh Hashana (le nouvel an, la semaine dernière) et se terminant par Simkhat Torah (la joie de la Torah, le 16 octobre prochain).

 

L’Armée est en état d’alerte élevé afin de parer à toute éventualité et pour assurer la quiétude des touristes, nombreux, ces jours, à visiter toutes les régions touristiques d’Israël.

 

Toutes les régions du pays, et principalement les plus sensibles d’icelui, accueillent divers dispositifs militaires et un nombre non négligeable de soldats. La Ména, soucieuse de ne pas nuire à l’ambiance de fête et de ne pas fournir à ses ennemis d’informations qui pourraient lui servir a décidé de limiter son narratif à une description générale.

 

Ce qui est certain, c’est qu’en cas d’initiative téméraire des adversaires d’Israël, ses militaires ne seront pas pris au dépourvu.

 

 

 

Note :

 

1La Ména avait annoncé par erreur qu’il s’agissait d’un Mig-21, suivant en cela les premières informations relayées par Tsahal.

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