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Le "cronut" : la nouvelle pâtisserie mi-croissant, mi-donut fait recette

Le "cronut" : la nouvelle pâtisserie mi-croissant, mi-donut fait recette

 

Depuis un mois, une nouvelle pâtisserie fait fureur à New York : le "cronut". Une recette inventée par un Français.

 

Devant la petite boutique du pâtissier français Dominique Ansel, dans le quartier de Soho à New York, la file d'attente fait le tour du pâté de maisons. Le succès a été immédiat, notamment grâce au bouche-à-oreille et aux réseaux sociaux. "Le premier jour, explique le pâtissier, nous en avions fait 50. Le lendemain 100, et on a tout vendu en 15 à 20 minutes. Et depuis, on a entre 150 et 200 personnes qui attendent tous les matins devant le magasin."

Lancé le 18 mai et dont il a immédiatement déposé le nom, Dominique Ansel voulait créer quelque chose "d'original et nouveau" qui intègre "les deux côtés des cultures" américaine et française. 

Recette hybride

Le cronut est fait de pâte feuilletée, léger comme le croissant français avec la forme ronde du donut américain. Il est frit dans l'huile de pépins de raisin, fourré de crème, roulé dans le sucre d'érable et orné d'un léger glaçage. Moelleux et craquant, léger, délicieux, confient les amateurs. Son parfum change tous les mois : vanille pétale de rose en mai, citron érable en juin. Et pour juillet, c'est secret...

Le pâtissier, considéré comme l'un des meilleurs de New York, dit avoir essayé une dizaine de recettes. "Cela m'a pris deux mois pour trouver la recette parfaite", confie-t-il. Tellement parfaite, que Jessica Amaral, 30 ans, est partie de chez elle à 3 heures du matin pour acheter deux cronuts pour son 8e anniversaire de mariage. "C'était un peu idiot", reconnaît-elle, "mais j'avais lu en ligne que les premiers arrivaient vers 3 heures. En fait, ils ne sont pas arrivés avant 5 heures."

Pour satisfaire un maximum de clients, la pâtisserie a limité les cronuts à deux par personne. Au départ, c'était six, mais les cronuts à 5 dollars (3,7 euros) étaient devenus l'objet d'un marché noir où ils étaient proposés huit à dix fois leur prix sur Internet, explique Dominique Ansel.

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