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RUE HAMOUDA PACHA. par Somelier Richard !

 

 

RUE HAMOUDA PACHA. par Somelier Richard !

 

RUE HAMOUDA PACHA.

 

Source Wikepedia.

Hammouda Pacha, nom francisé de Abou-Mohammed Hammouda Pacha (أبو محمد حمودة باشا), né le 9 décembre 1759[1] et décédé le 15 septembre 1814[2] au palais du Bardo, est bey de Tunis de la dynastie des Husseinites de 1782 à sa mort.

Son père Ali II Bey l'associe rapidement au pouvoir en vue d'en faire son héritier alors que le fils de Mohamed Rachid Bey, le prince Mahmoud, prétendait assurer la succession. Il s'entoure de ses deux tuteurs qui vont se révéler être de fidèles et compétents ministres : Hammouda Ben Abdelaziz et surtout Moustapha Khodja qui devient son principal ministre durant 18 ans. Face à la maladie de son père, Hammouda prend les commandes du pays dès le 9 février 1777[3] mais ne lui succède officiellement sur le trône qu'à la mort de celui-ci le 26 mai 1782[4].

 

 

 

RUE HAMOUDA PACHA.

 

Comme le vin est aux  raisins, le houblon à la bière, la rue HAMOUDA PACHA( Rue Cheikh Abdelaziz Tââlbi ) était une rue importante.

Elle prenait sa source à la RUE PASTEUR.

Ses confluents étaient  par ordre nord/sud, la RUE DU LT BOURDEAUNAUT, La RUE CHADLI KHAZNADAR, LA RUE DJAMOR, LA RUE DU LIMOUSIN et enfin la RUE DU DAUPHINE. Elle se terminait en cul de sac chez les ATTAL.

 

Elle était importante parce qu’il y avait d’abord la seconde rentrée de l’O.S.E. Son portail noir ouvrait sur la cour de l’école, kottab, et aussi sur la cantine.

 

Je me souviens de Monsieur ALLAL, maitre d’hébreu et de Monsieur Habib prof de maths, le directeur se nommait BOKOBZA. Sa silhouette ressemblait à ELMER des bandes dessinées. Son sosie. Il avait cette manie de fourrer ses deux mains dans les poches et il avait un tic aux yeux. Il avait la manie aussi de tjs remettre son cou à sa place.

 

Le PRINTANIA avait une sortie sur cette rue. Là aussi son portail était noir et souvent pour resquiller, car le Printania faisait office de cinéma en plein air et de salle de spectacle, certains énergumènes, assagis aujourd’hui,  faisaient les passe muraille. . On y donnait des galas orientaux. Il y avait aussi la  sortie du célèbre café brasserie le CHALET. Rendez vous des BOUKHEISTES.

Sur cette rue, nous avions le STANIOU, notre soudeur à l’étain, celui qui réparait  sceaux, bilats en zinc, nos primus et robinets etc….Bref son antre était toujours enfumé. Un  demi-tonneau faisait office de brasier.

 

Son atelier était un vrai bric à brac. On y trouvait des grandes de roues de calèches  accrochées aux murs noirs, en attente d’être   cerclées ainsi que tonneaux. Lorsqu’il était en panne de soudure, un morceau de louben arbi (chewin-gum arabe) bien mastiqué, faisait office de bouche trou. Et oui, les petites embrouilles existaient à cette époque.

 

Sur la rue HAMOUDA PACHA, les plus connues la VILLA GALLULA, LA VILLA KARTOZO, la VILLA DES CHEDLI KAZNADAR avec ses grands palmiers. Sur son coté droit.

 

Idem la villa MIMI VIGANO, LA VILLA TORJMAN et une autre dont j’oublie le nom de la famille résidente, toutes trois appartement à AMAR HADDAD. Z’al.

 

Sans omettre la famille FRIDJA et SMILLA.

 

 

Les familles BOKOBZA, ATTAL, AZZOPARDI ( Le chauffeur du DR LELOUCHE)  avaient pignon sur rue.

 Sans omettre la famille FRIDJA et SMILLA.

J’ai oublié les noms des autres familles. Hélas.

 

 

Vers le mois de MAI et lors des célébrations des REBI CHIMYONE ET MEYER, z’al, la rue, à la tombée de la nuit et   lors de  ces célébrations religieuses se transformait en un long défile de  familles juives, ou jeunes  et moins jeunes  se rendaient à la syna de l’HOPITAL en  tenant des  bougies allumées et décorées par des petits bouquets de géraniums en générale.

 Le spectacle était magnifique car cette perspective donnait l’impression de voir un rassemblement  des lucioles danser au vent printanier mais  retenues par des mains  fantômes.

 

A Kippour, la rue HAMOUDA PACHA devenait  le trajet obligé de bcp de familles juives. La syna se trouvait à la rue CHEDLI KHAZNADAR et souvent à la sortie de Kippour, lors de la BRAKHA des COHANIMS, la grande assemblée, recouverte des tahlets,  débordait sur la rue HAMOUDA PACHA. Et sur le rue REBBI RAHMINE CHMILA, (ancien membre de la municipalité de la Goulette sous la domination française.)

 

C’est par notre balcon donnant sur la RUE HAMOUDA PACHA, que maman laissait glisser son couffin pour être rempli par les marchands de quatre saisons. Le laitier faisait partie de la livraison.

C’est sur  cette rue, souvent mal goudronnée,  avec moult nids de poules et surtout  moins fréquentée par les véhicules en tout genre, que nous jouions à faire rouler nos pneus usagés, nos cerceaux (squelette de roue de vélo) et que nous roulions sur nos bas chariots confectionnés par nos soins. Un vrai défi contre la mort.

C’est sur le versant coté HAMOUDA PACHA que ma grand mère avait son lit tandis que moi je naissais dans la chambre coté PASTEUR.

La RUE HAMOUDA PACHA était aussi le passage obligé de tous les élèves habitant cette rue.

  http://univers-des-news.over-blog.com/article-rue-hamouda-pacha-par-somelier-richard-59584660.html

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