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Wikileaks : malgré une attaque informatique, les 250.000 mémos sortent

 

Wikileaks : malgré une attaque informatique, les 250.000 mémos sortent

Wikileaks a annoncé dimanche soir être la cible d'une attaque informatique, ce qui n'a pas empêché la publication de documents américains sensibles. Cinq journaux mondiaux ont commencé à les dévoiler dimanche soir.

 

251.287 documents diplomatiques, portant à 90% sur la période 2004-2010, dont 16.652 classés secret et 101.748 classés confidentiel. C'est une véritable "fuite" géante de Wikileaks sur la diplomatie US qui a commencé dimanche peu avant 19h30. Analyser et publier le tout prendra plusieurs jours. Les journaux désormais habituels pour retransmettre les révélations de Wikileaks -El Pais, Le Monde, Spiegel, Guardian et New York Times- ont commencé dimanche soir à publier sur leurs sites le contenu de près de 250.000 documents diplomatiques américains communiqués par le site WikiLeaksWikileaks qui avait annoncé peu avant être la cible d'une attaque informatique et affirmé que cela n'empêcherait pas la publication de ces documents sensibles dans les journaux.

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    L'armée américaine savait tout. Tout sur les tortures, tout sur les violences contre les civils... et elle a fermé les yeux. C'est ce qu'affirme le site WikiLeaks, preuves à l'appui, en diffusant des centaines de milliers de documents sur la guerre en Irak.

 

Les premiers mémos "secrets" ou "confidentiels" publiés petit à petit par ces quotidiens sont relatifs au dossier nucléaire iranien. Ces documents montrent que des donateurs saoudiens restent les principaux financiers d'organisations radicales comme Al Qaïda, ou encore que des agents du gouvernement chinois ont mené une opération coordonnée d'attaques informatiques visant les Etats-Unis et leurs alliés. On y lit également que le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, lors d'une rencontre avec le ministre de la Défense français Hervé Morin en février 2010, a dit penser que des frappes militaires à l'encontre de l'Iran ne feraient que retarder d'un à trois ans sa quête de l'arme atomique. Les télégrammes diplomatiques publiés par Monde révèlent qu'Israël fait pression sur Washington pour durcir la politique vis-à-vis de Téhéran.

L'Iran aurait des missiles pouvant atteindre l'Europe

"Le gouvernement décrit l'année 2010 comme une année critique. Si les Iraniens continuent de protéger et consolider leurs sites nucléaires, il sera plus difficile de les viser et les endommager", dit un document américain du 18 novembre 2009. Des armes américaines sophistiquées capables de percer des bunkers ont donc été livrées à Israël en mai 2010, apprend-on. Les services secrets israéliens et le chef du Mossad, Meir Dagan, exposent selon un document plusieurs options en 2007, notamment celle de fomenter un changement de régime à Téhéran "si possible avec le soutien de mouvements étudiants démocrates et de groupes ethniques, Azéris, Kurdes, Baloutches, opposés au régime en place".

Certains câbles diplomatiques, cités par le New York Times, montrent que l'Iran a acquis auprès de la Corée du Nord des missiles de technologie avancée lui permettant de frapper l'Europe occidentale. Dans le même ordre d'idée, les Américains craignent que l'Iran n'utilise des missiles nord-coréens comme éléments pour assembler des missiles de longue portée. D'autres documents montrent que des donateurs saoudiens restent les principaux financiers d'organisations radicales comme Al Qaïda, ou encore que des agents du gouvernement chinois ont mené une opération coordonnée d'attaques informatiques visant les Etats-Unis et leurs alliés.
De l'espionnage pratiqué par les ambassades US

Autre chapitre : selon Le Monde, certaines directives adressées aux ambassades montrent qu'il est demandé aux diplomates américains de se procurer les données personnelles et même l'ADN de divers diplomates et dignitaires étrangers, dirigeants de l'Onu, militants d'ONG, à des fins de renseignement.

Un mémo adressé a l'ambassade des Etats-Unis à l'Onu à New York demande que soient fournis "listes d'emails, mot de passe internet et intranet, numéros de cartes de crédit, numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes, horaires de travail". Il est également demandé aux diplomates américains dans tous les mémos, selon le Monde, de fournir "toute information biographique ou biométrique" sur les collègues des pays du Conseil de sécurité, c'est-à-dire "empreintes digitales, photographies faciales, ADN et scanners de l'iris". 

Condamnations 

Au moment de la publication, la Maison Blanche a affirmé que des vies étaient mises en danger par ces révélations. Quelques heures avant la publication, Londres avait fait de même. L'Italie, elle, a même parlé dans la journée d'un "11 septembre diplomatique".

Le Pentagone a lui aussi condamné ces publications "irréfléchies". "Le département (de la Défense) a pris une série de mesures pour empêcher que de tels incidents se reproduisent à l'avenir", a déclaré Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone. 

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