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Caïd Essebsi : Ennahdha veut un Etat du 7ème siècle, nous, un Etat du 21ème

 

Caïd Essebsi : Ennahdha veut un Etat du 7ème siècle, nous, un Etat du 21ème

 

Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes en visite en France, a accordé une interview à France 24 le 8 novembre courant.
Dans cette interview, M. Caïd Essebsi a commencé par affirmer que le but initial de sa visite en France est de rencontrer les adhérents et militants du parti en France. Il a ajouté que c’est «par courtoisie», qu’il a rencontré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Il a rappelé à ce titre que son background diplomatique et politique, fait qu’il dispose d’une multitude de connaissances à travers le monde entier, dont le chef de la diplomatie française. 

M. Caïd Essebsi n’a pas manqué, dans ce contexte, d’affirmer que partout où il va, son seul souci, c’est de défendre la Tunisie. Il a également rappelé qu’à Nidaa Tounes, «on croit à la notion de l’Etat et que les gouvernements et les personnes sont éphémères, par contre l’Etat, lui, reste». «Nous défendons notre patrie et la notion de l’Etat, même si c’est Ennahdha qui le gouverne», a-t-il précisé.

Revenant sur les relations de son parti avec Ennahdha, il a déclaré : «Il n’y a pas d’animosité, la différence entre nous est celle d’agendas. Eux, ils veulent un Etat du 7ème siècle, par contre nous, nous aspirons à un Etat du 21ème siècle!». Il a ajouté : «Ennahdha existe et continuera à exister et nous devons savoir traiter avec, pour le seul intérêt du pays».

Concernant l’accusation contre Nidaa Tounes de réincarner le RCD, M. Caïd Essebsi a affirmé : «Crevons cet abcès une bonne fois pour toutes ! Le RCD n’existe plus et tout citoyen a le droit d’être actif dans la vie politique. Lui ôter ce droit équivaut lui ôter sa nationalité, or seule la Justice est habilitée à le faire».

Répondant à une question concernant la plainte portée contre lui pour divulgation d’un entretien avec le chef du gouvernement actuel, enregistré à son insu, M. Caïd Essebsi a affirmé que «lui-même est victime dans cette affaire et qu’il est donc indécent de l’accuser, comme ça a été le cas pour cette pauvre fille violée qui, de victime, est devenue accusée !».

Enfin et concernant le phénomène des salafistes, le leader de Nidaa Tounes a déclaré : « Les salafistes et Ennahdha font partie d’une même famille. Sauf que les uns utilisent une violence aigüe, et les autres font usage d’une violence légère».

D.M
 

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