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L’Arabie saoudite disposée à livrer Ben Ali à la Tunisie

 

L’Arabie saoudite disposée à livrer Ben Ali à la Tunisie

 

C’est, en tout cas, ce qu’a affirmé l’ambassadeur de l’Arabie saoudite en Algérie, Dr Sami Abdallah Salah, dans un entretien au journal algérien ‘‘Al-Fadjr’’.

Riyad est également disposée à livrer le président yéménite Ali Abdallah Salah aux nouvelles autorités qui seraient installées à Sanaa. L’Arabie saoudite attend seulement une demande en sens de la part des nouveaux régimes en place dans ces deux pays, explique le diplomate, qui s’inscrit en faux contre les informations selon lesquelles Riadh aurait refusé de livrer Ben Ali à la justice tunisienne. 
«L’Arabie saoudite considère le séjour de Ben Ali et Salah comme étant de simples vacances de deux citoyens arabes dans un pays frères», a déclaré Dr Sami Abdallah Salah à ''Al Fadjr''. «L’Arabie saoudite soutient la volonté des peuples et leur désir d’instaurer la justice, même si cela devait aboutir à demander des comptes à leurs dirigeants ou à les traduire devant la justice», a-t-il expliqué.

Selon le diplomate, l’Arabie saoudite chercherait à établir des relations fortes avec les nouveaux régimes dans les Etats du printemps arabe. «Nous cherchons de nouveaux canaux de contact dans le respect de la souveraineté populaire, dont l’un des premiers signaux serait de livrer le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali à son pays afin qu’il y soit jugé», a expliqué Dr Salah, ajoutant que «le président yéménite est actuellement en convalescence, mais dès que de nouvelles données apparaîtront au Yémen, et que cela devenait nécessaire, nous le livrerons lui aussi. L’Arabie saoudite n’hésitera pas à répondre à la volonté des peuples.»

Que penser de ces déclarations? Le diplomate saoudien n'exprime pas là un point de vue personnel. Il a sans doute été mandaté pour faire ces déclarations. Ce qui veut dire que Riyad est à la recherche d'une sortie de la crise provoquée par le séjour des dictateurs déchus sur son territoire. L'appel du pied saoudien en direction des autorités de Tunis et de Sanaa est évident: c'est au gouvernement provisoire, resté jusque là très distant dans ses relations avec l'Arabie saoudite, de sauter le pas et de renouer contact avec les Saoudiens. L'affaire du jugement de Ben Ali et de son clan pourrait trouver une issue plus rapide qu'espéré.

I. Bahri

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