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La Tunisie refuse toute forme de normalisation avec Israël

Le professeur de droit Yadh Ben Achour, président de la commission de réforme politique tunisienne, le 29 mars 2011 à Tunis. (AFP Fethi Belaid)

 

La Tunisie refuse toute forme de normalisation avec Israël

Un «pacte républicain» adopté ce vendredi par la commission de réforme politique tunisienne, devrait inscrire le refus de toute forme de normalisation avec Israël dans la future constitution.

La commission de réforme politique tunisienne a annoncé vendredi l'adoption à la majorité d'un "pacte républicain" visant à servir de socle à la future constitution, qui stipule notamment le refus de toute forme de normalisation avec Israël.

Le président de cette commission, Yadh Ben Achour, s'est contenté lors d'une conférence d'annoncer l'adoption de ce pacte sans donner des précisions sur son contenu.

Mais la presse arabophone a publié le contenu de ce pacte qui définit la Tunisie comme un pays démocratique et libre, sa langue est l'arabe et sa religion est l'Islam.

Ce pacte qui doit servir de socle pour la nouvelle constitution tunisienne refuse catégoriquement "toute forme de normalisation avec l'Etat sioniste" et soutient la question palestinienne.

Cette mention a été l'objet d'un désaccord entre les membres de la commission, certains ayant jugé qu'elle n'est pas nécessaire dans une déclaration de principes, alors que d'autres, dont le mouvement islamiste Ennahda, qui s'est retiré fin juin de la commission, avait insisté sur son inclusion.

Parmi les principes fondamentaux de ce pacte, "la séparation entre les domaines politique et religieux", l'indépendance personnelle de chaque citoyen dans ses croyances et son droit à pratiquer les rites religieux.

Le pacte républicain prône également pour la préservation des acquis de la femme tunisienne et la séparation entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Yadh Ben Achour a annoncé par ailleurs avoir envoyé ce matin au président tunisien par intérim "un décret présidentiel" déterminant les postes et les fonctions des membres du parti unique de l'ex-président Ben Ali le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) qui ne pourront pas se présenter aux élections de l'Assemblée constituante prévues le 23 octobre.

L'exclusion des anciens responsables du RCD devrait toucher notamment les membres du bureau politique, du comité central, des comités de coordination, des présidents de cellules et de fédérations, selon le texte de ce décret.

La commission pourrait annoncer la semaine prochaine la liste des personnes ayant appelé le président déchu Ben Ali à briguer un nouveau mandat, a-t-il encore indiqué.

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