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Le chat du Rabbin : Joann Sfar obtient le César

Sfar obtient le César

 

 

Le film est tiré des épisodes 1, 2 et 5 de la bande dessinée éponyme créée en 2002, dans laquelle Sfar met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger.

Dans un décor luxuriant de jardins et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d’une poubelle : un chat écorché, anguleux, l’air d’avoir avalé un sac de clous.
Ayant acquis l’usage de la parole après avoir bouffé le perroquet de la maison, le chat est devenu extrêmement bavard. Il est même passé maître dans l’art d’ergoter et de chipoter à n’en plus finir. Le résultat est une sorte de conte philosophique d’une grande beauté graphique, une merveille de subtilité, d’émotion et d’ironie.

Joann Sfar naît à Nice en 1971 dans une famille moitié séfarade moitié ashkénaze où l’on raconte toutes sortes de mythes et d’histoires. Vers 15 ans, il commence à expédier aux éditeurs un projet de BD par mois, qu’on lui refuse au même rythme. Au début des années 1980, armé d’une maîtrise de philo mention TB, il entre au département morphologie des Beaux-Arts de Paris, où il dessine à longueur de journée des natures mortes — ce qui lui donne envie de dessiner des êtres vivants habillés, qui marchent dans la rue.

Enfin, en 1994, Dargaud, Delcourt et l’Association répondent favorablement à ses envois. Depuis, il n’arrête plus. Directeur de la collection de bande dessinée Bayou chez Gallimard depuis 2005, il publie en 2009 Gainsbourg (hors champ) chez Dargaud, puis il met en scène Gainsbourg, vie héroïque, pour lequel il obtient le César du meilleur premier film en 2011.

Une consécration que la série de bande dessinée a déjà connue sous sa forme originale avec un million d’exemplaires vendus et 16 traductions dans le monde.

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