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La place du village, par Albert Simeoni

La place du village, par Albert Simeoni

 

 

Reste l’endroit d’attractions le plus représentatif d’une société en mal de se faire connaitre.

L’endroit idéal qui offre aux villageois des hameaux voisins l’occasion d’échanger, de vendre, de s’exhiber, de faire amples connaissances et parfois de s’inviter.

Les hommes avaient leur taverne, leurs choppes de bières ou de vin, avachis sur les tables en bois, assis sur des bancs durs, ils se racontaient souvent des histoires salaces. Le regard éméchè.

Me voilà donc rêvant en arrière, incapable de prédire l’avenir, je plante donc mon décor sur cet endroit mythique, que seuls les tunisois, devenus kherrédinois pour un trimestre, et goulettois connus, que je nomme Le CAFE VERT.

Nos anciens se mettaient au vert, dans cette place, une portion de la Goulette où tous les cancans allaient bon train.

L’Âme juive était si bien installée là bas que personne ne peut le nier.
Le jour où cette Âme a disparu Le Café Vert changea de statu, il devient restaurant.

L’Ame juive immigra ailleurs, du coté de Belleville, Gambetta, Voltaire et Nation etc…Sans oublier Ménilmontant et puis la voilà encore se déplacer vers Israël et principalement au Kikar de Natanya.

Lorsque l’italien pêcheur, le maltais avec sa calèche et son lait ou le gitan avec sa tondeuse à chien, s’en alla là encore LA PICCOLA CHICHILIA perdit de son charme.

Beaucoup d'Âmes se sont égarées ailleurs.

La question est de savoir si ces âmes déménagées ont signé l’acte de mort d’une Goulette qui se voulait être une ville cosmopolite.

A cela, tous les hommes sincères et de bonne volonté répondront oui.

En perdant nos places, La Goulette a perdu une partie de son Âme.

La richesse d’une ville reste sa diversité.

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