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Bombarder l’Iran ?

 

Bombarder l'Iran ?

Par Alan M. Dershowitz, avocat international

FrontPageMagazine.com – 18/03/2011

Titre original: Israël et les réacteurs nucléaires de l'Iran

Traduit par Albert Soued,  http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

 

Les tentatives récentes de l'Iran pour expédier des armes au Hamas à Gaza sont des actes de guerre commis par le gouvernement Iranien contre le gouvernement Israélien. La marine israélienne a saisi un bateau rempli d'armes qui ont pour but de tuer des civils israéliens, et les armes venaient d'Iran. Sous la Loi Internationale, ce n'est pas le 1er acte de guerre de l'Iran qui aurait justifié une réponse militaire d'Israël. L'Iran a déjà expédié nombre de cargaisons d'armes anti-personnel au Hamas et au Hezbollah. De plus, en 1992, les dirigeants iraniens ont conçu et autorisé l'attaque meurtrière contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires. Menée par des agents iraniens, cette attaque était déjà un acte de guerre contre Israël, l'ambassade faisant partie du territoire souverain du pays.

En dehors de ceci, le gouvernement iranien a publiquement clamé à plusieurs reprises qu'Israël devait être rayé de la carte, une déclaration de guerre contre ce pays.

 

Selon la loi internationale, ces actes de guerre – appelés "casus belli" – justifient pleinement une riposte armée. Même la charte de l'Onu autorise une réponse unilatérale à une attaque armée. Fournir des armes à un ennemi déclaré, soumis à un embargo, a toujours été considéré dans l'histoire comme un acte de guerre, selon les lois de la guerre; d'autant plus que les fournisseurs de ces armes ont pour objectif qu'elles soient utilisées contre des civils. Il en est de même du dynamitage d'une ambassade.

 

Deux autres évènements récents renforcent le droit d'Israël d'utiliser les moyens militaires pour empêcher l'Iran de continuer à armer ses ennemis. Le désastre au Japon montre l'extraordinaire danger présenté par des radiations atomiques. Si quelqu'un pouvait encore douter des effets dévastateurs d'"une bombe sale", à la fois physiquement et psychologiquement, ces doutes s'estompent, avec ce que vivent les Japonais. Si l'Iran poursuit son programme nucléaire, un prochain bateau vers Gaza pourrait contenir une bombe sale, et Israël pourrait ne pas l'intercepter. Si une bombe sale explosait, elle causerait d'énormes dommages aux civils en Israël et dans la région.

 

De même, le récent massacre d'une famille à Itamar, incluant 3 jeunes enfants, montre les moyens utilisés par les ennemis d'Israël contre des civils, en violation totale des lois de la guerre. L'Iran a armé des tueurs de bébés, et le Hamas les a félicités.

Chaque pays a le droit de protéger ses citoyens et de prévenir des massacres, notamment les armes de destruction massive qu'envoie l'Iran. Ce dernier pays n'a aucun moyen légal pour protester contre une attaque chirurgicale contre ses implantations nucléaires, fabriquant des armes destinées à être utilisées pour atteindre l'objectif publiquement déclaré de l'Iran, rayer Israël de la carte et tuer des millions de citoyens.

 

Les dirigeants iraniens ont maintes fois déclaré publiquement qu'une guerre nucléaire, tuant des millions de Juifs et de Musulmans était "acceptable" pour eux, parce qu'éliminant Israël, mais causant quelques dommages à l'Islam.

Une nation suicidaire ne peut être dissuadée par des menaces de représailles. La seule option réaliste est une attaque préventive, comme celle menée contre le réacteur nucléaire d'Irak en 1981. Cette attaque chirurgicale a sauvé nombre de vies, à un coût relativement faible. Rappelons que l'Iran avait déjà essayé de détruire la capacité nucléaire de l'Irak, sans succès. Israël a le droit de faire ce que l'Iran a essayé de faire contre l'Irak  -- empêcher un ennemi mortel de développer des moyens de destruction massive contre ses citoyens.

 

Ceci ne veut pas dire qu'Israël doive attaquer maintenant les réacteurs nucléaires de l'Iran. Avoir le droit de le faire ne signifie pas qu'il ne faille pas choisir le moment opportun. Les lois de la guerre ne supposent pas des ripostes immédiates. La nation attaquée peut surseoir à la contre attaque, sans que son droit ne faiblisse. L'option militaire ne peut être que le dernier recours, après que tous les autres aient échoué.

Il est possible que d'autres moyens puissent définitivement mettre l'Iran hors d'état de nuire. Les sanctions économiques ne parviendront pas à dissuader les zélotes de l'idéologie de l'apocalypse de mettre fin à leur programme nucléaire. Une combinaison de différents moyens peu ralentir ce programme, jusqu'au point de rendre une intervention militaire moins urgente.

Sous aucun prétexte, on ne doit renoncer à l'option militaire et Israël doit conserver sa capacité d'exercer son droit fondamental d'une auto-défense préventive. Si cela est possible, ce pays pourrait ne pas agir seul, et si nécessaire, il doit le faire seul. Tout le monde espère qu'on n'en arrivera pas là, mais l'espérance n'est pas une politique.

Comme l'a averti George Washington lors de l'inauguration de son 2ème mandat:

"Se préparer à la guerre est le moyen le plus efficace pour préserver la paix !"

 

 

Israel and Iran’s Nuclear Reactors

 

By Alan M. Dershowitz

FrontPageMagazine.com - Mar 18th, 2011

 

Iran’s recent attempt to ship arms to Hamas in Gaza is an act of war committed by the Iranian government against the Israeli government.  The Israeli Navy seized the ship, loaded with weapons designed to kill Israeli civilians, and traced the weapons back to Iran.  Nor is this the first act of war that would justify a military response by Israel under international law.  Iran has sent other boatloads of anti personnel weapons to Hamas and Hezbollah.  In addition, back in 1992, the Iranian leaders planned and authorized a deadly attack on Israel’s embassy in Argentina.  That bombing, which was carried out by Iranian agents, constituted a direct armed attack on the state of Israel, since its embassy is part of its sovereign territory.  Moreover, the Iranian government has publicly declared war on Israel by calling for it “to be wiped off the map.”

Under international law, these acts of war—known as Casus Belli—fully justify an Israeli armed response.  Even the UN Charter authorizes a unilateral response to an armed attack.  Providing weapons to a declared enemy in the faceof an embargo has historically been deemed an armed attack under the lawof war, especially when those providing the weapons intend for them to be used against the enemy’s civilians.  So too is the bombing of an embassy.

Two other recent events enhance Israel’s right use military means to prevent Iran from continuing to arm Israel’s enemies.  The recent disaster in Japan has shown the world the extraordinarydangers posed by nuclear radiation.  If anybody ever doubted the power of a dirty bomb to devastate a nation, both physically and psychologically, those doubts have been eliminated by what is now going on in Japan.  If Iran were to develop nuclear weapons, the next ship destined to Gaza might contain a nuclear dirty bomb and Israel might not intercept that one.  A dirty bomb detonated in tiny Israel would cause incalculable damage to civilian life.

Moreover, the recent killings in Itamar of a family including three children, demonstrate how weapons are used by Israel’s enemies against civilians in violation of the laws of war.  Even babies are targeted by those armed by Iran.  Hamas praised the murders.

Ishas the right to prevent its civilians from being murdered by Iranian weapons, especially weapons of mass destruction.  Iran would have no legal standing to protest a surgical attack on its nuclear facilities that are designing weapons that could be used to achieve Iran’s declared goalof wiping Israel off the map and killing millions of its citizens.  The leadersof Iran have publicly declared that a nuclear exchange, killing millions of Jews and Muslims, would be acceptable to them because it would destroy Israel while only damaging Islam.  A suicide nation cannot be deterred by the threat of retaliation.  Israel’s only realistic option may be a preventive military strike of the kind it conducted against Iraq’s nuclear reactor in 1981.  That surgical attack may have saved countless lives at the cost of one single casualty.  By the way, Iran too tried to destroy Iraq’s nuclear reactor, but failed.  Certainly Israel has the right to do what Iran itself tried to do—namely prevent a lethal enemy from developing weapons capable of mass murder of its citizens.

This is not to say that Israel should attack Iran’s nuclear reactors now.  That is has the right to do so does not mean that it should not wait for a more opportune time.   The lawof war does not require an immediate military response to an armed attack.  The nation attacked can postpone its counterattack without waiving its right.  The military option should always be a last resort after all other efforts have failed.  It may well be that efforts to permanently disable Iran’s nuclear computerswill succeed.  Although it is unlikely that economic sanctions will ever persuade Iran’s ideological zealots to end their nuclear weapons program, a combination of quasi military, tough economic and diplomatic sanctions may slow it down to a point where the military option can be postponed.  But under no circumstances should the military option ever be taken off the table.  Israel must preserve its ability to exerciseits fundamental right of preventive self defense.  If possible, it should act together with other allies.  But if necessary, it has the right to act alone to protect its citizens.  Nearly everybody hopes that it won’t come to that, but hope is not a policy.  As George Washingtoncautioned in his second inaugural address, “To be prepared for war is one of the most effectual means of preserving peace.”

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