Share |

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !

 

Iran: ça ne fait « guerre » de doute !

 

Bientôt un raid israélien sur l’Iran ?! Il ne s’agit que d’une simple hypothèse, plusieurs éléments susceptibles de confirmer la pertinence de celle-ci sont à prendre en compte.

D’abord, la campagne électorale américaine débute et l’actuel président, Barack Obama, se retrouve avec les mains liées jusqu’à sa possible réélection -sinon éviction- en Novembre prochain. Par conséquent, en cas de victoire du camp démocrate aux prochaines élections, l’actuel président américain sera en mesure de faire comme jamais pression sur Israël afin d’imposer sa vision (donc d’éternelles négociations dont les résultats sont pour l’instant stériles) sur le règlement du conflit avec l’Iran.

Un autre fait essentiel à prendre en compte réside dans l’obtention imminente d’armes nucléaires par l’Iran. En effet, des évaluations très sérieuses prévoient un Iran nucléaire dès 2014, c’est notamment l’avis du chef des services de renseignement britanniques (MI6). 1

En 1972, l’opinion publique israélienne réclamait des représailles contre l’ensemble des personnes impliquées dans le massacre des athlètes israéliens durant les Jeux Olympiques qui se déroulèrent la même année à Munich. Afin de répondre aux attentes de la population et bien que réticente au départ, Golda Meir accepta de mettre en œuvre l’Opération Colère de D.ieu qui permit d’éliminer les quatorze terroristes et responsables présents sur la « liste Golda ».

Quarante ans après, le Premier ministre Binyamin Netanyahou ainsi que différents dirigeants israéliens promettent de « punir, partout où ils se trouvent» les responsables de l’attentat 2 ayant visé des touristes israéliens en Bulgarie et dont le bilan s’élève à cinq morts et plus d’une trentaine de blessés. Il est important de préciser que le régime iranien ainsi que le Hezbollah figurent parmi les accusés.

De leur côté, les dirigeants iraniens redoutent déjà d’éventuelles représailles israéliennes : ils viennent de démentir (après le hezbollah) toute implication dans l’attentat ayant visé des touristes israéliens à Burgas. Mais l’hypocrisie ne s’arrête pas là, ils sont allés jusqu’à condamner cette « action terroriste ».3

Sur le plan intérieur, Binyamin Netanyahou trouverait même un intérêt politique à une telle action en bénéficiant d’un gouvernement d’union nationale (comme c’est la règle en Israël lorsqu’il y a des conflits), ce qui permettrait aussi d’apaiser le climat politique actuel suite aux différentes polémiques relatives au « service militaire pour tous ».

Enfin, Israël surveille de près l’évolution de la situation en Syrie dont les conséquences sont inquiétantes au niveau sécuritaire. En effet, les nombreuses armes chimiques détenues par le régime de Bachar el-Assad pourraient être transférées au Hezbollah. Une fois de plus, on retrouve les alliés traditionnels de l’Iran. Face à cette situation dangereuse pour la sécurité d’Israël, Binyamin Netanyahou se dit prêt à réagir par la force : « C’est une chose inacceptable pour nous, pour les Etats-Unis, et nous devrons agir pour l’empêcher s’il en est besoin ». 4
D’ailleurs, et suite à l’inquiétude des autorités israéliennes quant à la destinée des armes chimiques syriennes, la demande s’est soudain accrue depuis quelques jours dans les différents centres qui distribuent gratuitement depuis plus de deux ans des masques à gaz en Israël 5.

 

L’existence d’Israël n’est pas davantage menacée en cas de conflit avec l’Iran et ses alliés…

Nombreux sont les israéliens, juifs à travers le monde ou amis et soutiens non-juifs d’Israël qui craignent l’apparition d’un conflit violent notamment avec l’Iran et le Hezbollah dont les milliers de missiles sont pointés vers Israël. Il est utile de rappeler que la dissuasion a toujours été une caractéristique essentielle de la puissance militaire israélienne.

Par conséquent, en dehors de la stratégie qui sera adoptée par Tsahal en cas d’un éventuel conflit, peu de gens ont connaissance de ce qu’on appelle « l’option Samson » qui est à la base même des capacités dissuasives d’Israël si son existence se trouvait un jour menacée.

L’option Samson tire son nom du personnage biblique qui a pris la décision de faire s’écrouler les colonnes du temple philistin -quitte à mettre sa propre vie en péril- afin d’entrainer la chute de l’édifice qui provoquera également l’anéantissement de ses ennemis.

Ainsi, seul l’objectif général de cette option militaire est connu : si l’État Israël risque de tomber, il entrainera l’ensemble de ses ennemis avec lui. Les cibles précises sont susceptibles d’évoluer avec le temps et font bien évidemment mystère.
Cependant, certaines informations font état d’une volonté de viser -au minimum- les 20 ou 30 plus grandes villes du Moyen-Orient. Mais les effets d’une bombe nucléaire ne se limitant pas aux frontières d’une ville et de ses banlieues, c’est bien tout le monde arabo-musulman qui prendrait le risque de disparaitre si jamais l’existence d’Israël se trouvait menacée.

Pour cela, il suffit de constater les dégâts causés par le bombardement d’Hiroshima il y a plus d’un demi-siècle pour prendre conscience de la capacité de destruction infiniment plus puissante de l’arme nucléaire aujourd’hui.

L’existence de l’option Samson est officielle, Israël était sur le point de la mettre en application une seule fois à travers son Histoire durant la guerre de Kippour en 1973 où le pays fut attaqué par surprise durant le jour le plus important du calendrier juif tandis que les troupes étaient démobilisées alors que les hommes jeûnaient et priaient dans les synagogues.

D’ailleurs, Ariel Sharon résumait cette ultime option militaire avec le ton direct et sans détour qui caractérise les dirigeants israéliens : « les arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! ».

Bien évidemment, il s’agit là d’une doctrine stratégique dont le caractère est purement militaire et qui par conséquent ne prend pas en compte les considérations religieuses propres au Judaïsme.

Jusqu’à l’heure actuelle et malgré des conditions souvent défavorables, Israël n’a jamais perdu une seule guerre face à ses ennemis. Aussi, il est bon de rappeler qu’à travers le temps, les miracles ont toujours été indissociables de l’Histoire de la nation juive.
Et comment ne pas conclure sur l’exemple de Haman qui est perçu dans la tradition juive comme la personnification de la barbarie et de la haine antisémite : il était perse et prévoyait en effet d’ordonner l’extermination des juifs avant d’échouer et de disparaitre lui-même…

Jonathan Curiel et Yonathan Laïk

http://jssnews.com/

Publier un nouveau commentaire

CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage.
1 + 1 =
Résolvez cette équation mathématique simple et entrez le résultat. Ex.: pour 1+3, entrez 4.

Contenu Correspondant