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La judaicité et les hautes charges de l´état

Benjamin Disraeli

 

 

La judaicité et les hautes charges de l´état.

La revolution francaise de 1789 a donné droit et égalité à tous les citoyens, en France.

Alors que dans le meme temps, ailleurs, l´esclavage était de mise.

En Russie, l´humanité se comptait en serfs et en seigneurs. En Amérique, les Noirs se vendaient comme n´importe quelle denrée.

Tout proche de la France, en Italie, jusqu´en 1797, dans des grandes villes comme Florence ou Ancòne, la communauté juive vivait dans un ghetto confiné et bouclé la nuit. Ses membres portaient des bonnets jaunes et des brassards avec l´étoile de David qui permettait de les identifier.

C´est dans cet accoutrement que les voit pour la première fois, le 9 février 1797 le general Bonaparte , pendant sa campagne d'Italie.

Bonaparte ordonne alors de leur enlever le bonnet jaune et le brassard étoilé, et d'y substituer la cocarde tricolore, l´insigne de la revolution francaise.

C'est la première décision symbolique du futur empereur Napoléon, qui donna par la suite des instructions plus concretes pour que la communauté juive accède enfin à la liberté de culte et de circulation.

Le jeune Bonaparte abolit ainsi les lois de l´Inquisition, et les Juifs sont enfin libres.

Avec les temps moderrnes, les esprits se cultivent, et c´est ainsi qu´on verra ensuite, de 1874 à 1880, le Royaume Uni dirigé par un premier minister juif, Benjamin Disraeli.

En 1936, c´est au tour de la France d´avoir un premier ministre juif, Léon Blum. Quoique l´antisémitisme, latent, sommeille chez bon nombre de gens.

Ainsi, en 1936, Xavier Vallat, député nationaliste et antisémite, futur «commissaire général aux questions juives» sous le régime de Vichy, déplorait notamment qu'avec la nomination de Léon Blum à la présidence du conseil, «la France, vieux pays gallo-romain, soit désormais dirigée par un juif».

Plus tard, en 1954, le premier ministre Pierre Mendès-France, figure de la gauche morale, se verra lui aussi reprocher de n'avoir «pas assez de terre française à la semelle de ses souliers».

Entre 1974 et 1982, l´Allemagne (qui, il n´y a pas si longtemps, était nazie et anti-sémite) a pour chancelier un juif, en la personne de Helmut Schmidt.

Heureusement que dans les années 1980, personne ne trouve quoique ce soit à redire à l´arrivée de Laurent Fabius dans le fauteuil de premier ministre.

Quoique, quelques années plus tard, au printemps 1991, DSK qui est alors ministre délégué à l'Industrie dans les gouvernements Cresson puis de celui de Bérégovoy, donne une interview à la revue de géopolitique "Passages".

Dans cet entretien publié en pleine guerre du Golfe et des menaces de Saddam Hussein contre Israël, le socialiste déclare:

«Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c'est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu'un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd'hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l'infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l'ensemble de mes actions, j'essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d'Israël.» .

Le conseiller du roi du Maroc, Hassan II était juif.

De mème que le conseiller du Bey de Tunis, et son premier ministre était juif.

En 1958, dans le gouvernement de Bourguiba, en Tunisie, un de ses ministres, André Barouch ´´etait juif.

Aujourd´hui, parmi les noms de la liste du parti de l’UPR de Tunis 2, on trouve l’artiste Sadika Keskes à la première place. A la 3e, une autre femme, Boutheïna Mzabi. Et entre les deux, à la deuxième place donc, on trouve Gilles Jacob Lellouche, un Tunisien de pure souche. Sa seule différence : il est de confession juive. Les Tunisiens sont partagés sur sa candidature, assez inattendue.

Interrogée par Kapitalis, Mme Keskes plaide pour son colistier (et concitoyen). Pour elle, il est Tunisien à part entière et la Tunisie se distingue par la diversité et la tolérance. «Nous devons défendre les minorités. Si on veut un Etat juste et démocrate, on n’a pas le droit de regarder si le Tunisien est noir, juif ou chrétien. Sinon on est en dehors de la démocratie et du droit universel», dit-elle, tout en passant en revue le militantisme de M. Lellouche au sein des associations. «Il a toujours travaillé pour le bien des enfants tunisiens sans jamais faire de ségrégation», insiste-t-elle.

Le numéro 3, Mme Mzabi a, elle aussi, deux mots à dire pour contrer certains commentaires déplacés sur le Net (et ailleurs) : «Notre parti est sincère. Du moment où Gilles a la carte d’identité nationale, il est de son droit de faire de la politique. a-t-elle expliqué.

Monsieur Gilles Lellouche s´explique lui, en ces termes : «En tant que Tunisien impliqué directement et indirectement dans la révolution à travers Facebook et blog, j’ai vécu au quotidien notre révolution. Je ne peux pas être insensible à ce qui se passe dans mon pays», M. Lellouche aime tant participer à l’histoire de son pays, et c´est son droit le plus absolu.

Et son election prouverait que la Tunisie est alors vraiment un pays démocratique, laic, multiconfessionnel.

 

Nafredy.

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