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MOYEN-ORIENT

Sauvegarde du passé : le remède à l'amnésie de l'Holocauste dans le monde arabe

Soixante-dix-huit ans après la Seconde Guerre mondiale, alors que les événements s'estompent et que le nombre de survivants diminue, l'Holocauste risque lui aussi de tomber dans l'oubli. Cette amnésie naturelle est aggravée par des campagnes visant à réviser ou à enterrer l'histoire de l'Holocauste.

Réalignement stratégique en gestation, par David Bensoussan

Plusieurs observateurs se sont demandé si la reprise des relations diplomatiques entre l’Iran et l’Arabie saoudite sous les auspices de la Chine constituait un tournant géopolitique majeur. Mis à part le fait que les négociations entre l’Iran et l’Arabie saoudite ont été initiées par l’Irak avant d’être chapeautées dans leur dernière phase par la Chine, c’est loin d’être le cas.

Conflit israélo-palestinien - Incompréhension ou mauvaise foi ?

Dans son texte d’opinion intitulé « Stupidité ou lâcheté ? L’Europe refuse de reconnaître l’apartheid envers les Palestiniens » ⁠1, Ferry de Kerckhove reconnaît qu’« un raccourci historique ne rend jamais justice aux faits », mais procède tout de même à faire de dangereux raccourcis.

Un entretien avec Georges Bensoussan « Aux origines du conflit israélo-arabe »

On découvre dans le livre de l’historien Georges Bensoussan qu’entre la seconde moitié du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle, il est très peu question de « Palestine ». Mais bien avant la création de l’Etat d’Israel, le rejet par les Arabes d’une présence juive souveraine au Moyen Orient était déjà radical. Comme l’explique Georges Bensoussan à Mondafrique, « l’impasse actuelle a de très longs antécédents historiques ».

Je laisse tomber : ne parlons plus de terrorisme ni de terroristes

Le terrorisme est un mot tellement chargé. Pendant plus de dix ans, l'ONU s'est efforcée de définir le mot, sans y parvenir. C'est très compliqué. Nous savons ce qu'est la violence politique, nous savons ce que sont les meurtres, les attentats à la bombe et les fusillades et nous les décrivons. C'est beaucoup plus révélateur, selon nous, que d'utiliser un mot comme terroriste, un terme que les gens trouvent très connoté.

Georges Bensoussan, au micro de Gérard Unger, pour son livre « Les Origines du conflit israélo-arabe (1870-1950) »

Si c'est au sortir de la Première Guerre mondiale que se cristallise ce qui n'est pas seulement le choc de deux nationalismes, mais un affrontement culturel recouvert par un conflit « religieux » et d'innombrables polémiques sur la nature du projet sioniste, c'est bien avant 1914 qu'il a pris forme dans le discours à la fois des élites arabes, de la vieille communauté juive séfarade et des sionistes d'Europe orientale.

Contradictions entre déclarations publiques et conversations privées des politiciens arabes Ce qu'ils disent tout haut est plus fiable que ce qu'ils murmurent en privé

Un ambassadeur américain en Irak écrivait dans les années 1950 à propos de Nouri al-Sa'id, qui fut Premier ministre à quatorze reprises : « Les déclarations publiques de Nouri sur Israël différaient fortement de ce qu'il disait en privé. Les propos qu'il tenait publiquement, comme ceux de tous les nationalistes panarabes, étaient amers et intransigeants. En privé, il parlait d'Israël calmement, raisonnablement et avec modération. »