GABRIEL KOSKAS z’l. LE RESCAPÉ - RUE DES SALINES. 1942.

GABRIEL KOSKAS z’l. LE RESCAPÉ.

RUE DES SALINES. 1942.

Par un jour sans fard d’un hiver froid plein de terreur et d’effroi, dans ce Tunis de l’occupation, le jeune GABRIEL KOSKAS, sans précaution aucune, descend les marches de son appartement.

Sa maman du HAUT de la volée d’escaliers ‘….Yé ouldi, ghati
Rouhouq, bard… !’ (Mon fils couvre toi, il fait froid… !’ Gabriel lève le col de son par-dessus et se retrouve dans la rue. Il fait qqs mètres, les mains emmitouflées dans les poches de son Cardigan quand soudain, il est ceinturé par deux soldats de la gestapo. Deux bras d’acier le maintiennent fermement alors
Que sa maman, debout sur le balcon assiste à la scène. Horrifiée.

Il est prit dans une rafle. Il a juste le temps de lancer la seule paire de clés vers sa maman qui crie sa détresse.

Le jeune homme n’oppose aucune résistance et le voilà conduit
Avec d’autres jeunes vers la place de la rue DE ROME. Une centaine de jeunes juifs, adolescents et âgés sont là, transis par le froid, debout, soufflant dans leurs mains jointes.

Surveillés par les allemands, ils attendent. Parmi cette fournée,
Son ami intime HECTOR( le nom est changé) un jeune homme
Au fort gabarit. Une carrure imposante.

30 minutes plus tard, un camion militaire aux sigles connus de la Gestapo soppe devant la centaine de jeunes pris dans la rafle. Ils comprennent bien vite leur sort. Deux soldats découvrent la bâche arrière du camion et là deux piles de pelles et de pioches les attendent.

Un officie désigne deux jeunes juifs pour la distribution des outils.
Gabriel est servi. Tout comme les autres. Le camion part sous
Un nuage de fumée acre tandis que l’officier donne l’ordre de marche. La smala avance dans les rues de Tunis, en portant leurs accessoires sur les épaules. Ils ne connaissent pas leur destination mais ils devinent ce qui les attend. Ils défilent donc en groupe sur la rue du Voile.

Toujours encadrés par les chiens en armes. Les abords de Tunis
Sont dépassés et au km 20 menant vers ZAGHOUAN, le jeune Gabriel sent la fatigue. Il s’en confie à son ami Hector qui, pour le soulager de cette charge trop pesante, décide d’en supporter
le poids.

Gabriel, souffre de cette marche, il sent qu’il va défaillir
Son ami s’en aperçoit et lui intime l’ordre de ne pas flancher
Sinon il sera abattu en cours de route. ‘…Penses à tes parents
Gabriel… !’ Le jeune homme entend mais épuisé, il montre
des signes d’affalement. Il trébuche, se relève mais s’interdit de mettre genoux à terre.

La centaine d’hommes marche, harassée, le ventre creux sous un temps de chienlit. La pluie commence à tomber et les pas des hommes se font lourds au bout de deux heures de marche, Gabriel ; stoppe sa marche sous les yeux de son ami. Juste au moment, où ils arrivent à un endroit qui se nomme EL QENTRA.

La chance sourit car à cet endroit même, les soldats allemands
sont relevés par un contingent militaire italien, commandé par un certain UMBERTO.

A la vue, de cette ‘bande’ mal en point, le commandant
Ordonne à ses hommes en armes, de prendre toutes
Les dispositions pour remettre sur pieds ces ‘travailleurs involontaires’.

Le groupe se repose et se restaure et à la vue de certains d’entre eux en piteux état, il décide de les évacuer à l’hôpital de ZAGHOUAN.

Gabriel Koskas fera partie du groupe, il sera soigné, libéré et exempté du S.T.O.

GABRIEL se mariera et aura 3 enfants dont le dr FABIEN KOSKAS. lui même PAPI.

Je remercie le docteur FABIEN KOSKAS, qui m’a permis
de relater cette anecdote qui lui tenait à cœur.

Albert SIMEONI narrateur.

Commentaires

Member for

51 années 3 mois
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De quelle specialite médicale est le docteur

Fabien  Koskas?

 

Member for

51 années 3 mois
Permalien

Il était ( je dirais) chirurgien

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