IL ÉTAIT UNE FOIS LA RUE COURBET À TUNIS, par Jean-Pierre Allali

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RUE COURBET À TUNIS, par Jean-Pierre Allali

 

Il était une fois car cette rue n’existe plus. Elle a été débaptisée et se nomme désormais la rue de Palestine.

Je suis né au 19 de la rue Courbet (photo). Nous habitions au rez-de-chaussée et avions pour voisins les Bussutil. Au 1er étage: les Funaro, les Gatt et les Gambichia. Au second, les Guez, les Ktorza, les Cohen et les Massa.

À l’époque, il n’y avait ni TIP, ni prélèvement bancaire. Le propriétaire, M. Chouai venait sur place encaisser les loyers. Au fil des ans, nous avons constitué un groupe d’amis de la rue Courbet et des rues avoisinantes: rue de Vico, rue Ingres et rue Courteline.

Rue Courbet, au 19, il y avait Lucien Funaro, Paul Cohen, son frère Alain et ses sœurs Andrée et Monique, Gilles et Chantal Massa, Danièle, Roland et Richard Guez.

Au 21, Coco Papillon, au 23: Roland et Robert Cohen, Fabien et Francine Berdah, Armand et Marlène Saffar, Lina Saffar, Adrien Brami et son frère Aimé.

Au 16 Pierrot Giami et ses sœurs, Max Saffar et sa sœur Yoyo, les Tapia et Jeannot Hassid. Rue Courteline, dans les immeubles « La Sauge », Dédé Tahar et sa soeur, Guy Attal et ses sœurs, les Lumbroso, Tilou Bismuth, Victor Augugliaro , les Kessis, Patrick et Hélène et les Macassi. Rue Ingres: Robert Bellaïche, Hervé Roubine et son cousin Gérard et les Tahar. Rue de Vico, Brami, Cohen, Berrebi. Une belle équipe!!

Dans mon roman fortement autobiographique « Lalou » ( Éditions A.J. Presse, 2001), j’ai raconté comment, pendant la Guerre, en raison des bombardements alliés qui visaient le quartier voisin de la Petite Sicile, nous avions décidé d’aller nous réfugier chez le frère de ma mère, Édouard Fellous, rue Sidi Sifiane, en bordure de la ville arabe. C’est là que sont venus au monde mes frères Fernand et René. Ce dernier n’a pas survécu.

Plus tard, à la Libération, quand nous retournerons rue Courbet, naîtront mes frères Hervé, André et Bernard. Les Allali, enfants de Joseph et Marcelle sont 5 comme les 5 doigts de la main. Il était une fois la rue Courbet.

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