Racines, par Isabelle Cohen
En évoquant Tunis, je sens vibrer au fond de ma poche mes racines : elles m’appellent et me rappellent…
- En savoir plus sur Racines, par Isabelle Cohen
- 1 commentaire
- Se connecter ou s'inscrire pour publier un commentaire
Pour visiter l'ancienne page d'accueil, CLIQUEZ ICI.Merci de nous envoyer vos opinions et suggestions en CLIQUANT ICI |
En évoquant Tunis, je sens vibrer au fond de ma poche mes racines : elles m’appellent et me rappellent…
Grand admirateur de Cervantès, j’ai toujours voulu écrire un livre qui serait le Don Quichotte de notre époque. Or, j’avais beau chercher mon personnage principal, je me heurtais aux magnifiques caractères médiatiques, autrement plus éloquents que mes pauvres et pâles caricatures littéraires. Les Zemmour, les BHL, les Lassale, les Bibis, les Trumps
Pour illustrer cette difficulté, il suffit de souligner que, jusqu’à une date récente, les Giacalone, pour ne citer qu’eux, fabriquaient artisanalement leurs propres raviolis qui étaient vendus au Marché central de Tunis.
Ces barreaux ont intrigué des milliers de personnes pendant des generations
Au premier regard, on pourrait croire qu’ils ont été conçus uniquement pour le style ou pour donner un charme ancien aux bâtiments. Pourtant, leur véritable fonction est bien plus ingénieuse.
Qui se souvient de Kalice ou voiture de place à Tunis au bon vieux temps ?
Muni de 2 grosses roues en bois a l'arrière cerclées de caoutchouc et d un essieu mobile à l'avant, la calèche, tirée par deux chevaux débonnaires, avait aspect avenant et confortable d un fiacre royal.
A Tunis, le 5 juin 1967, une foule dechainee declencha un pogrom contre les Juifs, brulant la grande synagogue, les commerces tenus par les Juifs et provoquant une panique et un depart precipite des Juifs de Tunisie.
Sublime Tunis d'antan, à voir, à partager, pour le plaisir des yeux, du coeur, du souvenir de la belle époque -
Le temps est hélas bien loin où Guy de Maupassant, en visite dans la capitale tunisienne, pouvait écrire dans La vie errante (Éd. La Table Ronde, 2000) : « En vérité, Tunis n’est ni une ville française, ni une ville arabe, c’est une ville juive. C’est un des rares points du monde où le Juif semble chez lui comme dans une patrie
Je crois que le monde ne sait pas vraiment ce que c’est que d’être juif. Pour vous en parler, j’interroge mon oncle Robert, enfin mon grand‐oncle, le petit frère de ma grand‐mère, Gisèle.
Bourguiba a dit : « Je crois que j’ai fait quelque chose de solide qui tiendra après moi ». Il est le libérateur du peuple tunisien et de la femme tunisienne en particulier. Il a combattu, en premier lieu, l’ignorance afin de donner naissance à des générations d’instruits pour savoir comment avancer dans la société.