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Religion : Judaisme, fetes, coutumes, rabbins et textes.

D’un point de vue spirituel et intellectuel, la Tunisie avait la réputation d’être le pays des érudits et des hommes de Torah. En 1773, Tunis reçut la visite éminente d’un envoye rabbinique (en hébreu, « Shalyah Derabannan ») d’Eretz Israël, le Rabbin Haim Joseph David Azoulai, qui ne manqua pas de saluer dans son journal de voyage l’érudition des sages de Tunis.

A la fin du XVIIeme siècle, le Rav Zemach Zarfati officia et lui succéda son élève et ami le Rav Abraham Taib (surnomme « Baba Sidi »-d’ou la fameuse expression!!). En 1768, une imprimerie fut fondée mais un seul livre y fut imprime « Zera Itshak » du Rav Itshak Lumbroso.

A la fin du XVIIIeme siècle, le Rav Uziel Al Hanik écrivit une encyclopédie de Halakha intitulée « Mishkanot Ha Ro Ym ». Son élève Itshak Taib, qui étudiait parmi soixante autres étudiants de la yeshiva, écrivit un livre « Erekh Hashulhan » qui traitait des « dinim » (lois) et expliquait le Shoulhan Arukh. Un proverbe tunisien de l’époque ne disait-il pas « tout ce qui n’est pas écrit a Sion, sera écrit ici »??

Au XVIIIeme siècle, la densité du quartier juif s’agrandit mais le prix des maisons devenu exorbitant, causa le départ de nombreux juifs de la ville.

La communauté juive de Tunis fut la première a bénéficier du processus de modernisation qui suivit la conquête par la France du pays en 1881.

La même année fut ouverte la première école de « l’Alliance Israélite ». Dans cette école furent enseignées, en plus des matières religieuses, l’hébreu et le francais. En 1908, on recensait prés de 4000 élèves inscrits a l’Alliance contre seulement 800 inscrits dans le système scolaire traditionnel local « le Katab » ou on enseignait l’hébreu et l’araméen uniquement.

Malgré tout, les Talmud-torah et Yeshivot continuèrent de fonctionner par refus de voir la jeunesse exposée a l’influence de la culture francaise.

En 1911, un représentant tunisien participa pour la première fois au 10eme congres sioniste de Bale (Suisse). Bien avant la 1ere guerre mondiale, les groupes sionistes furent actifs dans chaque grandes villes de Tunisie.

« L’Association Sion » de Tunis de 1910 défendait déjà l’enseignement de l’hébreu et était implique non seulement dans des activités a caractère sioniste mais également dans les activités communautaires traditionnelles.

A Tunis, étaient publies deux journaux a idéologie sioniste « Al Bustan » et « Kol Sion ».

En 1910, les différents mouvements s’unirent en une fédération sioniste qui fut reconnue d’utilité publique par le gouvernement. C’est a partir de cette date que les juifs de Tunisie prirent part aux activités de l’organisation sioniste mondiale. A la même époque se développèrent des mouvements de jeunesse tels les Éclaireurs Israélites de France (« les EI ») et plus tard dans les années 30, l’Association de la Jeunesse Juive Unifiée (AJJU).

Dans les années 40, on trouvait a Tunis toutes sortes de mouvements de jeunesse juive en passant du « Bnei Akiba » a « l’Hashomer Hatzair », le mouvement rassemblant le plus de membres restant le « Betar ».

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